La stratégie des néoconservateurs derrière la guerre contre la terreur - 4ème partie
Quatrième et dernière partie... toujours plus de contrôle, toujours plus de sécurité et bien sur la fameuse puce électronique est déjà bien opérationnelle aux USA... mais aussi à l'échelle planétaire. Big Brother est bien présent, la science fiction a rattrapé notre réalité et le danger nous menace chaque jour davantage...
La stratégie des néoconservateurs derrière la guerre contre la terreur
4ème partie
Des normes de sécurité à vocation planétaire
Les entreprises américaines ont été très tôt le fer de lance du processus de globalisation de l’industrie et du commerce mondial. Grâce à leur dynamisme et à un marketing très pointu, elles ont su tirer les plus grands profits. De nombreux experts soupçonnent la NSA, qui par son programme de renseignement Echelon écoute toute la planète, d’avoir favorisé l’obtention de certains contrats stratégiques. Aujourd’hui, c’est sous couvert d'interdiction d’entrée d’armes de destruction massive sur le territoire national, que le gouvernement américain impose ses normes sécuritaires à toute l’industrie du transport. Dans un premier temps ce sont les douaniers américains qui ont été positionnés dans les ports et aéroports étrangers, pour inspecter les envois douteux avant leur départ. Puis ce sont toutes les données détaillées du transport qui font désormais l’objet d’une collecte systématique. Auparavant, Washington écoutait ses concurrents grâce à la NSA ; demain les Américains suivront les flux du commerce mondial grâce au système sécuritaire édifié contre le terrorisme. Le but final étant bien sur d’améliorer la compétitivité et la profitabilité (à moyen et long termes) des entreprises américaines qui seront poussées à adopter les normes et les mesures de sécurité dès le début du processus. Enfin, les normes techniques de sécurisation mises au point outre-Atlantique permettront de maintenir la prédominance américaine pour des décennies.
Transport aérien
Depuis novembre 2001, la loi américaine Aviation Transportation Safety Act (ATSA) exige un contrôle de 100 % du fret aérien. En réponse à cette exigence législative, la TSA a mis en place le programme du « transitaire connu » (Known Shipper) qui consiste, pour la compagnie aérienne, à enregistrer un formulaire déclaratoire des transitaires lui confiant le transport du fret. Pour la TSA, il s’agit avant tout d’assurer une sécurité déclarative alors que les autorités européennes diligentent les vérifications d’usage. Seul un contrôle physique de grande ampleur peut permettre de crédibiliser une sécurité « déclarative ». Pour le contrôle des bagages passagers, il existe des détecteurs d’explosifs EDS (Explosive Detection System) utilisant diverses technologies qui ont chacune des avantages et des inconvénients. Le coût du matériel nécessaire au contrôle physique n’est pas négligeable : certains détecteurs valent jusqu'à 1 million de $ pièce et il en faut un grand nombre pour maintenir le débit dans un contexte de flux tendu. Depuis l’été 2004, les responsables du DHS et de la TSA ont plusieurs fois été rappelés à l’ordre par le Congrès qui peine à comprendre les inspections tatillonnes des passagers, alors que rien n’est fait pour les marchandises en soute. La TSA résiste à accroître le contrôle du fret aérien de peur que les nouvelles règles sécuritaires affectent négativement ce qui représente 4 milliards de $ de revenus pour les compagnies aériennes américaines. Il est certain que la TSA, qui peine déjà à gérer le contrôle des passagers avec son organisation actuelle, devrait sans doute exiger une large augmentation de budget et de personnel qualifié. Il lui faudra aussi financer de nouvelles machines de détection d’explosifs de plus grande taille pour permettre le passage des containers.
Transport maritime
Dès le lendemain du 11 septembre, le transport maritime a bénéficié d’une attention législative certaine. Il s’agissait, pour le Congrès, d’interdire l’entrée aux Etats-Unis d’une bombe sale à l’intérieur d’un des 9 millions de containers arrivant dans les ports américains chaque année. Ainsi, toute une série de lois ont vu le jour.
