Poutine déconseille la provocation et le chantage
Et bien évidemment ce sont les citoyens géorgiens qui trinquent. Poutine copie sur Bush et sa criminalisation des musulmans...
Poutine menace la Géorgie de nouvelles sanctions
MOSCOU (AFP) - La Russie a menacé mercredi la Géorgie de nouvelles sanctions, le président Vladimir Poutine mettant en garde Tbilissi contre toute "provocation" ou "chantage", tandis que la police multipliait descentes et contrôles chez les Géorgiens de Moscou.
"Je ne conseille à personne de s'adresser à la Russie en recourant à la provocation et au chantage", a lancé Vladimir Poutine à l'adresse de la Géorgie en recevant au Kremlin les leaders des groupes parlementaires.
Auparavant, le président géorgien Mikheïl Saakachvili avait déclaré sur un ton similaire que la Russie ne pouvait pas continuer à "intimider (ses) voisins".
"Vous ne pouvez prétendre avoir accès à la civilisation moderne, à la démocratie, au marché et en même temps intimider vos voisins. Nous avons notre chasse gardée", a déclaré M. Saakachvili, en ajoutant être prêt, sous conditions, à "ouvrir le dialogue", dans une interview à la radio BBC Four.
Ces déclarations interviennent au lendemain de l'entrée en vigueur d'un blocus aérien, maritime, postal et routier contre la petite république caucasienne sur fond de crise des "espions" russes, des officiers arrêtés en Géorgie et renvoyés lundi vers leur pays.
Les députés russes se sont joints à la colère du président Vladimir Poutine en adoptant une déclaration dans laquelle ils demandent des sanctions "encore plus sévères" à l'encontre de la Géorgie si le président Mikheïl Saakachvili poursuit sa "politique anti-russe".
Sur le terrain, dans Moscou et sa proche banlieue, les policiers, agissant sur ordre du ministère de l'Intérieur, ont poursuivi descentes et opérations "coup de poing" contre la diaspora géorgienne, très importante à Moscou.
"Nous avons reçu ces jours-ci une circulaire ordonnant des mesures sévères envers les Géorgiens habitant à Moscou, et notamment de ne plus laisser impunis même des petits délits", a indiqué à l'AFP un haut responsable du département de lutte contre les crimes économiques de la police de Moscou.
Selon cette source, qui a requis l'anonymat, les forces de police disposent d'une liste de quelque 470 noms de Géorgiens, hommes d'affaires, commerçants ou restaurateurs, "sur laquelle (la police) travaille".
Dès mardi soir, les autorités russes avaient multiplié les opérations contre des établissements détenus ou contrôlés, selon elles, par des Géorgiens.
Des hommes des forces spéciales ont ainsi effectué une descente dans le casino Kristall, à l'est de Moscou, dont ils ont ordonné la fermeture, affirmant qu'il était "contrôlé par des structures criminelles" géorgiennes. Une autre opération a été menée contre l'hôtel Tbilissi, dans le centre de la capitale, utilisé par les diplomates géorgiens.
Parallèlement, la police procédait à des vérifications sur les marchés moscovites, où les Géorgiens travaillent en grand nombre.
Dans Kommersant, le président de la communauté géorgienne en Russie, Teïmouraz Stutura, a affirmé que "dès que les policiers voyaient un nom géorgien, ils déchiraient leurs papiers".
Selon le Centre culturel russo-géorgien de Moscou, les Géorgiens sont quelque 800.000 en Russie, dont plus d'un demi-million de travailleurs immigrés.
Sur la scène internationale, Washington, critique, a appelé Moscou à lever les sanctions.
Mais signe que la Russie n'est pas disposée à voir les Occidentaux s'immiscer dans les affaires russo-géorgiennes, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a jugé inutile toute médiation "de l'OSCE ou de quiconque" pour régler cette grave crise diplomatique.
Sources : Altavista
Poutine déconseille d'utiliser le langage du chantage
avec la Russie
MOSCOU, 4 octobre - RIA Novosti. Le président russe, Vladimir Poutine, a déconseillé à qui que ce soit d'utiliser le langage du chantage avec la Russie, lors de sa rencontre avec les parlementaires mercredi.
Cette remarque concernait la Géorgie. Le président a remercié les députés pour leur soutien accordé aux actions du pouvoir exécutif visant à défendre les droits, la dignité et la vie des citoyens russes à l'étranger.
"Une telle réunification des forces sociales est soutenue évidemment par la majorité des citoyens russes et contribuera à garantir les droits des Russes de l'étranger proche et lointain", a dit le chef de l'Etat aux dirigeants des groupes parlementaires russes.
Le consensus national sur les principales questions internationales est un des piliers de la politique extérieure russe, selon le président.
Sources : Ria Novosti
Poutine déconseille la »provocation et le chantage»
contre la Russie
Le président russe Vladimir Poutine »ne conseille à personne» de recourir »à la provocation et au chantage» contre la Russie, a-t-il déclaré mercredi dans le contexte de la crise russo-géorgienne autour des »espions» russes.
»Je ne conseille à personne de parler à la Russie en recourant à la provocation et au chantage», a-t-il dit devant les responsables des groupes parlementaires réunis au Kremlin.
Sources Tageblatt
Posté par Adriana Evangelizt