La Syrie refuse les accusations des Etats-Unis
Ah Bolton et sa clique a belle mine d'accuser les autres de terrorisme alors que ce sont les Etats-Unis et Israël qui sont les plus grands terroristes du monde. Que Bolton arrête donc de nous faire rigoler. Si l'on puit dire...
La Syrie rejette les accusations américaines
La Syrie a rejeté les déclarations de l'ambassadeur des Etats-Unis à l'Onu accusant Damas de "soutenir le terrorisme" et d'être responsable de la "situation sérieuse" au Proche-Orient.
Des responsables syriens ont, en revanche, fait porter à Washington la responsabilité de l'escalade entre Israéliens et Palestiniens et de la dégradation de la situation dans les territoires palestiniens.
"C'est la politique américaine favorable à Israël (...) qui est la cause de l'extrémisme et du terrorisme au Proche-Orient et dans le monde", a affirmé le chargé d'affaires syrien à l'Onu, Milad Atié.
Il s'exprimait vendredi lors d'une réunion du Conseil de sécurité de l'Onu, a indiqué l'agence officielle syrienne Sana, qui a reproduit ses propos samedi.
M. Atié répondait aux accusations portées vendredi par l'ambassadeur des Etats-Unis John Bolton contre la Syrie au cours de cette même réunion du Conseil de sécurité de l'Onu.
"Les allégations (de M. Bolton) n'ont aucun fondement et sont inacceptables. Le délégué américain à l'Onu qui se veut l'avocat d'Israël dans son agression contre le peuple palestinien, n'a pas le droit de porter de telles accusations" contre la Syrie, a affirmé M. Atié.
John Bolton a affirmé qu'"on n'en serait pas là aujourd'hui si la Syrie ne soutenait pas et n'abritait pas des terroristes". Il a appelé à l'arrestation par la Syrie du chef du bureau politique du Hamas Khaled Mechaal, qu'il a qualifié de "terroriste international notoire", et "la fermeture des diverses officines terroristes existant à Damas".
Le secrétaire général adjoint de la Ligue arabe, Ahmed Ben Heli, a appelé samedi les Etats-Unis à réviser leur position à l'égard de la Syrie. "Il faut que les Etats-Unis (...) révisent leur position et prennent leurs responsabilités dans le cadre du droit international".
Pour sa part, le délégué égyptien auprès de la Ligue arabe, Hani Khallaf, a averti que "l'ouverture de nouveaux fronts n'est dans l'intérêt d'aucune partie et peut menacer la sécurité des Etats-Unis et celle des Etats arabes".
La Syrie abrite des bureaux de dix organisations palestiniennes, dont le Hamas et le Jihad islamique. Des dirigeants du Hamas, notamment Khaled Mechaal, vivent en exil en Syrie.
Depuis l'intensification des pressions américaines sur la Syrie en 2003, ces organisations ont fermé leurs permanences et leurs dirigeants se font discrets.
Khaled Mechaal est accusé par Israël et les Etats-Unis d'entraver la libération d'un soldat israélien capturé lors d'une attaque le 25 juin. L'attaque a été revendiquée par trois groupes palestiniens dont la branche armée du Hamas.
Depuis, l'armée israélienne a lancé une vaste offensive militaire dans la bande de Gaza accompagnée d'une campagne systématique contre le Hamas.
Le délégué syrien à l'Onu a procédé à une attaque en règle contre "les pratiques arrogantes d'Israël". "L'escalade militaire israélienne est une véritable menace pour la paix et la sécurité dans le monde. C'est Israël qui conduit la région vers une spirale de violence", a-t-il affirmé.
Le diplomate syrien a dénoncé en outre "la violation de l'espace aérien syrien par des avions israéliens" qui ont survolé mercredi un palais du président syrien Bachar al-Assad sur la côte, dans le nord de la Syrie.
"Les provocations israéliennes visent à faire monter la tension au Proche-Orient", a estimé M. Atié.
L'aviation israélienne avait attaqué en octobre 2003 un camp présumé du Jihad islamique, près de Damas.
Mercredi, le ministre israélien de la Sécurité intérieure Avi Dichter avait ouvertement évoqué l'éventualité d'une attaque israélienne en Syrie contre des chefs du Hamas qu'Israël tient pour responsables de l'enlèvement de son soldat.
"Abou al-Walid (Khaled Mechaal) croit en Dieu et en la destinée. Les menaces israéliennes ne l'effrayent pas", avait affirmé mercredi un proche du dirigeant qui comme lui réside à Damas. "Il est habitué à vivre dans le danger", avait ajouté ce proche.
Sources : 24 heures
La Syrie refuse catégoriquement les accusations de l'ambassadeur des Etats-Unis auprès des Nations unies