• Le Maritime Transportation Safety Act (MTSA) de janvier 2002. Par amendement, le MTSA a repris les termes de l’ISPS (voir ci-dessous) ainsi que sa date d’effectivité du 1er juillet 2004.
• Le Container Security Initiative (CSI) de 2002. Par ce programme, 38 ports étrangers ont accepté de se soumettre au contrôle constant et préalable de l’inspection des marchandises par les représentants des douanes américaines.
• Le Trade Act de 2002. Cette loi impose la transmission électronique de tous les détails des documents de transport préalablement au départ du bateau pour un port américain.
• Les FDA Bio-Terrorism Act Rules de 2002. Cette loi exige une déclaration détaillée, auprès de la Food and Drug Administration (FDA), pour toute importation de denrées alimentaires. De plus toutes les installations de denrées alimentaires à l’étranger, exportant vers les Etats-Unis, doivent obtenir un visa de la FDA.
• Le Code ISPS (International Ship and Port Facility Security) de décembre 2002. Un traité international établi par l’Organisation maritime internationale (un organe des Nations Unies). Ce traité d’application effective à compter du 1er juillet 2004. Les lois sécuritaires américaines sont maintenant applicables à la planète.
• Le Customs Trade Partnership Against Terrorism (C-TPAT) en janvier 2003. Sous l’égide des douanes américaines 5 000 participants ont déjà accepté d’appliquer les règles de sécurité américaines et de s’auto-contrôler sous la supervision de celles-ci. Nous n’allons pas ici entrer dans le détail de ces diverses lois. Il suffit de saisir que la motivation première est de s’assurer que si une bombe sale venait à exploser lors d’une inspection, il est préférable, vu du coté américain, que l’explosion et les dégâts qui s’ensuivront, se produisent hors du territoire américain, c’est-à-dire dans le dernier port d’embarquement, en Europe où en Asie. Pour cela il faut que l’inspection s’accomplisse dans les ports européens ou asiatiques. Il est en effet illogique d’attendre qu’un container ait traversé l’Atlantique pour s’apercevoir que sa cargaison ne correspond pas aux normes en vigueur, ou bien cache une bombe atomique.
Transport routier
Contrairement au transport aérien ou maritime, les marchandises acheminées par route ne subissent aucun contrôle. Le seul contrôle du transport routier consiste à imposer une enquête fédérale, sur les antécédents personnels, lors de l’émission et du renouvellement des permis de conduire des chauffeurs routiers habilités à transporter des matières dangereuses (HAZMAT). Cette vérification des antécédents des conducteurs n’a été mise en œuvre que trois ans après le 9/11.
La projection des frontières sécuritaires américaines
Cette batterie de lois et de règles permet aussi de projeter la « frontière » des Etats-Unis à l’intérieur même des frontières européennes et des pays d’Asie. Ce nouvel état de fait, ajouté à la numérisation des documents de transport, permet aux douanes américaines de mieux contrôler les flux du commerce international et pas seulement ceux à destination des Etats-Unis. Certains pourraient penser à un nouvel instrument d’espionnage industriel sous couvert des services des Douanes.
Vu d’Europe il est compréhensible que les Etats-Unis cherchent à diligenter les inspections hors de leurs frontières. La gestion de crise en cas de détection de source radioactive d’origine douteuse dans un container dans un port, ou bien dans un avion sur un aéroport inclus des scénarios sans solution acceptable compte tenu de l’organisation actuelle. Tout d’abord les ports et les aéroports sont souvent en zone urbaine. Même si l’explosion ne fait que quelques morts, la radioactivité interdira l’accès à une large zone industrielle. Si la source radioactive est d’origine terroriste et non pas, seulement, une erreur de déclaration, la tentative de désamorçage peut s’avérer plus qu’hasardeuse. Il est plus que probable que les terroristes observent de loin, visuellement et électroniquement, leur colis. S’ils détectent une activité anormale autour de celuici, il est possible qu’ils prennent la décision de déclencher l’explosion plus tôt que prévu. Il existe des contre-mesures pour gérer un tel risque, mais il faudra pour cela modifier les flux du contrôle de marchandises de manière importante. De telles considérations ne sont pas encore à l’ordre du jour à Washington ou en Europe.
