Mort de Zaqaoui
Alors Zarqaoui est mort. Pour répondre au commentaire de "fp", non nous ne croyons pas à l'existence de ce fantôme. Et si Al Qaïda existe, ce n'est certainement pas Ben Laden qui est derrière. D'ailleurs, il y a quelques temps, l'armée américiane -elle-même- disait qu'elle avait fabriqué une légende. La seule chose que nous pensons, c'est que la mort de Zarqaoui tombe bien. Au moment où Bush, éclaboussé de scandales, est au plus bas dans les sondages. On commence à connaître leur façon de procéder. C'est comme Ben Laden, il apparaît toujours au bon moment. Comme par hasard.
Irak : mort de Zarqaoui
Le chef d'Al-Qaïda en Irak, le Jordanien Abou Moussab al-Zarqaoui, a été tué jeudi à Baqoubaa lors d'un raid américain
La mort du chef de la branche irakienne d'Al-Qaïda, Abou Moussab al-Zarqaoui, a suscité jeudi sur des sites internet un torrent de commentaires dithyrambiques et vengeurs de nombreux islamistes affirmant notamment que "mille Zarqaoui apparaîtront" pour poursuivre le "jihad".
De son côté, le Hamas, considéré comme une organisation terroriste par les Etats-Unis et l'Union européenne et qui dirige le gouvernement palestinien, voit en Zarkaoui la victime d'une "sauvage croisade contre les terres arabes, qui commence en Irak", selon un communiqué reçu par l'agence Reuters.
Zarqaoui, qui dirigeait depuis 2004 la branche irakienne d'Al Qaïda, a été tué mercredi près de Bakouba, à 65 km au nord de Bagdad, dans un raid aérien américain, lors d'une opération irako-américaine rendue possible par des informations émanant des services de renseignement irakiens mais aussi jordaniens. Cinq autres personnes ont péri dans le raid.
Le raid aérien a été mené par deux avions F-16 qui ont largué deux bombes de plus de 200 kg contre la cache de Zarkaoui.
ABC News avait annoncé plus tôt qu'il avait été tué dans un bombardement américain. Selon une source gouvernementale irakienne, un de ses principaux lieutenants, en possession d'informations cruciales, a été également été capturé.
Zarqaoui est mort de ses blessures "dix minutes après l'opération", selon un responsable jordanien resté anonyme.
L'homme le plus recherché d'Irak présidait une réunion de "son groupe terroriste" au moment de l'opération, selon la même source. Aussitôt après sa mort, les photos les plus récentes en la possession des autorités américaines et jordaniennes ont été comparées avec celles du corps, permettant de confirmer l'identité de Zarqaoui.
"Nous vous annonçons la mort en martyr de notre cheikh, le combattant Abou Moussab al-Zarqaoui", a affirmé le "bureau de l'information du Conseil consultatif des moujahidine" dans un communiqué mis en ligne sur un site internet islamiste. Le communiqué est signé de "l'adjoint de l'émir" du groupe, Abou Abdel Rahmane al-Iraqui. Son authenticité ne pouvait être certifiée dans l'immédiat, mais on note qu'il a été mis en ligne sur le site al-Hesbah, considéré comme le site officiel de l'organisation terroriste.
Sa tête avait été mise à prix pour 25 millions de dollars par Washington.
"Zarqaoui a été éliminé", a déclaré sous les applaudissements le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki. "Ce qui s'est passé aujourd'hui est le résultat de la coopération du peuple irakien, qui a facilité une opération combinée des forces de police et de la force multinationale", a-t-il ajouté.
L'ambassadeur américain, Zalmay Khalilzad, présent aux côtés de M.Maliki, s'est également félicité de ce "grand jour".
Abou Moussab al Zarqaoui avait encore appelé le 1er juin ses coreligionnaires sunnites à rejeter toute réconciliation avec les "infidèles" chiites dans un enregistrement audio.
Dans cet enregistrement, diffusé par un site internet fréquemment utilisé par les insurgés irakiens, Zarqaoui avait appelé les sunnites d'Irak à se préparer "à se débarrasser des serpents infidèles et de leur poison".
