L'Irak a besoin de 100 milliards de $ pour reconstruire son infrastructure
Si la situation n'était pas aussi dramatique, on en rirait. Pauvre Irak. L'Irak a besoin de 100 milliards de dollars pour "développer" son infrastructure. Combien de milliards a-t-on déjà donné ? A quoi ont-ils servi ? Mais surtout où sont-ils passés ? Voilà les bonnes questions. Si l'on en croit le compteur de National Priorities, le coût officiel de la guerre pour les Américains serait actuellement de presque 339 milliards. Ce qui est largement en dessous de la réalité. En janvier 2006, le Monde disait que la guerre dépasserait les 2000 milliards. En fait, elle coûterait plus cher que la guerre du Viet Nam. La Tribune nous apprend que le contribuable américain donne malgré lui 6 milliards par mois et que bien sûr, ce sont encore les pauvres qui ont ou qui vont trinquer car Bush va effectuer les coupes dans le social, une fois de plus. Et là, nous ne parlons que du côut Américain. En 2003, l'Union européenne a affecté 100 millions d'euros à l'aide humanitaire. Et combien ont donné tous les autres pays ? Des milliards. Il y en a vraiment marre de ces vampires qui sucent le sang de l'Humanité entière. L'Irak et l'Afghanistan sont comme la Palestine. Les Occupants prennent un mâlin plaisir à détruire ce qui a souvent été construit pas la communauté internationale. Nous sommes les vaches à lait de ces criminels. Combien de malheureux pourrions nous nourrir avec ces sommes faramineuses ? Comme disait Eisenhower "Chaque fusil qui est fabriqué, chaque vaisseau de guerre qui est lancé, chaque missile qui est tiré, représente en fin de compte un vol de ceux qui ont faim, de ceux qui ne sont pas vêtus."... voilà la vérité...
Quand on sait que les Etats-Unis vivent au crochet de la planète et que le déficit commercial est de 4100 milliards de $, on se dit que cela ne peut plus durer et qu'il va falloir que ça craque d'un côté ou de l'autre. Vivre à crédit c'est bien beau mais y ajouter en plus l'insécurité et obliger la communauté internationale -donc les Peuples du Monde- a financer leurs crimes et leurs destructions, nous pensons qu'il est grand temps de dire "Ca suffit". Nous avons autre chose à faire de notre argent. Quand on sait que 18 000 enfants meurent chaque jour dans le monde, il est sage de penser que l'on a autre chose à faire de l'argent que la guerre.
Voir le rapport du Grip sur ce les prévisions du coût de la guerre en 2003.. Ils l'évaluent de 99 à 1999 milliards. Imaginez où l'on en est...
L'Irak a besoin de 100 mds USD
pour développer son infrastructure
L'Irak a demandé mardi à la communauté internationale une aide d'environ 100 milliards de dollars sur cinq ans pour reconstruire son infrastructure ravagée par plus de trois ans de violence.
"Nous avons besoin de 100 milliards de dollars pour reconstruire notre infrastructure. Ceci est un chiffre approximatif pour les cinq prochaines années", a déclaré Ali al-Dabbagh, porte-parole du gouvernement irakien, à Koweït.
"Nous avons besoin d'une assistance jusqu'à ce que notre secteur pétrolier soit reconstruit", a ajouté M. Dabbagh, après l'ouverture d'une réunion préparatoire pour un "Pacte international avec l'Irak".
Lors d'une conférence de presse à la fin de cette réunion, le vice-Premier ministre irakien Barham Saleh a indiqué que les Etats-Unis, l'Union européenne et l'Arabie saoudite avaient promis une nouvelle aide à l'Irak.
"L'Arabie saoudite a exprimé sa volonté de fournir un milliard de dollars en aide, incluant des dons et des prêts, ainsi que 500 millions de dollars d'aides financières destinées aux hommes d'affaires irakiens", a-t-il précisé.
M. Saleh a ajouté que le Pacte serait lancé officiellement dans six semaines, sans préciser le lieu de ce lancement.
Selon le secrétaire adjoint au Trésor américain Robert Kimmit, la prochaine réunion se tiendra à la mi-décembre à un niveau ministériel.
Des représentants de 14 pays donateurs, dont la France, le Japon, l'Arabie saoudite et les Etats-Unis, et sept institutions internationales, dont l'ONU et l'UE, ont pris part à cette réunion d'un jour.
Les pays donateurs demandent à l'Irak d'appliquer un programme de réformes économiques, sociales et sécuritaires et de combattre la corruption répandue dans ce pays, avant d'accorder cette aide.
Le "Pacte international", préparé à l'initiative du gouvernement irakien actuel, a pour objectif de garantir à l'Irak une aide financière et politique pour restaurer la paix et la démocratie dans ce pays ravagé par la violence.
A l'ouverture de la réunion, le ministre koweïtien des Affaires étrangères, cheikh Mohammad Al-Sabah, avait notamment affirmé qu'elle examinerait les moyens d'une meilleure utilisation de l'aide promise à l'Irak par les pays donateurs lors de la conférence de Madrid, en octobre 2003.
Les donateurs avaient alors promis de contribuer à hauteur de 33 milliards de dollars à la reconstruction de l'Irak, selon l'Espagne.
Selon cheikh Mohammad, quelque 40 pays donateurs doivent participer à une autre conférence, à Bagdad, avant la fin de l'année pour signer le "Pacte international", considéré comme une feuille de route pour le rétablissement de l'Irak.
M. Saleh a affirmé que son gouvernement était déterminé à remplir ses engagements dans le "Pacte" et appelé à davantage d'aides à l'Irak.
"Il est essentiel (...) de fournir toute l'aide promise lors de la conférence de Madrid", a ajouté M. Saleh, appelant aussi à l'annulation des dettes accumulées de l'Irak, estimées à des dizaines de milliards de dollars.
"Ce Pacte (...) est un projet de reconstruction d'une nation", a-t-il dit.
Dans son allocution, le chef de la diplomatie koweïtienne a averti que la violence en Irak pourrait s'étendre aux autres pays de la région.
"La situation interne critique en Irak n'est pas circonscrite par ses frontières, mais elle peut potentiellement affecter les pays voisins ainsi que la communauté internationale", a ajouté cheikh Mohammad.
Le représentant de l'ONU en Irak, Ashraf Qazi, a pour sa part souligné que "l'Irak est aujourd'hui devant un tournant qui peut le conduire soit à la réconciliation, la sécurité et à la stabilité, soit à une descente rapide dans la division, la violence et à un pays ingouvernable".
"Le soutien de la communauté internationale (...) est indispensable pour la réussite de l'Irak", a-t-il dit.
Sources AFP
Posté par Adriana Evangelizt