Confidences d'un caméraman de Ben Laden
Nous restons plus que circonspect sur l'article ci-dessous. A notre avis c'est plus de l'intox que de l'info...
Confidences d'un caméraman de Ben Laden
par Kathy Gannon
«Il y avait juste l'émir et moi», raconte le cadreur à l'agence Associated Press (AP). «J'ai utilisé une petite caméra Sony. Cela a duré moins d'une demi-heure. Ils ont choisi le lieu. Ils ont tout réglé, puis ils m'ont dit de venir et tout ce que j'avais à faire, c'était d'enregistrer. Voilà les règles, et personne ne pose de questions». La vidéo a été diffusée sur la chaîne de télévision Al-Jazira le 30 janvier dernier, moins de trois semaines après une attaque de l'armée américaine dans l'est du Pakistan, près de la frontière afghane. Le raid, qui visait au départ Al-Zawahri, s'était soldé par la mort de 13 villageois. «Bush, sais-tu où je me trouve? Je suis au milieu des masses musulmanes», lançait-il dans son message. L'Afghan Youssouf, teint mat et barbe mal taillée, fait partie de la demi-douzaine de cadreurs utilisés par le numéro deux du réseau terroriste. Tout dépend de celui qui est le plus proche géographiquement quand le besoin s'en fait sentir. La plupart sont arabes et ne se connaissent pas entre eux. Lui-même affirme que sa collaboration date de sept ans. De l'endroit où ils se cachent, Ayman al-Zawahri et Oussama ben Laden fournissent le matériel de propagande brut qui sera ensuite développé pour encourager les sympathisants du réseau, recruter des combattants, récolter des fonds et menacer l'Occident. Depuis environ cinq ans, Al-Qaïda utilise même sa propre société de production, As-Sahab (nuage en arabe). Leur qualité et niveau de perfectionnement contredisent les affirmations de l'administration Bush selon lesquelles ils dirigent une organisation affaiblie, observe Bruce Hoffman, un spécialiste des questions de terrorisme au centre d'études Rand. «Même si on nous donne une image d'eux battant en retraite, l'image d'un mouvement qui est affaibli, c'est en réalité faux». Ahmad Zaidan, correspondant d'Al-Jazira à Islamabad, explique avoir reçu deux messages d'Oussama ben Laden et deux autres d'Al-Zawahri, mais aucun depuis novembre 2004. Il précise que l'accès à Internet permet désormais à Al-Qaïda de diffuser directement ses messages sur un site militant ou de les envoyer par courrier électronique aux chaînes de télévision. Selon Qari Mohammed Youssouf, As-Sahab monte directement ses vidéos dans un fourgon transformé en studio mobile et qui lui permet de se fondre dans la circulation pakistanaise. Le produit final est diffusé sur la Toile et distribué dans des bazars. L'entretien avec Youssouf s'est déroulé en secret dans le nord-ouest du Pakistan, à bord d'un véhicule en mouvement, après un mois de tentatives pour entrer en contact avec As-Sahab. Il est impossible de contrôler la véracité de ses propos concernant l'enregistrement d'Al-Zawahri. Jamal Moutalab Beg, chef de la police de la province de Kunduz jusqu'à ce mois-ci, a confirmé la plupart des détails fournis par Youssouf sur sa famille et sa vie. Le cameraman âgé d'une trentaine d'années, qui affirme «aimer» Ayman al-Zawahri, semblait inquiet de s'entretenir avec un occidental et a pris grand soin de ne révéler aucun détail compromettant, comme le lieu où a été filmé le message. Il a également refusé d'être photographié. Sources : Canoë Posté par Adriana Evangelizt
Quand Al-Qaïda souhaite faire passer un message, rien de plus simple: le réseau d'Oussama ben Laden fait appel à un des caméramans qui travaillent régulièrement pour lui. Qari Mohammed Youssouf est l'un d'entre eux. En janvier, il a été contacté par le numéro deux de l'organisation Ayman al-Zawahri pour annoncer qu'il avait survécu à une tentative d'assassinat.