La sécurité à l’ère des puces électroniques
Une sécurité efficace n’est possible que si une traçabilité totale est maintenue tout le long de la chaîne de transport depuis l’usine jusqu'à la livraison au consommateur. Avec la technologie des puces RFID(1), il est possible d’identifier précisément chaque objet, chaque carton, chaque container et de suivre le déplacement de cet objet spécifique dans tous ses déplacements autour de la planète. La puce électronique RFID émet par onde radio un message codé - l’empreinte "digitale" de l’objet - qui peut être capté par une porte, ou un capteur spécifique manuel. Cette technologie facilite grandement la tenue des inventaires pour les entreprises. C’est pour cette raison que la grande chaîne d’hypermarchés Walmart et le Pentagone sont les premiers à imposer ce type de marquage à tous leurs fournisseurs. General Electric a mis au point un système de scellés électroniques qui permet d’enregistrer les ouvertures et fermetures des containers ainsi que le déplacement géographique. À ce système de suivi précis et continu, il faut ajouter la collecte de renseignements sur les antécédents de toutes les personnes qui approchent l’objet dans son voyage et faire la corrélation avec le niveau d’alerte antiterroriste régional des zones traversées.
Bref, avec le RFID on entre dans l’univers de Big Brother décrit par George Orwell2. Car le suivi de la puce ne s’arrêtera pas nécessairement au moment où un consommateur achètera l’objet. Pour des raisons de marketing, les grandes entreprises vont suivre le consommateur et croiser tous les fichiers électroniques disponibles pour obtenir une description précise de son caractère afin de le guider dans ses achats. La technologie existe, nous ne sommes plus dans la science-fiction. Le risque de dérive totalitaire provient de la conjonction d’une tendance commerciale cherchant l’optimisation du processus de vente et d’achat et d’une tendance sécuritaire d’un gouvernement, bien intentionné, qui croit devoir tout savoir sur ses citoyens pour assurer leur sécurité.
La sécurisation du transport des marchandises va rendre possible la mise en place d’une fantastique machine d’espionnage industriel. La numérisation des documents de transport permettra, aux services américains, l’analyse fine et le recoupement des données avec celles collectées sur la vie des personnes impliquées à tous les niveaux. Si cette dynamique devenait réellement fonctionnelle - ce qu’elle n’est pas encore - il incomberait à l’Europe de négocier la copie de ces mêmes informations de façon à maintenir l’équilibre des chances industrielles.
L'efficacité douteuse des nouvelles mesures de sécurité
En dépit des dépenses démesurées et des lois tâtillones, l’efficacité ne semble pas au rendez-vous. Suivant les modes de transport, les autorités américaines n’inspectent que 2 % voir de 6 % à 12 % des marchandises. Les autorités européennes ne font pas mieux. Une étude récente de l’Organisation maritime internationale (OMI) montre que les voyageurs clandestins se chiffrent par plusieurs milliers. Les réseaux du crime organisé ont mis en place un système de transport maritime furtif pour humains, avec première classe, classe business et classe touriste. En octobre 2001, Un Egypto-Canadien a été intercepté dans un port italien, par hasard. Son containerchambre était équipé de lit, toilettes, d’eau en quantité, ordinateur, téléphone satellite. Lui-même était rasé de près et habillé impeccablement. Certains containers étant réfrigérés, il est donc aussi possible d’avoir la climatisation pour un petit supplément ! En septembre 2003, un jeune newyorkais de 25 ans est allé voir ses parents à Dallas, au Texas, gratuitement, en voyageant dans un container d'avion. Il fut découvert lors de l’ouverture du container chez ses parents.
En septembre 2004, un rapport de l’inspecteur général du DHS tirait la sonnette d’alarme sur l’inefficacité des procédures de détection d’uranium1. Deux incidents en particulier ont retenu son attention. Les deux incidents ont été organisés pour un documentaire de la chaîne de télévision nationale ABC.
