Poutine hausse le ton
Poutine hausse le ton
Moscou hausse le ton envers la Géorgie, le président Vladimir Poutine avertissant, mercredi, qu'aucun pays ne pouvait se permettre de menacer impunément la Russie.
Cette mise en garde du président russe intervient au moment où la crise entre les deux voisins semble chaque jour s'envenimer.
Les parlementaires russes doivent d'ailleurs adopter sous peu une déclaration musclée sur la Géorgie, promettant mesures sévères » à la république caucasienne, si elle n'adopte pas une politique étrangère plus favorable à Moscou.
Et la pression de Moscou sur la Géorgie se poursuit. Déjà, un blocus aérien, maritime, terrestre et postal entre Moscou et Tbilissi est en vigueur depuis lundi. Le lendemain, les autorités moscovites commençaient à resserrer l'étau contre la diaspora géorgienne en Russie, multipliant les contrôles policiers, les descentes et les opérations surprises contre des commerces appartenant à des Géorgiens.
Lors d'une entrevue à la BBC, le président géorgien, Mikhaïl Saakachvili, a exhorté son homologue russe à cesser d'intimider son gouvernement, déclarant « assez, c'est assez! »
Le président de la Banque centrale géorgienne a, pour sa part, averti Moscou qu'il allait très certainement bloquer l'accession de la Russie à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) tant et aussi longtemps que la Géorgie sera victime de sanctions russes.
Rappelons que la Russie espère être en mesure de terminer au cours du mois d'octobre les négociations en vue de son accession à l'OMC. La Géorgie, en tant que membre de l'OMC, a toutefois le pouvoir théorique de bloquer la candidature d'un autre pays.
Cette querelle diplomatique, déclenchée par l'arrestation et l'expulsion par les autorités géorgiennes de quatre militaires russes accusés d'espionnage, marque une nouvelle aggravation des relations entre Moscou et Tbilissi. Ces relations se sont grandement détériorées depuis l'arrivée au pouvoir du gouvernement pro-occidental de Mikhaïl Saakachvili en 2003.
Moscou ne digère pas l'ambition géorgienne de rejoindre l'OTAN et d'accroître ses liens avec les États-Unis. Tbilissi, de son côté, accuse le gouvernement russe de soutenir clandestinement des groupes séparatistes en Abkhazie et en Ossétie du Sud, deux régions de la Géorgie.
Sources Radio Canada
Posté par Adriana Evangelizt