Ahmadinejad enjoint à l'Occident de changer d'attitude

Publié le par Adriana Evangelizt

Ahmadinejad enjoint à l'Occident de changer d'attitude

envers l'Iran

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a enjoint mercredi à l'Occident de «changer d'attitude» envers son pays, alors que les grandes puissances devaient discuter ce même jour de l'application de sanctions contre Téhéran à cause de son programme nucléaire.

Le président a même affirmé que l'application de telles sanctions marquerait «un jour de célébration».

«Qu'avez-vous tiré de 27 ans de menaces et de mauvaise humeur ? Ne pensez-vous pas qu'il est temps de revoir (votre attitude) et d'être amis avec la nation iranienne ?», a-t-il demandé dans un discours public à Shahriar (sud-ouest de Téhéran).

M. Ahmadinejad a enjoint à «l'Occident menaçant, mais plus faible, de changer d'attitude envers la nation iranienne».

«Jour après jour, la nation iranienne devient plus puissante, forte et ferme, pendant que vous devenez plus faibles et plus isolés», a-t-il poursuivi à l'adresse des puissances occidentales.

Evoquant la pression croissante de ces dernières pour que l'Iran suspende son enrichissement d'uranium, il a appelé son pays à «rester ferme et uni pour obtenir des victoires plus grandes».

Les directeurs politiques des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie) et de l'Allemagne doivent discuter mercredi lors d'une vidéo-conférence des mesures à prendre contre Téhéran.

L'Iran a refusé de suspendre son enrichissement d'uranium, comme l'exigeait une résolution du Conseil de sécurité, et s'expose de fait à des sanctions pour l'y contraindre.

Dans des propos tenus lors d'un discours suivant dans la ville de Robat Karim, au sud-ouest de Téhéran, il a affirmé que «si vous nous imposez des sanctions, ce sera un jour de célébration».

«Pendant ces 27 années (depuis la révolution islamique de 1979, ndlr), si vous ne nous aviez pas imposé de sanctions, nous serions encore un pays sous-développé», a-t-il dit.

«Vous nous avez imposé des sanctions et nous avons obtenu la technologie nucléaire, si vous recommencez, nous obtiendrons encore plus», a-t-il ajouté.

À Shahriar, il a répété que son pays n'entendait pas se plier à l'exigence du Conseil : «Nous avons décidé d'insister sur les droits de la nation iranienne et d'avancer, pas à pas, avec sagesse, calme et patience».

Le président n'en a pas moins affirmé que Téhéran restait «prêt à négocier, dans un cadre scientifique, légal et raisonnable».

Le porte-parole du département d'État américain a estimé qu'après la vidéo-conférence des représentants du groupe 5+1 mercredi, «tout le monde s'accordera à transférer le dossier aux représentants permanents à l'ONU».

Il reviendrait selon lui à ces derniers de discuter des termes de la résolution qui pourrait être adoptée contre l'Iran.

Les sanctions envisagées relèvent de l'article 41 du chapitre VII de la charte des Nations unies, qui prévoit des mesures excluant le recours à la force militaire.

L'Iran assure que son programme nucléaire a un objectif exclusivement civil, mais les grandes puissances craignent qu'il puisse le détourner à des fins militaires.

Sources : Cyberpresse

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans IRAN

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