Le 11 septembre 2002, un colis de plus de 7 kilos d’uranium est arrivé aux Etats-Unis en provenance d’Autriche via la Turquie. Bien que le système de ciblage des douanes américaines ait identifié le container comme étant à haut risque aucune inspection n’a été diligentée. Les 7 kilos d’uranium sont entrés aux Etats-Unis sans difficultés. Le journal télévisé de la chaîne ABC a largement diffusé cette nouvelle. En août 2003, le même scénario est reproduit pour un container partant de Djakarta en Indonésie, avec arrêt en Malaisie. Encore une fois les douanes américaines avaient identifié le risque, mais le camion de livraison a pu quitter le port sans encombre. Le journal télévisé de la chaîne ABC a diffusé la nouvelle lors de l’anniversaire du 11 septembre. Le service des douanes américaines jure qu'aujourd’hui cela n’est plus possible !
Enseignements
Les attentats du 11 septembre ont été une aubaine pour les néoconservateurs au pouvoir à Washington, le "Pearl Harbor" qu'ils évoquaient dans leurs écrits de 1997. En détruisant les tours du World Trade Center, Oussama Ben Laden a créé le contexte favorable à la réalisation de leurs projets. Le terrorisme a été le prétexte pour mettre en oeuvre une formidable machine de guerre militaire, politique, économique et industrielle, préparée plusieurs années auparavant, afin d'accroître la puissance américaine. La société américaine est en train de vivre une véritable révolution. Trois cents millions d’hommes et de femmes américains se sont laissés entraîner dans une expérience qui menace de changer le monde.
Il est utopique de songer imposer la « démocratie » à la pointe des baïonnettes. Pourtant, c’est là le pari de l’administration néoconservatrice. La guerre contre « l’Axe du mal » du président Bush a commencé par la destruction de l’Irak, sous couvert d’imposer la démocratie. Ce prétexte est devenu une arme de guerre stratégique. La guerre en Irak a permis de prendre le contrôle d’une grande partie des réserves pétrolières du Golfe persique. L’Iran et la Syrie sont à leur tour sous la pression d'une intervention militaire et la Corée du Nord est menacée par un chantage nucléaire. Pourtant l'application du Project for a New American Century débute à peine !
Les Etats-Unis ont également entamé une période coloniale sur les pays d’Asie centrale, du Moyen-Orient et d’Afrique1. En imposant la « démocratie » (c'est-à-dire la culture américaine) par les armes ou sous la menace des opérations secrètes du Pentagone, il est aujourd'hui possible pour Washington d’asservir une multitude de pays et de les ouvrir aux intérêts économiques américains. Après tout, pour un pays où la victoire aux élections présidentielles passe par de forts soupçons de manipulations électorales2, il est facile de contrôler des « élections » ailleurs.
Aux Etats-Unis, le bilan macroéconomique semble globalement positif. Les profits des compagnies du complexe militaro-industriel et des compagnies pétrolières battent tous les records. De nouveaux marchés pour l’industrie et les services de sécurité ont été créés du jour au lendemain. Seul le déficit budgétaire soulève quelques inquiétudes. Encore est-il permis de penser que la dynamique des profits industriels et des diminutions d’impôts pour les classes fortunées permettront de relancer l’économie et de rétablir la situation. Il est clair que l’équilibre budgétaire ne fait pas partie des préoccupations premières des néoconservateurs, qui sont surtout focalisés sur la stratégie militaire.
Le développement de l’industrie de la sécurité entraîne dans son sillage des risques de dérive orwellienne. Un grand nombre de droits constitutionnels des citoyens ont été suspendus par le Patriot Act. Nous assistons à une privatisation des services de sécurité et à l’externalisation du renseignement. Des entreprises répondant au seul impératif du profit collectent des milliards d’informations sur tous les citoyens. De plus, les Etats-Unis se sont arrogé le droit d’éplucher le détail de la vie de tout étranger se rendant sur leur territoire. Bientôt, ce seront les informations sur toutes les personnes impliquées dans le commerce mondial et le transport de marchandises qui seront collectées dans les banques de données du renseignement américain.
