Bolton demande à Annan de désavouer son adjoint
Ah enfin du rififi à l'ONU ! On se rebelle... un peu. John Bolton pique sa crise car l'adjoint de Kofi Annan, Mark Malloch Brown a critiqué l'attitude du gouvernement américain et des conservateurs. Il aurait dit que Washington tend à «vouloir utiliser l'ONU presque en douce, comme un intrument diplomatique, en se gardant bien de prendre la défense de l'organisation face à ses critiques» et évoqué un «agenda secret» des États-Unis visant à se «servir du processus multilatéral» pour parvenir à ses propres objectifs politiques ou «affaiblir les institutions». N'en déplaise à Bolton, n'est ce pas la vérité ? D'autant que ce dernier -ne doutant de rien- a demandé à M. Annan de désavouer «personnellement et publiquement» le discours de son adjoint «le plus vite possible». Voyez un peu le ton. Mais pour qui se prend-il ? L'arrogance de ces individus devient insupportable. D'autant qu'il a le toupet d'ajouter : «Nous sommes en train de réaliser une réforme substantielle aux Nations unies. De telles critiques vis-à-vis des États-Unis venant du vice-secrétaire général ne peuvent que faire du mal aux Nations unies» Nous nous demandons bien quelles réformes les USA sont en train de réaliser à l'ONU ? Il nous semble que le monde entier pense que ce sont les USA et ses pays affidés qui discréditent les Nations Unies par leurs guerres coloniales, leur unilatéralisme et leur mépris de l'humanité. Et nous pensons fortement que si tous les pays qui les critiquent tout bas disaient ce qu'ils pensent tout haut, les choses iraient peut-être mieux. Ca, c'est une réalité qui ne doit pas échapper à Bolton. Car quand on entend les Etats-Unis déblatérer leurs fadaises au nom de la communauté internationale alors que c'est surtout pour leur paroisse qu'ils prêchent, ça nous fait doucement sourire. Il serait grand temps que toutes les nations fassent de la résistance et ne se laissent plus mettre le grappin dessus.
L'ambassadeur américain à l'ONU s'énerve contre l'adjoint d'Annan
New York (Nations unies)
Le bouillant ambassadeur américain à l'ONU, John Bolton, est parti mercredi en guerre contre l'adjoint du secrétaire général Kofi Annan, qui avait critiqué publiquement mardi l'attitude du gouvernement américain et des conservateurs vis-à-vis de l'ONU.
M. Bolton a qualifié mercredi matin à New York de «très grave erreur» un discours prononcé mardi par Mark Malloch Brown, vice-secrétaire général de l'ONU selon lequel Washington tend à «vouloir utiliser l'ONU presque en douce, comme un intrument diplomatique, en se gardant bien de prendre la défense de l'organisation face à ses critiques» aux États-Unis.
«Nous sommes en train de réaliser une réforme substantielle aux Nations unies. De telles critiques vis-à-vis des États-Unis venant du vice-secrétaire général ne peuvent que faire du mal aux Nations unies», a averti M. Bolton, dont le pays est l'un des plus gros contributeurs au budget de l'ONU.
Il a demandé à M. Annan de désavouer «personnellement et publiquement» le discours de son adjoint «le plus vite possible».
Le porte-parole de M. Annan, Stéphane Dujarric, a répondu mercredi que Kofi Annan «soutenait les déclarations de son adjoint». «Il n'est pas question de prendre une action quelconque à l'encontre du vice-secrétaire-général», a-t-il dit.
Le discours de M. Malloch-Brown ne doit pas être interprété «comme un discours anti-américain» et appelle en fait «à une plus grande implication aux Nations unies et explique que les États-Unis ne peuvent pas travailler sans l'engagement américain (...)», a ajouté M. Dujarric.
M. Malloch Brown, un Britannique, qui s'exprimait devant une conférence à New York, avait notamment évoqué un «agenda secret» des États-Unis visant à se «servir du processus multilatéral» pour parvenir à ses propres objectifs politiques ou «affaiblir les institutions». Il avait aussi estimé que Washington tendait à «adopter des positions maximalistes au lieu de chercher des solutions de compromis».
Il avait souligné le contraste entre l'action des Nations unies engagées sur tous les fronts chauds de la planète, Iran, Afghanistan, Liban ou Syrie, et le discours public dans les médias américains sur le sujet.
«L'essentiel du discours public (sur l'ONU) qui parvient à l'Amérique profonde a été largement abandonné à ses principaux détracteurs, comme l'animateur conservateur de radio Rush Limbaugh ou la chaîne de télévision Fox News», avait déploré M. Malloch Brown.
Sources : Cyberpresse
Posté par Adriana Evangelizt