Quand Saddam était un allié courtisé par l'Occident

Publié le par Adriana Evangelizt

On voit ce que sont devenus les amis d'hier de Saddam. On voit combien ils se sont démenés pour qu'ils ne soit pas exécuté. Tous des pleutres et des lâches. Tous à la botte sionisto-américaine ou plutôt sous son joug. La terre leur appartient, ils y font la loi, massacrent à satiété et la communauté internationale aquiesce sans broncher. Il a disparu le temps où un Charlemagne tapait un grand coup de poing sur la table et partait avec son armée mettre de l'ordre où régnait le désordre. Là, on va de désordre en guerre, de guerres en invasion illicite, d'invasions illicite en assassinat de Peuple mais au lieu de dire Stop, on laisse faire. Il s'est passé la même chose lorsqu'Hitler a commencé à annexer l'Autriche, la France faisait l'Autruche mais pas qu'elle... et au bout du compte, on arrivera à un résultat dix fois pire que ce que fut le nazisme qui n'a toujours pas disparu, bien au contraire...
Alors l'article ci-dessous parle beaucoup de l'amitié franco-irakienne et exonère presque les Etats-Unis... nous reposons la video Rumsfeld Saddam... remember... remember...
 
 
 

 

Quand Saddam Hussein était un allié courtisé par l'Occident


Du début des années 70 à l'invasion du Koweït, Saddam Hussein fut un allié courtisé et appuyé par les pays occidentaux -la France en tête- qui fermèrent alors les yeux sur les exactions de son régime.

"A l'époque, tout le monde avait d'excellentes relations avec Saddam Hussein", se justifiera le président français Jacques Chirac lorsqu'il sera interrogé, en 2003, sur ses liens avec le dictateur.

Cette époque commence dans les années 70 lors de la montée en puissance de Saddam, alors perçu comme un dirigeant nationaliste et laïque voulant moderniser un pays riche en pétrole.

En 1972, l'Irak a conclu un accord de coopération avec l'URSS, mais cherche à diversifier ses approvisionnements et se tourne en particulier vers la France, qui affiche une politique pro-arabe.

En septembre 1975, Saddam Hussein, alors numéro deux du parti baassiste, est reçu avec tous les égards par la France. Un soir, il réserve une attention particulière au Premier ministre Jacques Chirac.

Il l'invite à déguster, à son hôtel, du "Masgouf", cette grosse carpe des eaux du Tigre qu'un avion spécial est allé chercher à Bagdad, racontent deux journalistes, Eric Aeschimann et Christophe Boltanski, dans leur essai "Chirac d'Arabie". "Saddam sera le De Gaulle du Moyen Orient", lance M. Chirac à son porte-parole.

L'"idylle" franco-irakienne se traduit par l'accord de la France, puissance atomique, à la livraison du réacteur de recherche nucléaire Osirak, qui sera détruit en 1981 par un raid aérien israélien.

La France s'approvisionne en pétrole en Irak et devient un des principaux fournisseurs d'armes -Mirages F1, radars, blindés- du régime. Des réseaux d'influence pro-irakiens durables se forment en France, mêlant hommes d'affaires, industriels de l'armement et politiques.

La France n'est pas la seule en Irak: l'Italie, ou l'Allemagne, par exemple, deviennent d'importants fournisseurs, ce qui permettra à ce pays de produire secrètement des armes chimiques.

Ces relations se poursuivent pendant la sanglante guerre (1980/1988) que lance Saddam Hussein contre l'Iran. Le dirigeant irakien fait figure de rempart contre la révolution islamique de l'ayatollah Khomeyni.

La France pousse son engagement jusqu'à prêter cinq avions Super-Etendard aux Irakiens.

Les relations entre Saddam et les Etats-Unis sont plus ambiguës. Washington se méfie du "raïs". En 1983, le président Ronald Reagan dépêche toutefois un émissaire -Donald Rumsfeld- à Bagdad. Face à la menace de l'Iran, les Etats-Unis ont fait le choix du "moindre mal". Ils rétablissent leurs relations diplomatiques avec Bagdad, fournissent notamment une aide économique, du matériel à usage militaire et des photos satellites à l'Irak.

Washington "se mit alors à considérer la survie de l'Irak comme essentielle au point de fermer les yeux" pendant un moment sur les exactions massives du régime, l'utilisation d'armes chimiques, ses efforts pour obtenir l'arme atomique, a écrit le journaliste américain spécialiste du Moyen-Orient Jonathan Randal dans l'ouvrage collectif "Le livre noir de Saddam".

En 1988, à Halabja, 5.000 Kurdes irakiens seront tués lors d'un bombardement à l'arme chimique -un massacre dont Saddam Hussein ne pourra plus répondre.

En 1990, les troupes de Saddam envahissent le petit Etat pétrolier du Koweït. Du jour au lendemain, Saddam Hussein se transforme, pour Washington, en tyran, un "nouvel Hitler". Les autres pays occidentaux se retournent contre leur ancien allié.

Pour Patrick Baudouin, président d'honneur de la Fédération internationale des Ligue des droits de l'Homme (FIDH), "l'exécution hâtive" de Saddam Hussein permet d'éviter un procès global qui aurait pu déboucher sur un "déballage" gênant pour les Etats-Unis et les Européens.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

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