Saddam Hussein est mort sur le coup
Saddam Hussein est peut-être mort sur le coup mais les blessures et le sang ne sont pas normaux. Nous avons vu quelques pendus dans notre vie, dont un de nos amis qui s'est suicidé de cette façon récemment et on peut vous dire qu'il n'y avait du sang nulle part. D'autre part, Saddam s'est conduit de façon courageuse et héroïque, refusant même la cagoule. Il avait accepté son destin, sachant très bien que les dés étaient pipés d'avance et depuis longtemps déjà. Jusqu'au bout il aura gardé le courage du lion et la fierté de l'aigle. Il aura gardé l'attitude noble pour bien montrer aux lâches manipulateurs qu'il n'avait pas peur de mourir. Voir la vidéo, ICI... ils lui avaient même entravé les pieds, c'est dire que jusqu'au bout, il n'aura été libre de rien même pas de marcher librement. Le compte à rebours est commencé pour les têtes de la Bête putride qui ronge notre planète. Ce meurtre ne leur portera pas chance. Qu'ils se le disent. "Malheur à celui par qui le scandale arrive..."

Saddam Hussein est mort "sur le coup"
La trappe s'est ouverte, "son corps est tombé soudainement dans le trou. Il est mort sur le coup": l'ancien président irakien Saddam Hussein a été exécuté samedi à l'aube, sans opposer de résistance.
C'est dans une caserne des services de renseignements militaires irakiens à Kadhamiya, dans le nord de Bagdad, que l'ancien raïs est monté sur le gibet entre 05H30 et 0630 locales, selon Sami Al-Askari, un collaborateur du Premier ministre, Nouri al-Maliki.
"C'était un processus 100% irakien. Il n'y avait que des Irakiens, aucun étranger. Les Américains sont restés hors du lieu de l'exécution, aucun Américain n'était présent", a expliqué le conseiller à la Sécurité nationale, Moaffaq al-Roubaï, qui lui aussi a assisté à la pendaison.
Un premier juge a lu la sentence de mort avant qu'un autre magistrat demande au condamné Saddam Hussein s'il avait quelque chose à ajouter.
"Saddam est monté sans rien dire, calmement à la potence, il était résolu et courageux", a raconté M. Roubaï.
"Il n'a pas essayé de résister, n'a rien demandé. Il tenait un exemplaire du Coran dans sa main qu'il a souhaité envoyer à une personne. Des gens ont pris le nom du destinataire et promis de l'envoyer".
"A un moment, il a tourné sa tête vers moi comme pour me dire +n'aie pas peur+, c'était une sensation très bizarre", a expliqué à la télévision et avec une certaine émotion le responsable gouvernemental.
Une fois sur le gibet, Saddam "a refusé qu'on lui mette une cagoule sur la tête. Il y a eu un bref face-à-face, et l'autre a cédé", laissant le visage du supplicié découvert.
"On lui a demandé de réciter une ultime profession de foi", selon M. Asakari. "La corde lui a ensuite été passée autour du cou, ses mains liées, et il a été immédiatement exécuté".
La télévision publique Iraqia a diffusé une séquence d'une vingtaine de secondes de l'exécution. Ces images montrent Saddam Hussein, les mains attachées dans le dos, le visage découvert, conduit par plusieurs bourreaux encagoulés sur une potence de métal.
Deux de ces hommes, habillés en civils avec d'ordinaires vestes de cuir, lui passent une large corde autour du cou. Ils ont auparavant mis un tissu noir autour du cou du supplicié. Celui-ci, barbe poivre et sel, semble calme, ne montre aucun signe de panique, de détresse ou même de nervosité.
Les images s'arrêtent sur cette dernière séquence et ne montrent pas la pendaison elle-même.
Selon le juge Mounir Haddad, les derniers mots du condamné ont été pour le peuple irakien: "j'espère que vous resterez unis et je vous mets en garde, ne faites pas confiance à la coalition iranienne (en référence à la coalition chiite au pouvoir), ces gens sont dangereux". Dans un ultime défi, il a lancé: "Je n'ai peur de personne".
Jawad Abdul-Aziz Al-Zubaidi, invité par des officiels à constater le décès de l'ex-dictateur, a affirmé avoir vu son corps "dans une ambulance". "Il avait le cou brisé". Il était vêtu "d'une veste noire et d'une chemise blanche, sans cravate", a raconté le témoin à la presse.
Saddam Hussein, 69 ans, a été condamné à mort le 5 novembre par le Haut tribunal pénal irakien pour "crime contre l'humanité" pour avoir ordonné l'exécution de 148 villageois chiites dans les années 1980. Son appel avait été rejeté mardi par la cour d'appel du tribunal.
Un médecin, des magistrats, des ministres et des parlementaires faisaient partie des rares témoins autorisés à assister aux derniers instants de l'ex-dictateur qui avait dirigé l'Irak d'une main de fer pendant plus de 20 ans.
L'identité du ou des bourreaux est inconnue.
"Tout a été filmé, depuis la remise de Saddam aux Irakiens jusqu'à la potence", d'après le conseiller à la Sécurité.
Toujours selon M. Roubaï, le corps du condamné "pourrait être remis à sa famille pour être enterré", alors que les autorités n'ont donné aucune indication officielle sur le sort de la dépouille.
Les fils de Saddam, Oudaï et Qoussaï, tués en juillet 2003 par l'armée américaine, avaient été enterrés dans le plus grand secret dans le cimetière du petit village d'Ouja, à Tikrit (180km au nord de Bagdad), fief de l'ancien président et place forte sunnite, où ils reposent encore aujourd'hui.
Sources AFP
Posté par Adriana Evangelizt