Violent réquisitoire de Poutine contre les Etats-Unis

Publié le par Adriana Evangelizt

Et croyez-le, il n'a pas mâché ses mots, d'autres articles suivent avec davantage de phrases dites. Nous savons très bien que, de toute façon, si l'Iran est attaqué il y aura aussi une confrontation avec la Russie pour les Etats-Unis. Si tout le monde faisait comme Poutine, on pense que l'on pourrait inverser le cours des choses. En tous les cas, Jacques Chirac doit se sentir moins seul... son ami Vladimir a pris le relais avec moins de diplomatie.

Violent réquisitoire de Poutine contre les Etats-Unis

Le président russe Vladimir Poutine s'en est pris avec virulence aux Etats-Unis samedi à la conférence de Munich sur la sécurité, les accusant notamment de "recours presque sans retenue à la force" et de susciter de nouvelles courses aux armements, à l'occasion de ce que son porte-parole a reconnu être son plus violent réquisitoire à ce jour contre Washington.

"Les actions unilatérales et illégitimes n'ont pas réglé un seul problème, elle sont devenues un foyer de conflits supplémentaires", a dénoncé Poutine au cours de ce forum qualifié de "Davos de la sécurité", réunissant des hauts responsables du monde entier.

"Un pays, les Etats-Unis, a outrepassé ses frontières nationales de toutes les manières", a-t-il dénoncé, soulignant ainsi la tension croissante entre les deux capitales.

Attaquant "l'hyper-recours à la force quasiment sans retenue dans les relations internationales", il a déploré qu'on soit désormais dans "un monde avec un seul maître, un seul souverain (...) qui n'a rien à voir avec la démocratie". "Cela nourrit la volonté des autres pays d'avoir des armes nucléaires", a-t-il jugé. "C'est très dangereux, personne ne se sent plus en sécurité car personne ne peut se cacher derrière le droit international".

Il a accusé l'administration Bush de susciter une nouvelle course aux armements en envisageant le déploiement d'un système de défense anti-missiles en Europe orientale.

Le sénateur John McCain, aspirant républicain à la Maison Blanche également présent à Munich, n'en est pas revenu, jugeant que cette sortie du président Poutine était "le discours le plus agressif de la part d'un dirigeant russe depuis la fin de la Guerre froide".

Le ton monte entre Moscou et Washington depuis un an, le vice-président américain Dick Cheney ayant notamment accusé Moscou d'utiliser ses ressources énergétiques comme "des instruments d'intimidation ou de chantage". Washington est également mécontent de l'attitude de temporisation russe sur le dossier du nucléaire iranien.

Vladimir Poutine s'en est également pris aux projets d'élargissement de l'OTAN, qui n'a selon lui "rien à voir avec la modernisation de l'Alliance ou la protection de la sécurité de l'Europe". "Au contraire, c'est un facteur grave provoquant la réduction de la confiance mutuelle".

Sources Canada com

Posté par Adriana Evangelizt

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