Bush et le nucléaire indien
Alors d'un côté on refuse de traiter avec l'Iran et de l'autre on propose le nucléaire civil à l'Inde malgré qu'il n'ait pas adhéré au TNP... et Cheney est très pressé que cela se fasse. Pourquoi tant de précipitation ? Que mijote-t-il encore ? Est-ce que cela n'aurait pas un rapport avec l'Iran, justement ? Comme il ne prévoit aucune action sans un coup fourré derrière, il y en aura forcément un...
Nucléaire indien
L'accord controversé indo-américain de coopération sur le nucléaire civil devrait être adopté cette semaine en commission au Sénat comme à la Chambre des représentants mais sous certaines conditions, contrairement au vœu de Bush.
L'administration de ce dernier compte faire pression sur les commissions avant que le texte signé le 2 mars durant la visite officielle du président américain en Inde avant d'être soumis au vote aux sénateurs et parlementaires. Les élus démocrates comptent poser pas moins de 187 questions sur cet accord après les inquiétudes exprimées par leur parti et même des élus républicains qui craignent les conséquences possibles de l'ouverture de techniques nucléaires civiles américaines à un pays comme l'Inde qui n'adhère pas au Traité de non-prolifération nucléaire (TNP). Même si le texte a un très grand soutien de la part des républicains, majoritaires dans les deux chambres, il n’est pas crédité de l’unanimité souhaitée par la Maison-Blanche. Le sous-secrétaire d'État, Nicholas Burns, principal négociateur américain de l'accord, prédit, pour sa part, une adoption aisée du texte.
Le vice-président américain Dick Cheney souhaite que le Congrès avalise au plus vite cet accord de coopération nucléaire entre Washington et New Delhi, insistant sur sa valeur stratégique. La secrétaire d'État Condoleezza Rice avait expliqué début avril devant le Congrès-man que les États-Unis voient notamment dans la promotion de l'énergie nucléaire en Inde un moyen de contenir la montée en puissance de la Chine, premier importateur mondial de pétrole. L'Inde est une puissance mondiale émergente qui peut devenir un pilier de stabilité dans une Asie en mutation rapide, avait-elle martelé pour obtenir l'assentiment du Congrès, faisant fi de la loi américaine de 1954 sur l'énergie atomique qui empêche les États-Unis d'exporter des technologies nucléaires civiles vers des pays qui, comme l'Inde, n'ont pas adhéré au TNP. Cette loi, aux yeux du Congrès doit être amendée pour que l'accord indo-américain puisse être effectif. Aux termes de l'accord, les États-Unis aideront l'Inde à développer son programme nucléaire civil et, en retour, New Delhi soumettra ses installations nucléaires civiles au contrôle de l'Agence internationale de l'énergie atomique (Aiea). New Delhi, qui avait testé des armes nucléaires en 1974 et 1998 s'était vue interdire par Washington d'acheter de l'uranium.
Les opposants à l'accord estiment qu'il sera plus difficile de contenir les ambitions nucléaires de pays comme la Corée du Nord et l'Iran.
Sources : Liberté Algérie
Posté par Adriana Evangelizt