100 personnes enlevées dans un bâtiment

Publié le par Adriana Evangelizt

Et on veut nous faire croire que sont les irakiens chiites qui pratiquent ces abominations... quand on sait tous les escadrons de la mort de pays étrangers qui sévissent là-bas aidés en cela par des mercenaires de tous poils, on a un gros doute. L'Irak est devenu un repaire de criminels payés pour assassiner, voilà ce que l'on en pense.

Irak: 100 personnes enlevées dans un bâtiment

du ministère de l'Enseignement

Des hommes armés en uniforme de police ont procédé mardi à Bagdad à un spectaculaire enlèvement collectif de près de cent personnes dans un bâtiment du ministère de l'Enseignement supérieur, entraînant l'arrestation de cinq hauts gradés de la police.

Dans le même temps, 41 personnes sont mortes à travers l'Irak, toujours secoué par la violence.

Après les attentats qui ont tué depuis dimanche au moins 80 personnes, les exécutions sommaires avec la découverte le lendemain de 46 corps criblés de balles et portant des traces de torture, c'est un enlèvement collectif d'une ampleur exceptionnelle qui a eu lieu à Bagdad.

"Des hommes armés se présentant comme des commandos de la police ont fait irruption dans un bâtiment du ministère et enlevé près de 100 employés et visiteurs, après un affrontement avec les gardes", a annoncé à la télévision publique Iraqia, le ministre de l'Enseignement supérieur Abed Diab al-Oujaili.

Les ravisseurs, portant l'uniforme des commandos de la police, sont arrivés à bord d'au moins 20 véhicules dans le bâtiment du département de la recherche scientifique, dans le quartier de Karrada (centre-ouest).

Quelques heures plus tard, cinq hauts gradés de la police en charge du quartier de Bagdad ont été arrêtés sur ordre du ministère de l'Intérieur.

Cet enlèvement survient alors que plusieurs dizaines de milliers de policiers irakiens et soldats américains sont déployés à Bagdad, pour tenter de sécuriser la capitale, en proie à des violences confessionnelles qui ont fait des milliers de morts depuis le début de l'année.

Les enlèvements collectifs, le plus souvent à caractère confessionnel, ne sont pas rares en Irak, et la communauté sunnite dénonce de longue date la responsabilité d'escadrons de la mort chiites agissant dans l'ombre des forces de sécurité.

Le ministre de l'Enseignement supérieur, qui est membre du Front de la Concorde, le principal bloc parlementaire sunnite, a demandé immédiatement l'arrêt des cours dans les universités à Bagdad. Une mesure qui n'a toutefois pas été mise en oeuvre, le ministère de l'Intérieur ayant promis de poster des forces de l'ordre autour des établissements.

La violence frappe régulièrement les cadres ou futurs cadres irakiens - médecins, avocats, architectes, ingénieurs, universitaires. Plusieurs centaines d'entre eux ont été tués délibérément depuis le début de la guerre en 2003, provoquant l'émigration de bon nombre d'entre eux.

Trois rescapés ont par ailleurs été recueillis quelques heures après leur enlèvement près d'un hôpital du centre de la capitale.

"Une camionnette a déposé ces trois personnes derrière l'hôpital al-Kindi. Ils avaient les yeux bandés et étaient choqués. Ils n'avaient plus d'argent, mais ils étaient indemnes", a affirmé un médecin qui y travaille, sous couvert de l'anonymat.

Dix civils ont été tués et 25 blessés dans l'explosion d'une voiture piégée dans le marché de Chorja, dans le centre de Bagdad, l'un des plus importants de la capitale qui a été fréquemment frappé par des explosions et des attentats suicide.

Quatre personnes sont mortes à Husseiniyah, dans le nord-est de Bagdad, dans l'explosion d'obus de mortier et deux dans l'explosion d'une bombe artisanale.

La violence a aussi frappé à Mossoul, à 370 km au nord de Bagdad, où onze civils ont été tués au cours de plusieurs attaques, et à Baaqouba (60 km au nord de la capitale), où onze personnes, dont quatre policiers, ont été assassinées par des hommes armés.

Dans la région de Kout, à 130 km au sud-est de Bagdad, deux soldats irakiens ont été tués dans une embuscade. Un civil a été tué dans l'explosion d'une voiture piégée à Tikrit, à 180 km au nord de la capitale.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

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