Les Etats-Unis combinent l'effort militaire au développement technologique de l'industrie de la sécurité, la force de leur diplomatie et de leur culture à la domination de leurs entreprises et de leur monnaie. En conséquence, ils n'ont jamais été aussi puissants. "Washington (…) consolide son leadership mondial par le truchement des organisations internationales chargées de transformer la loi du plus fort en droit international (…). Il lui est impossible aujourd'hui de dissocier les objectifs de sécurité économique et militaire. (…) La politique économique américaine a toujours été marquée par des considérations géo-économiques, même si le gouvernement des Etats-Unis défend, dans son discours, un libre-échange impartial et apolitique. (…) Pour le gouvernement américain, la sécurité nationale dépend d'abord de la puissance économique et chaque nation est en compétition avec les autres sur les marchés mondiaux1".
Depuis la fin de la Guerre froide, les Etats-Unis se sont engagés dans une guerre économique, les impératifs militaires n'étant souvent qu'une excuse pour développer une politique industrielle, favoriser la recherche-développement et subventionner largement les entreprises nationales2. La « guerre mondiale contre la terreur » déclarée par les Etats-Unis est peut-être en train d’imposer une mutation au marché des transports - en particulier pour le transport aérien - et à l'économie mondiale. Cette guerre est avant tout une guerre américaine. L’Europe et le reste du monde y sont entraînés de facto, car les grands changements mondiaux sont aujourd'hui initiés par les Etats-Unis.
On pourrait se demander où cela va nous mener le monde ? L’Europe avec ses 500 millions de ressortissants est en pleine construction. Elle n’est pas à même d’offrir une alternative capable d’infléchir la dynamique américaine. La Russie et Le Japon sortent difficilement du marasme économique. Quant à la Chine, en plein décollage économique, elle trouve son intérêt à ne pas se confronter aux Etats-Unis pour profiter des opportunités économiques que cette dernière crée dans sa course en avant. Huit années à la présidence des Etats-Unis seront-ils suffisants aux néoconservateurs pour imposer leur vision révolutionnaire ? Risquons-nous de voir la dérive autoritaire s'accroître en cas d'attentat nucléaire, biologique ou chimique sur le territoire américain3 ?
L’Europe n’a pas aujourd'hui les moyens de s’opposer à l’offensive politique et militaire des Etats-Unis. Par contre dans le domaine économique et industriel, les entreprises européennes, épaulées par la Commission, pourraient tirer parti de la dynamique américaine. En effet, il existe des opportunités économiques à saisir sur les marchés de la sécurité, de la sécurisation du fret et des énergies alternatives. La plupart des groupes européens ont déjà des têtes de pont industrielles aux Etats-Unis. Dans la compétition qui s'ouvre, ils devraient ainsi pouvoir rester au même niveau que leurs concurrentes du « complexe militaro-industriel-sécuritaire » américain.
Une politique européenne forte pour animer l’innovation des PME dans ces secteurs permettrait de tenir tête à l’hégémonie américaine et d’offrir des solutions alternatives, notamment en évitant l’écueil de la violation des droits de l’homme. Il appartiendra à l’Europe, et plus particulièrement à la France en tant que patrie des Droits de l’Homme, de définir une alternative aux choix américains.
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1 Office of Inspector General, Effectiveness of Customs and border Protection’s Procedures to Detect Uranium in Two Smuggling Incidents, Department of Homeland Security, September 2004.
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1 Il faut rappeler que l’Amérique latine était déjà le pré-carré de la CIA grâce la « Guerre contre la drogue », lancée à l’époque Reagan.
2 Cf. les poursuites judiciaires du parti Démocrate contre le parti Républicain en Floride, en 2000, et dans l'Ohio, en 2004
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1 Jacques Fontanel et Liliane Bensahel, "Guerre et économie, les liaisons dangereuses", in J.-F. Daguzan et P. Lorot (dir.), Guerre et économie, collection Géopolitique, Ellipses, Paris, 2004, p. 45.
2 Ibid., p. 52.
3 Un tel attentat est prédit avec une grande régularité par les leaders néoconservateurs, le vice-président Cheney en tête.
Sources : Centre Français de Recherche sur le Renseignement
Posté par Adriana Evangelizt