Des responsables iraniens contre la suspension
Bien évidemment, on tourne en rond. Si des mauvaises langues ne colportaient pas des mensonges, l'Iran pourrait enrichir de l'uranium à petite échelle. Là, d'ailleurs, nous nous posons la question "comment font-ils pour l'électricité ?" Sont-ils obligés de dépendre d'un autre pays ? Il y a là quelque chose d'anormal.
Iran : Des responsables du Parlement contre la suspension de l'enrichissement
Des responsables du parlement iranien se sont prononcés contre la suspension par l'Iran de l'enrichissement d'uranium, comme le lui demande la communauté internationale, a rapporté jeudi l'agence Isna.
"Nous ne pouvons pas suspendre nos activités nucléaires pacifiques", a dit Ali Abaspour, président de la commission pour l'Education et la recherche.
"Nous sommes prêts à fournir des garanties sur le caractère pacifique de nos activités mais nous ne pouvons accepter de nous priver des activités de recherche scientifique", a-t-il ajouté, dans des propos tenus mercredi.
L'Iran considère avoir le droit de mener l'enrichissement d'uranium à petite échelle, dans un cadre de "recherche", mais les Occidentaux craignent que la République islamique détourne ultérieurement ce procédé pour obtenir la bombe atomique.
Les grandes puissances ont ainsi présenté mardi à l'Iran une offre, comportant des mesures incitatives et des menaces de sanctions, pour qu'il suspende son enrichissement d'uranium. Les mesures incitatives seraient ouvertes à négociation si Téhéran se plie à la demande sur la suspension.
"Les Etats-Unis et l'Occident n'arriveront à rien avec des menaces et des pressions", a dit pour sa part Allaeddin Boroudjerdi, président de la commission de la sécurité nationale et des affaires étrangères.
"Si nous ne maîtrisons pas la technologie nucléaire, les générations futures (de l'Iran) dépendront de l'extérieur", a-t-il poursuivi.
"En conséquence, et en accord avec les principes d'indépendance et d'intérêt national de l'Iran, nous ne devrions signer aucun accord nous rendant dépendant pour l'avenir", a-t-il conclu, cité par Isna.
Un autre membre influent de la commission de M. Boroudjerdi, Rachid Jalil Jafari a quant à lui estimé que "nous devrions accepter des négociations mais à condition que les Européens ne sabotent pas nos intérêts nationaux", selon l'agence Mehr.
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad se rendra la semaine prochaine en Chine à un sommet régional et évoquera avec son homologue chinois Hu Jintao la question du nucléaire iranien, a par ailleurs annoncé jeudi le ministère chinois des Affaires étrangères.
"Hu Jintao aura des discussions bilatérales avec lui, la question nucléaire iranienne sera abordée", a déclaré le porte-parole du ministère, Liu Jianchao, lors d'un point presse régulier.
Mahmoud Ahmadinejad participera le 15 juin à Shanghai au sommet de l'Organisation de Coopération de Shanghai, un organisme régional dominé par Pékin et Moscou au sein duquel l'Iran a le statut d'observateur, a indiqué M. Liu.
La présence iranienne au sommet de Shanghai a été critiquée samedi par le secrétaire américain à la Défense, Donald Rumsfeld, qui a estimé "étrange de vouloir amener au sein d'une organisation qui se dit contre le terrorisme... un des pays les plus engagés dans le terrorisme: l'Iran".
Mardi, le secrétaire général de l'Organisation, Zhang Deguang, a défendu la position de Pékin.
"Nous ne sommes pas d'accord pour qualifier d'Etat soutenant le terrorisme un Etat qui a le statut d'observateur à l'OCS", a-t-il dit.
Sources : AFP
Posté par Adriana Evangelizt