Irak : Attaque imminente contre la ville de Ramadi

Publié le par Adriana Evangelizt

Il y a fort à craindre qu'il va se passer à Ramadi le même genre de massacre qu'à Falloudja... sous prétexte de chasser des "terroristes", des centaines de civils vont être tués. Encore un exemple de démocratie importée en Irak...

Situation d’urgence sur le plan humanitaire en raison d’une attaque imminente contre la ville de Ramadi

Source : Doctors for Iraq

3250 familles de Ramadi ont quitté leur ville du fait que celle-ci risque d’un jour à l’autre d’être attaquée par les troupes américaines et irakiennes. Dans la ville même, la situation est désespérée. C’est ce que rapporte Doctors for Iraq sur base d’une enquête effectuée sur place.

Ramadi est le chef-lieu de la province d’Anbar, dans l’ouest de l’Irak, et compte quelque 500.000 habitants. Ceux-ci se plaignent depuis plus d’une semaine déjà de graves pénuries, entre autres dans l’approvisionnement en eau potable et en électricité, principalement dans les quartiers d’al-Tameem et d’al-Azizia. Les troupes américaines et irakiennes ont bloqué tous les accès à la ville. Seul le pont d’al-Warar reste ouvert, seule voie permettant d’accéder à la ville ou de la quitter. Les gens ne peuvent plus faire d’achats en raison d’une interdiction de sortie. Magasins et marchés sont déjà fermés toute la journée et la pénurie alimentaire menace.


Des témoins oculaires disent que la ville est encerclée par de nombreuses unités américaines. Tant à l’ouest qu’à l’est de la ville, l’armée américaine est occupée à installer deux bases d’attaque. Des résidents de Ramadi ont déclaré à Doctors for Iraq que le principal bâtiment officiel de la ville était déjà occupée par des troupes américaines.


Dans la ville même, des « snipers » (tireurs d’élite embusqués) ont pris position, ce qui complique diantrement les choses pour les gens qui veulent quitter la ville. Ces snipers empêchent la libre circulation des médecins et des ambulances. Doctors for Iraq a appris en outre que ces snipers ont déjà fait plusieurs victimes.

Dans la ville même, des « snipers » (tireurs d’élite embusqués) ont pris position, ce qui complique diantrement les choses pour les gens qui veulent quitter la ville. Doctors for Iraq a appris en outre que


Les activités militaires, les check-points, l’interdiction de sortie et la menace d’une attaque massive contre la ville, tout cela a un grand impact sur les soins de santé. Une équipe d’évaluation de Doctors for Iraq à Ramadi fait état d’une sérieuse pénurie de médicaments et de matériel médical. L’équipe décrit la situation de la ville et le sort des réfugiés comme étant « désespérés ».


Doctors for Iraq a appris qu’un millier de familles environ se sont rendues à Heet, dans l’ouest de l’Irak. Elles doivent y vivre dans de vieux bâtiments et écoles désaffectés et elles manquent de nourriture, d’eau, de couvertures et de soins de santé. Les équipes médicales ont déjà constaté des cas de diarrhée chez des enfants et nombre de patients adultes ne disposent plus de leurs médicaments contre l’hypertension artérielle ou les problèmes cardiaques.


Doctors for Iraq est très préoccupé par la situation humanitaire d’ensemble à Ramadi, tant pour la majorité des habitants qui sont restés en ville que pour les milliers de réfugiés qui l’ont quittée. Les infrastructures médicales de la région ont beaucoup souffert des attaques militaires incessantes.

Doctors for Iraq réclame :
-un arrêt immédiat du plan prévoyant une attaque contre la ville, qui compte une population très dense ;
-l’aide des ONG et institutions internationales ainsi que des abris sûrs et la protection pour la population urbaine et pour les réfugiés ;
-l’aide humanitaire et médicale pour les civils dans le besoin, et l’approvisionnement des hôpitaux ;
-le respect des principes du droit international par les troupes américaines et irakiennes. Celles-ci doivent permettre aux civils de quitter la ville sans encombre et faire en sorte qu’ils aient accès aux soins de santé, sans la moindre intimidation ou violence.

Sources : LAI

Posté par Adriana Evangelizt

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