Bush reçoit Lundi des personnalités travaillant à un changement en Irak

Publié le par Adriana Evangelizt

Imaginez un peu... le nouveau groupe de travail propose l'ouverture de discussions avec la Syrie et l'Iran... voilà quelque chose qui ne va sûrement pas plaire aux sionistes et il faut s'attendre au pire. C'est à dire à quelques coups fourrés afin que la chose ne se produise pas.

Etats-Unis: Bush reçoit lundi des personnalités travaillant à un changement en Irak



Le président américain George W. Bush rencontrera lundi des personnalités susceptibles de proposer un changement important de politique en Irak et peut-être d'apaiser les querelles qui ont repris vendredi en dépit des bonnes intentions annoncées après les élections.

M. Bush s'entretiendra avec les membres du Groupe d'étude sur l'Irak, formé à l'initiative du Congrès pour évaluer la situation en Irak et faire des propositions, a indiqué le porte-parole de la Maison Blanche Tony Snow.

Il ne s'agit pas pour ce groupe réputé indépendant de présenter son rapport final, a précisé M. Snow. C'est le groupe lui-même, conduit par l'ancien secrétaire d'Etat James Baker et l'ancien parlementaire démocrate Lee Hamilton, qui décidera quand il présentera le fruit de son travail, a-t-il dit.

Mais M. Bush confirme ainsi qu'il est "ouvert à toutes les idées et à toutes les propositions", comme il l'a dit la veille.

Les conclusions du groupe sont très attendues aux Etats-Unis, devant la persistance des violences et l'absence de perspective pour un rétablissement de la stabilité et un retrait américain. Le groupe pourrait remettre ses conclusions d'ici à la fin de l'année ou au début de l'année prochaine.

Il pourrait proposer un retrait graduel d'Irak et l'ouverture de discussions avec l'Iran et la Syrie, les deux voisins et les deux bêtes noires des Etats-Unis dans la région, pour aider à restaurer la stabilité.

En suivant de telles recommandations, M. Bush opèrerait un revirement spectaculaire.

L'administration souligne qu'il n'est pas tenu par les conclusions du groupe.

L'armée américaine étudie un changement de cap en Irak, a déclaré vendredi le plus haut responsable militaire américain, le général Peter Pace, qui doit également rencontrer lundi le Groupe d'étude sur l'Irak.

"Nous avons besoin d'examiner nous-mêmes honnêtement ce qui marche, ce qui ne marche pas, ce qui empêche les progrès et ce que nous devrions changer," a déclaré le général Pace, chef d'état-major interarmées, dans un entretien à la chaîne de télévision CBS.

M. Bush a reconnu que l'Irak avait fortement contribué à la défaite de ses amis républicains aux élections parlementaires de mardi, qui ont bouleversé la donne politique en redonnant la majorité à la gauche dans les deux chambres du Congrès pour la première fois depuis douze ans.

Il a ouvert les portes à une nouvelle politique irakienne en annonçant le remplacement de son secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, le visage d'une guerre impopulaire, par Robert Gates, réputé comme un pragmatique mais aussi un critique de la conduite de la guerre.

M. Gates a lui-même travaillé avec le Groupe d'étude sur l'Irak.

M. Bush a aussi dit sa volonté de surpasser les querelles partisanes avivées par la campagne électorale.

Après avoir déjeuné jeudi avec la probable future présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi, il a reçu à la Maison Blanche les démocrates Harry Reid, prochain patron du Sénat, et Richard Durbin, futur numéro deux de la nouvelle majorité parlementaire lorsqu'elle entrera en fonctions en janvier. Selon M. Durbin, ils ont longuement parlé de l'Irak.

Depuis mercredi, M. Bush et les démocrates jurent de leur volonté de travailler en bonne intelligence sur tous les dossiers. L'Irak est revenu troubler le climat vendredi.

"OK, vous avez viré le secrétaire à la Défense. Mais ce n'est pas un changement de la politique!", a lancé John Murtha, représentant démocrate influent, sur CNN.

Il a préconisé de fixer une échéance aux Irakiens et d'ouvrir une enquête sur la conduite du conflit.

Les démocrates ne peuvent pas affirmer "naïvement" que "la guerre contre le terrorisme et la guerre contre le totalitarisme islamique" prendront fin "si nous arrêtons de combattre", a répondu sur la chaîne Fox News le représentant républicain Roy Blunt.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans IRAK

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