Kim Jong-il menace d'une guerre totale
Ah le loup est sorti de sa tanière et de son mutisme... car depuis le départ, les médias disent "Pyongyang" a lancé des missiles... "Pyongyang" se félicite du succès du lancement, etc... mais qui est chef à Pyongyang et dans toute la Corée du Nord, il nous semble que c'est Kim Jong-il. Et nul doute qu'en ce moment, il doit trépigner. Car sa Seigneurie a horreur d'être contrariée. D'ailleurs, il n'y a qu'à jeter un oeil sur son état-major pour voir de quoi il retourne. Personne ne sourit, sait-on jamais...

C'est sans compter la boursuflure de l'ego de Sa Sainteté qui se croit invincible et supérieure à tout le monde y compris dans l'armement... car la conviction du généralissime c'est "que nous devrions répondre avec une épée, au couteau de l'ennemi, et avec un canon, au pistolet de l'ennemi"... alors nous ne savons pas ce qu'il entend par "épée" et "canon" pour répondre au "couteau" et au "pistolet" de l'ennemi mais il nous étonnerait fort qu'il soit mieux outillé que les Etats-Unis côté gadgets guerriers. Mais comme tous les capricieux, il a une idée en tête et il ne la lâchera pas facilement. Il refuse la "moindre concession" et déclare que son pays est prêt à "une guerre totale" allant même jusqu'à taxer les américains "d'envahisseurs impérialistes" et "d'ennemis de toujours"... eh oui... le seul qui se fait du mourron à l'instant, c'est le Japonais qui se situe à portée de tir du Gravissime. Il insiste lourdement pour que la résolution soit votée allant jusqu'à suggérer de s'opposer au veto chinois... "Si nous capitulons devant une seule puissance qui détient un droit de veto, nous enverrons le mauvais message à la communauté internationale", a déclaré le ministre nippon prenant lui aussi à témoin la communauté internationale qui en a plus qu'assez d'être toujours mise à contribution pour les guerres planétaires auxquelles elle est fortement opposée. Est-ce que l'on nous a demandé notre avis pour envahir l'Afghanistan, l'Irak et pour détruire Gaza ? Non. On ne nous demande rien, on nous met devant le fait accompli et ensuite, ce sont les Peuples qui en subissent les conséquences. Car dites-vous bien que ce qui arrive à ces pays pourrait tout aussi bien nous arriver demain. Il ne faut pas croire que les bombes ne sont réservés qu'aux autres ou les attentats... c'est ainsi qu'ils tiennent nos dirigeants, par du chantage. "Si tu tiens à ta tranquillité, mêle toi de tes oignons et laisse-nous faire..." grosso-modo, c'est un peu ça. Alors, il faut que les gens de bonne volonté s'unissent et qu'ils fassent entendre leurs voix. Nous en avons ras la casquette des guerres coloniales qui mettent notre planète en danger mais aussi nos vies. Il faut que cela cesse, une fois pour toutes. Et pour cela, il faut que l'humanité entière deviennent une grosse vague qui anéantira ces donneurs d'ordre génocidaires... haut les coeurs !
Le numéro un nord-coréen menace d'une "guerre totale"
Le numéro un nord-coréen Kim Jong-il a refusé dimanche "la moindre concession" aux Etats-Unis et a averti que son pays était prêt à une "guerre totale", tandis qu'approche le vote à l'ONU d'un projet de résolution menaçant Pyongyang de sanctions pour ses récents tirs de missiles.
"Le général (Kim Jong-il) a déclaré que pas la moindre concession ne serait faite aux envahisseurs impérialistes américains, notre ennemi de toujours", d'après une émission diffusée par la télévision d'Etat nord-coréenne et reprise par l'agence sud-coréenne Yonhap.
La Corée du Nord est prête à "la guerre totale" en cas de "vengeance" des Etats-Unis, a ajouté le dirigeant dans une rare intervention, assurant qu'il ne s'agissait "pas de paroles creuses".
"Au moment où les impérialistes s'agitent bruyamment sur l'effondrement de notre République et tentent de comploter contre nous, le général leur a infligé un coup en déclarant avec fermeté: +n'attendez aucun changement de ma part+. C'est la conviction du général, son désir et son courage, que nous devrions répondre avec une épée, au couteau de l'ennemi, et avec un canon, au pistolet de l'ennemi", a poursuivi la télévision, citant le dirigeant nord-coréen.
Cette nouvelle diatribe, dans la plus pure ligne des propos belliqueux du régime communiste, intervient avant l'annonce, lundi, de la date d'un vote au Conseil de sécurité de l'ONU sur un projet de résolution condamnant les tirs d'essai de sept missiles effectués mercredi par la Corée du Nord.
Ce projet, présenté par le Japon et soutenu par les pays occidentaux, invoque le chapitre VII de la Charte des Nations unies, ouvrant la voie à des sanctions et, en dernier ressort, à un recours à la force.
Dimanche à Séoul, Christopher Hill, principal négociateur des Etats-Unis sur la Corée du Nord, a cependant souligné le besoin d'une issue diplomatique à la crise. "Ma mission ici n'estpas d'obtenir des sanctions (...) Ma mission ici est de faire en sorte que nous parlions tous d'une seule voix face à cet acte provocateur", a déclaré M. Hill.
Le secrétaire d'Etat adjoint aux Affaires asiatiques a une nouvelle fois appelé le régime communiste à revenir aux pourparlers multilatéraux qui tentent depuis trois ans à Pékin de convaincre Pyongyang de renoncer à ses programmes nucléaires.
Le responsable avait samedi accepté d'avoir une rencontre bilatérale avec le Nord, mais seulement dans le cadre de ces négociations regroupant les Corée, les Etats-Unis, le Japon, la Russie et la Chine, qui les accueille. Le Nord refuse depuis novembre de participer à une nouvelle réunion.
La Chine dépêchera lundi à Pyongyang son émissaire sur la Corée du Nord afin de tenter d'organiser une rencontre informelle des Six dès ce mois-ci.
Vendredi à Pékin, le négociateur Hill n'avait pas réussi à vaincre les réticences des Chinois à soutenir le projet de résolution à l'ONU. Pékin, qui a droit de veto, préférerait une déclaration présidentielle moins contraignante, tout comme Moscou, également détentrice d'un droit de veto au Conseil de sécurité des Nations unies. M. Hill doit se rendre prochainement dans la capitale russe.
Après Séoul, le responsable devait arriver dimanche soir à Tokyo. Le Japon est le pays qui craint le plus le renforcement du potentiel militaire de son voisin communiste. L'archipel, qui a présenté la résolution contre la Corée du Nord, a une nouvelle fois insisté dimanche sur sa volonté d'obtenir à l'ONU la menace de sanctions, en dépit de l'opposition de la Chine.
"Si nous capitulons devant une seule puissance qui détient un droit de veto, nous enverrons le mauvais message à la communauté internationale", a déclaré le ministre japonais des Affaires étrangères, Taro Aso.
"L'Histoire nous enseigne que tout message non contraignant est dénué de sens", a ajouté le chef de la diplomatie nippone. Une allusion à la déclaration présidentielle non contraignante que le Conseil avait adoptée en 1998 après un essai de missile nord-coréen qui avait survolé le Japon, suscitant de vives craintes dans l'archipel.
Sources : AFP
Posté par Adriana Evangelizt