Les jumeaux qui veylent purger la Pologne

Publié le par Adriana Evangelizt

Encore un pays "démocratisé" de l'Est qui se dirige franchement vers le fascisme. Vive la démocratie hitlérienne de Bush ! Bientôt tout le monde marchera au pas, bras tendus et les pays qui ne voudront pas s'y conformer seront "éduqués" à coups de bombes. Quel avenir radieux !

Lech et Jaroslaw Kaczynski,
les frères jumeaux qui veulent purger la Pologne

par Yves Petignat

L'un est président, l'autre premier ministre. Ils prônent un Etat fort, centralisé et paternaliste

«Dire de l'actuel gouvernement polonais que c'est un gouvernement populiste, c'est bien une obsession de l'Europe occidentale», s'impatiente Andrej Szoda, chef adjoint du service politique du grand hebdomadaire de la droite libérale, Wrpost (droit au but). «Rien à voir avec l'Autriche de Jörg Haider. Il y a un noyau fort, Droit et Justice (Prawo i Sprawiedliwosc, PiS) - qui émane du mouvement Solidarnosc et peut s'apparenter à n'importe quel parti chrétien-démocrate. Mais ce sont les frères Kaczynski, Lech, le président de la République, et Jaroslaw, le premier ministre, qui donnent la direction.»

Au 26e étage de l'étincelante tour Millenium qui domine le nouveau quartier de la finance de Varsovie, il peut constater comment la mer de gratte-ciel d'acier et de béton noie chaque jour un peu plus le dernier grand vestige du communisme, la Maison de la culture, le plus haut bâtiment de la capitale. Un cadeau de Staline, de style soviétique, tout en clochetons.

Un parti qui cumule les contradictions

Si Wrpost s'est rangé du côté du gouvernement des frères Kaczynski, c'est bien parce que leur parti, le PiS, a fait de la purge des derniers vestiges du communisme dans l'administration, les médias publics, les entreprises étatisées, l'axe essentiel de son programme. Avec une lutte, très appréciée du peuple, contre la corruption qui continue de miner la fonction publique. Car, pour le reste, le parti arrivé au pouvoir (27% des suffrages aux élections législatives du 25 septembre 2005), cumule les contradictions.

Ce n'est pas un parti de droite ordinaire. Lié à l'Eglise, très conservateur sur le plan des valeurs nationales, hostile à l'évolution des mœurs, notamment en matière sexuelle, il est aussi à l'opposé du libéralisme âpre qui domine le monde des affaires en Pologne.

Le PiS, qui a bâti sa victoire en puisant dans l'électorat traditionnel de la gauche, se méfie des élites intellectuelles et des riches. Son discours va droit au cœur des exclus de la croissance économique (+ 5% en 2005) dans les petites villes et de ceux qui ont peur du changement, de l'entrée dans l'Union européenne. Précisément, l'autre contradiction du PiS est son attitude méfiante envers l'Europe, alors que 67% des Polonais se déclarent satisfaits d'être dans l'UE.

Le PiS veut un Etat fort, paternaliste, un pouvoir centralisé. Et donner la priorité aux intérêts nationaux sur l'ouverture économique. C'est d'ailleurs en raison de sa méfiance envers l'économie de marché - mais aussi en raison d'ambitions personnelles des dirigeants - que le PiS a refusé de s'associer avec l'autre grand parti de la droite, lui aussi héritier de Solidarnosc, la Plateforme civique (PO) de Donald Tusk, aux orientations très libérales.

«Stratégie de la suspicion»

Dès lors, les deux alliés dont le PiS a dû s'encombrer pour accéder au pouvoir, la Ligue des familles polonaises (8%), aux relents fascisants, et Samoobrona (autodéfense), un parti isolationniste et populiste, sont bien embarrassants, avec leur attitude anti-européenne, leur proposition de rétablir la peine de mort ou leurs éloges du général Franco.

Mais le journaliste Andrej Szoda connaît l'habileté tactique des frères Kaczynski et en prend le pari: pour les prochaines élections, dans quatre ans, «ils auront absorbé ces deux formations, et il n'y aura plus à droite qu'un seul grand parti chrétien-démocrate comme la CDU d'Angela Merkel en Allemagne».

A quelques centaines de mètres de là, à la rédaction de l'hebdomadaire de l'élite de gauche et intellectuelle, Polityka, l'une de ses grandes plumes, Marek Ostrowski, balaie sèchement le raisonnement. Si deux tiers des électeurs, écœurés par le bas niveau du débat politique, ont boudé les urnes l'an dernier, le climat dans les médias et au parlement est franchement à l'hostilité. «Non, le PiS est notre poujadisme. En principe les partis chrétiens-démocrates se battent pour de vraies bases économiques saines. Ici, le PiS veut satisfaire tous les mécontents. Mais ce qui est grave, c'est qu'il a fondé son succès sur une stratégie de la suspicion, de la méfiance généralisée et du complot», analyse le journaliste. Qui ajoute: «Au lieu de nous proposer des projets d'avenir, l'actuel gouvernement a fait des histoires du passé une véritable hantise, un prétexte à diviser le pays.»

Si le président Lech Kaczynski parle tant de fonder une IVe République encore floue mais pressentie comme plus autoritaire, c'est que son parti a développé une théorie selon laquelle il faut balayer le système actuel reposant sur le compromis passé en 1989 entre Solidarnosc et les communistes. Des bases malsaines pour une société morale, selon le PiS, car productrices de compromissions, de mensonges, de corruption et de fraude. Tous ceux qui y ont participé, y compris Lech Walesa et les grands intellectuels ou l'actuel président de la Banque nationale, seraient ainsi suspects.

«La Pologne constitue une nation, mais elle est incapable de former une société», rappelle Jerzy Sziegel, un intellectuel de Varsovie, en citant le grand poète national du XIXe siècle Cyprian Norwid. «Et c'est bien en raison de cette incapacité de tisser des liens sociaux que l'Eglise et l'Etat se sentent investis de la mission morale de s'immiscer dans chaque geste de la vie quotidienne.»

Sources : Le Temps

Posté par Adriana Evangelizt

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A
Un exemple de plus de ce qu'il advient quand on utilise la rleigion comme alibi pour opprimer un peuple. Ces sinistres jumeaux veulent rétablir la peine de mort, il faut dire qu'elle est autorisée par le catéchisme de l'église catholique, alors que l'avortement est interdit.La preuve : http://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P7U.HTM
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