Zarqaoui ciblait alors le gouvernement d'unité nationale dirigé par le chiite Nouri al-Maliki, qui a été investi le 20 mai par le parlement.
Son précédent message était une vidéo diffusée en avril dans laquelle il dénonçait le nouveau gouvernement irakien, où siègent également des ministres sunnites et kurdes.
Portrait d'un terroriste
Né le 20 octobre 1966, à Zarqa, ville pauvre située à 25 kilomètres à l'est d'Amman, en Jordanie, Abou Moussab al-Zarqaoui, de son vrai nom Fadel Nazzal al-Khalayleh, est un sunnite de la tribu des Bani Hassan, grande tribu du royaume hachémite.
Il quitte la maison familiale vers la fin des années 1980 - suite à une période de délinquance - et part pour l'Afghanistan alors en guerre contre l'Union Soviétique.
Avec d'autres Jordaniens, il participe au siège de Khost et combat les Soviétiques jusqu'à leur départ d'Afghanistan en 1989. Il revient ensuite dans son pays natal.
De 1988 à 1992, il travaille dans une publication jihadiste au Pakistan où il est séduit par l'islamiste jordanien Abou Mohamed al-Makdessi.
Rentre ensuite en Jordanie, il est condamné à 15 ans de prison en 1996 puis amnistié en 1999 à l'occasion de l'accession au trône du roi Abdallah II. Cette années-là, il fuit la Jordanie, peu avant le démantèlement à Amman d'une cellule liée au réseau d'Oussama Ben Laden et retourne en Afghanistan où il se bat contre les Américains lors de leur intervention fin 2001.
Blessé lors de combats, il aurait été amputé d'une jambe.
En avril 2006, il apparaît pour la première fois dans une vidéo sur Internet promettant de vaincre les Etats-Unis en Irak.
"Je jure par Dieu que l'Amérique sera vaincue en Irak. Nous la chasserons du pays des Rafidaïn (Mésopotamie), vaincue et humiliée", lance alors l'homme à la barbe noire, la tête recouverte d'un foulard noir.
Réactions internationales
George W.Bush, lors d'une brève allocuation à la Maison Blanche a considéré qu'il s'agissait d'un événement "considérable, d'un point de vue à la fois opérationnel et symbolique". Le président américain "se réjouit évidemment" de la mort du terroriste jordanien, mais sait que "le terrorisme reste un problème en Irak".
C'est une "très bonne nouvelle" qui constitue "un coup contre al-Qaida en Irak et partout" dans le monde, a déclaré le Premier ministre britannique Tony Blair, cité par son porte-parole.
Cette mort est une "nouvelle formidable" pour la population irakienne, a déclaré jeudi le Premier ministre australien John Howard. "Non seulement sa mort supprime un terroriste cruel mais c'est également un formidable coup de tonus pour les forces antiterroristes en Irak", a déclaré le chef du gouvernement conservateur, un des principaux alliés de la politique américaine en Irak.
Abou Moussab al-Zarqaoui "ne sera pas regretté", a affirmé le porte-parole de l'Otan à Bruxelles, James Appathurai.
Le chancelier autrichien, Wolfgang Schüssel, dont le pays préside jusqu'au 30 juin l'Union européenne, a estimé qu'il fallait continuer la lutte contre le terrorisme.
"J'espère (que sa mort) pourra contribuer à améliorer la sécurité en Irak, étant donné qu'il constituait une présence symbolique pour les terroristes étrangers en Irak", a déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères nippon, Katsutoshi Kaneda, cité par l'agence Kyodo.
"C'est un coup sévère porté au terrorisme et un immense succès dans la guerre internationale contre le terrorisme", a déclaré le président afghan, Hamid Karzaï.
Le frère de l'otage britannique Kenneth Bigley, assassiné en 2004 en Irak, s'est félicité de la mort de Zarqaoui, "un monstre" responsable de la mort de son frère et de "nombreux innocents".
D'autres pays et organisations internationales ont réagi plus sobrement, comme la France, qui espère "une diminution de la violence en Irak", ou la Jordanie selon laquelle le mérite de l'opération revient "essentiellement au gouvernement irakien et aux autorités irakiennes".
Sources France 2
Posté par Adriana Evangelizt