Et encore la mort de Zarqaoui
Et pour continuer à répondre "fp", voilà un article qui dit bien ce que nous pensons. On nous mène en bateau. Point. Zarqaoui n'est qu'un alibi. Preuve en est, ils avancent déjà le nom d'un successeur qui n'est même pas connu dans Al Qaïda. Les vrais terroristes qui massacrent en Irak et qui se cachent sous ce label travaillent pour les USA, entre autre... et la Vérité se saura bientôt.
La mort d'Al Zarqaoui, une "bonne nouvelle" qui ne résoud rien
Il y avait des soldats américains qui affichaient un large sourire, jeudi 8 juin : ceux qui exhibaient le portrait d'Abou Moussab Al-Zarkaoui mort. Avoir tué mercredi dans un raid celui que les Etats-Unis considéraient comme l'ennemi public numéro un est une"victoire dans la guerre internationale contre le terrorisme", s'est félicité George W. Bush, et une occasion pour le nouveau gouvernement irakien de " renverser le cours de ce combat ". La composition du nouvel exécutif irakien a été achevée le même jour, après des mois de blocage.
L'annonce de la mort d'Al-Zarkaoui, Jordanien de 39 ans dont la tête avait été mise à prix 25 millions de dollars (quelque 20 millions d'euros) par Washington, est "le premier élément de bonne nouvelle pour la coalition depuis des mois", a souligné l'analyste Paul Beaver, ancien responsable de l'hebdomadaire Jane's Defence Weekly. "Ils ont réussi d'une certaine façon à décapiter la principale organisation terroriste extérieure en Irak."
A Bagdad, on a entendu des Irakiens se réjouir de la mort du Jordanien, "prince" d'Al-Qaida adoubé par Oussama Ben Laden. Dans la cité jordanienne de Zarka où avait grandi le chef de guerre sunnite, des proches du défunt pleuraient sa mort, priant pour que "mille Zarkaoui" se dressent pour combattre à sa place. Le gouvernement jordanien, lui, s'est félicité d'avoir contribué, grâce à des renseignements livrés aux Américains, à la disparition de ce citoyen, plusieurs fois condamné à mort par contumace, notamment pour avoir revendiqué un triple attentat à Amman en 2005.
PRUDENCE
Dans le concert de louanges mondial qui a suivi la mort d'Al-Zarkaoui, on percevait pourtant beaucoup de prudence. "C'est un moment important pour l'Irak", a affirmé Tony Blair, tout en se disant "sans illusion" sur les "énormes défis" à relever dans ce pays. Le haut représentant de l'Union européenne pour la politique extérieure, Javier Solana, la chancelière allemande Angela Merkel ou le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan étaient sur la même longueur d'onde.
Symbole fort, Al-Zarkaoui pesait sûrement moins dans la réalité. "Les Américains avaient fait d'Al-Zarkaoui l'ennemi numéro un pour une raison : attribuer à Al-Qaida en Irak plus de choses que ce dont elle était vraiment responsable", estime Rosemary Hollis, experte du Proche-Orient à l'Institut Chatham House, à Londres. "C'était un message seulement à l'usage des Américains et du public occidental", a ajouté James Denselow, autre expert de l'institut. Selon ces experts, mettre en avant le leader d'Al-Qaida permettait au gouvernement américain de justifier la guerre en Irak comme un moyen d'empêcher des attaques terroristes aux Etats-Unis. Une stratégie que le Jordanien a alimentée, en diffusant des vidéos de décapitation sur Internet.
"Le principal moteur de la violence en Irak est l'insurrection qui est dominée par des éléments de l'ancien régime, des rebelles et des nationalistes", estime pour sa part Jeffrey White, spécialiste américain du renseignement. Les attentats contre les troupes internationales en Irak ne devraient pas reculer après la capture d'Al-Zarkaoui. George W. Bush a d'ailleurs précisé, jeudi, qu'il ne comptait pas rappeler de soldats américains.
L'HÉRITAGE D'AL-ZARKAOUI
Sitôt Al-Zarkaoui rayé de la carte, le porte-parole de l'armée américaine à Bagdad a annoncé le nom du successeur"le plus probable" du Jordanien : "Abou Al-Masri, qui était un de ses lieutenants." Pour des experts égyptiens de l'islamisme, le nom avancé par les Américains n'est qu'un "pseudonyme", qui ne correspond pas à celui d'un leader connu d'Al-Qaida. Des sites Internet islamistes ont avancé le nom d'un autre inconnu, Abou Hafs Al-Karani, comme dauphin d'Al-Zarkaoui. "Difficile à vérifier", selon Dhia Rachwan, un chercheur sur le terrorisme du Centre d'études stratégiques d'Al-Ahram du Caire.
D'après Amr Al-Choubaki, chercheur au centre d'Al-Ahram, une hypothèse vraisemblable est que la nébuleuse Al-Qaida "s'irakise" en Irak et ne choisisse pas comme chef un "djihadiste transnational très dogmatique" comme Zarkaoui : "L'héritage de Zarkaoui est celui de la haine raciale et confessionnelle. Cette dérive sanglante a commencé à cause de lui, et c'est la rue irakienne qui s'en est emparée", dans un "climat de guerre civile non déclarée".
Jeudi, la branche irakienne d'Al-Qaida a juré de venger son "martyr". "La mort de nos dirigeants (...) ne fera que renforcer notre détermination à poursuivre le djihad pour que la parole d'Allah prenne le dessus", a-t-elle affirmé par communiqué.
Au lendemain de la mort du terroriste le plus sanguinaire d'Irak, trente-cinq personnes ont été tuées dans quatre attentats à la voiture piégée dans des quartiers à majorité chiite à Bagdad.
Sources : Le Monde
Posté par Adriana Evangelizt