Larijani a rencontré Poutine, rien n'a transpiré de leurs échanges

Publié le par Adriana Evangelizt

Rien n'a filtré de la rencontre Putine-Larijani, ce qui quelque part sous-entend qu'il s'est dit des choses ultra-secrètes. Il est bien évident que les Iraniens doivent savoir qu'Israël a l'intention de frapper. Il est bien possible que Larijani soit venu chercher des "protections" ou des garanties au cas où cela se produirait.

 

 

Le négociateur en chef du nucléaire iranien rencontre Poutine




Le négociateur en chef du nucléaire iranien
Ali Larijani rencontrait samedi le président russe Vladimir Poutine au second jour d'une visite à Moscou où il a menacé de revoir sa coopération avec l'AIEA si le Conseil de sécurité de l'ONU votait des sanctions contre Téhéran.

Selon l'agence Interfax, les entretiens, qui se déroulent dans une résidence présidentielle en dehors de Moscou, sont consacrés "aux questions de coopération (entre l'Iran et la Russie) et
aux problèmes régionaux et internationaux".

La rencontre entre le président russe et le négociateur en chef du nucléaire iranien
n'était pas prévue, mais sa possibilité avait été évoquée la veille par un diplomate iranien avant d'être confirmée samedi à l'AFP par un porte-parole du Kremlin.

Arrivé vendredi, Ali Larijani a d'abord rencontré le chef de la diplomatie russe
Sergueï Lavrov, avant un tête à tête avec le secrétaire du Conseil russe de sécurité Igor Ivanov.

Rien n'a filtré de ces négociations de près de six heures qui ont repris samedi. Et aucun point de presse avec M. Larijani n'était prévu samedi.

Le haut responsable iranien a
mis en garde Américains et Européens contre l'adoption par le Conseil de sécurité de l'ONU d'un projet de résolution soumis par les Européens et qui prévoit des sanctions économiques.

"Nous réexaminerons nos relations avec l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique) si l'ONU adopte la résolution de la troïka européenne
sans prendre en compte les amendements présentés par la Russie", a déclaré M. Larijani.

"L'adoption de (cette) résolution sur le programme nucléaire iranien
n'aidera pas à trouver une solution politique de cette question", a ajouté M. Larijani.

Le négociateur en chef iranien fait référence au projet de résolution soumis par les Européens au Conseil de sécurité et
encore discuté jeudi à New York.

Les six grandes puissances (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité: Etats-Unis, Russie, Chine, Grande-Bretagne et France, plus l'Allemagne) achoppent toujours sur ce texte qui
prévoit des sanctions économiques et commerciales contre l'Iran pour son refus de suspendre l'enrichissement d'uranium.

La Russie veut apporter des amendements visant à
supprimer, entre autres, toute mention des sanctions individuelles envisagées -interdiction de voyager et gel des avoirs financiers à l'étranger- contre les Iraniens associés aux activités nucléaires.

Mais même si les amendements russes sont pris en compte, ils
"ne feront pas changer l'Iran d'avis" sur ses ambitions nucléaires civiles, a prévenu M. Larijani.

Alliée traditionnelle de l'Iran,
la Russie cherche à jouer sa propre partition dans le bras de fer engagé entre Téhéran et la communauté internationale.

Moscou avance depuis des mois une proposition visant à
concilier les ambitions énergétiques iraniennes et les préoccupations occidentales en créant une société russo-iranienne qui pourrait enrichir de l'uranium iranien en Russie.

"Cette proposition n'a jamais été rejetée et elle reste sur la table des négociations", a déclaré vendredi M. Larijani. "La discussion sur ce thème continue", a-t-il ajouté, cité par l'agence Ria Novosti.

Parallèlement, le négociateur iranien a assuré que son pays était
prêt à trouver une issue à la crise dans le cadre de négociations avec les Six.

De son côté, le chef de la diplomatie russe a répété vendredi
le credo de la Russie pour une poursuite des "négociations".

En juillet, les Six avaient donné une date limite à l'Iran pour accepter leurs propositions - dont des incitations économiques - et suspendre ses activités d'enrichissement, sous peine de sanctions.

La résolution 1696 du Conseil de sécurité avait ensuite donné jusqu'au 31 août à l'Iran pour suspendre l'enrichissement d'uranium, ce que Téhéran n'avait pas fait.

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans IRAN ISRAEL

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