Les USA font un pas vers l'Iran

Publié le par Adriana Evangelizt

Et à quoi doit-on ce revirement ? Pourtant c'était quelque part prévisible. Pour la simple raison que la côte de Bush et de son état-major est au plus bas. Faire une guerre à l'Iran avant les élections porterait un coup fatal aux législatives. Il vaut mieux donc attendre. C'est comme ça qu'ils cogitent en haut lieu. Aussi ne faut-il pas se réjouir trop vite... Rumsfeld et Cheney tiennent beaucoup trop à leur guerre pour qu'il en soit autrement. D'autre part, il y a aussi la rencontre avec Olmert qui pèse sur Bush. Il lui a carrément donné un blanc-seing pour faire comme il l'entend sans tenir compte des revendications des palestiniens et il est clair que cela ne plait pas à la communauté internationale. Alors l'administration Bush fait contre mauvaise fortune bon coeur mais ne nous y fions pas, ce n'est que passager. A moins que la lettre d'Ahmadinejad ait touché Bush ? Ce serait trop beau pour être vrai...

Les Etats-Unis prêts à se joindre aux négociations des Européens avec l'Iran

Washington, dans un changement majeur de politique vis-à-vis de l'Iran, a proposé mercredi de participer directement aux négociations des Européens sur le programme nucléaire iranien, à condition que Téhéran suspende d'abord son enrichissement de l'uranium.

Le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), M. Mohamed ElBaradei, a lancé mercredi un appel à l'Iran pour qu'il suspende l'enrichissement de l'uranium afin d'ouvrir la voie à des entretiens avec les Etats-Unis sur son programme nucléaire.

"Les Etats-Unis souhaitent jouer un rôle dirigeant pour donner à la diplomatie ses meilleures chances de succès", a déclaré la secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, quelques heures avant de quitter Washington pour une importante réunion ministérielle à Vienne sur le programme nucléaire iranien des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'Onu.

"Pour souligner notre engagement envers une solution diplomatique et pour améliorer les chances de succès, dès que l'Iran suspend complètement et de façon vérifiable ses activités d'enrichissement et de retraitement, les Etats-Unis rejoindront leurs collègues de l'UE-3 (France, Allemagne, Grande-Bretagne) à la table des négociations et rencontreront des représentants iraniens", a ajouté la chef de la diplomatie américaine.

Depuis la rupture des relations diplomatiques avec Téhéran en 1980, après la prise d'otages à l'ambassade des Etats-Unis dans la capitale iranienne, les Etats-Unis ont eu des contacts très limités avec l'Iran, toujours dans un cadre multilatéral, sur l'Afghanistan.

"Cela fait 26 ans et demi que nous n'avons pas eu de contact significatif avec l'Iran", a souligné un haut responsable du département d'Etat ayant requis l'anonymat. "C'est la première fois que les Etats-Unis offrent de s'asseoir à la table des négociations et de discuter d'un problème sérieux avec l'Iran", a-t-il ajouté.

Le président George W. Bush a expliqué ce revirement américain par la volonté des Etats-Unis de jouer un rôle prééminent pour résoudre la crise nucléaire iranienne par des moyens diplomatiques.

"J'ai pensé qu'il était important que les Etats-Unis jouent les premiers rôles. Avec nos partenaires", a dit M. Bush. "Ce que vous voyez, c'est une diplomatie cohérente. Je crois que ce problème peut être résolu par la diplomatie et je fais tous les efforts nécessaires pour que cela soit le cas".

Les responsables iraniens, qui ont toujours rejeté toute possibilité de suspension de leurs activités d'enrichissement d'uranium, n'étaient pas disponibles dans l'immédiat pour réagir à l'offre américaine.

Les ministres des Affaires étrangères des Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, Allemagne, Russie et Chine doivent se retrouver dans la capitale autrichienne pour finaliser un ensemble de mesures incitatives et dissuasives destinées à inciter Téhéran à renoncer à son programme nucléaire, que l'Occident pense destiné à des fins militaires.

La proposition américaine a été transmise mercredi matin à l'ambassadeur de la Confédération helvétique à Washington. La Suisse représente les intérêts en Iran des Etats-Unis, qui ont rompu les relations diplomatiques avec Téhéran en 1980.

Cette initiative des Etats-Unis a été saluée par les homologues de Mme Rice, notamment le représentant de l'UE Javier Solana, qui y a vu un "signal fort", le Français Philippe Douste-Blazy, selon lequel elle "renforce la crédibilité" des Européens et la Britannique Margaret Beckett pour qui elle "donne plus de poids" aux efforts de l'UE-3.

Le haut responsable américain s'est montré optimiste sur les chances d'obtenir le soutien de Moscou et Pékin à des sanctions contre l'Iran si Téhéran refusait l'offre de Washington.

Sources Afp

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans IRAN

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