Disparition mystérieuse d'un diplomate iranien à Istanbul

Publié le par Adriana Evangelizt

Disparition mystérieuse à Istanbul d'un diplomate iranien

par Guillaume Perrier

Pour de nombreux médias arabes, cela ne fait aucun doute : c'est le Mossad ou la CIA qui se cachent derrière la disparition d'un diplomate iranien à la retraite, introuvable depuis un mois. Enlèvement ou fuite à l'étranger ? Ali Reza Asgari, 63 ans, s'est volatilisé le 7 février, à Istanbul, où il était de passage. Des photos de l'ancien diplomate, soupçonné par la presse d'être un espion, ont été placardées aux frontières de la Turquie.

Lundi 5 mars, au cours d'une conférence de presse à Téhéran, le ministre iranien des affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, a officiellement demandé "des explications à la Turquie", et une délégation diplomatique conduite par le directeur des affaires consulaires se trouvait, lundi après-midi, à Ankara pour tenter d'élucider cette affaire. L'ambassade iranienne en Turquie s'est refusée à faire tout commentaire. Et le chef de la diplomatie turque, Abdullah Gül, ne s'est guère montré plus bavard, estimant que "le sujet était très sensible et que les services de renseignement étaient à pied d'oeuvre".

D'après le quotidien turc Hürriyet, Ali Reza Asgari venait de débarquer en Turquie, en provenance de Damas, et devait descendre à l'hôtel Ceylan Intercontinental d'Istanbul. La veille de son arrivée, deux personnes avaient réservé et payé en liquide une chambre à son nom. Lundi, la direction de l'hôtel n'a ni confirmé ni infirmé l'information.

Le parcours de cet homme retient particulièrement l'attention. Ancien général du corps d'élite des Gardiens de la révolution islamique, il aurait été, selon le quotidien israélien Haaretz, en poste au Liban dans les années 1980, où il aurait été chargé des relations entre le régime de Téhéran et le Hezbollah libanais. Il fut ensuite nommé vice-ministre de la défense, dans le gouvernement de l'ancien président Khatami. Selon un responsable de la police d'Istanbul cité par Hürriyet, le haut fonctionnaire iranien pourrait aussi avoir travaillé sur des dossiers sensibles en Iran. "Nous essayons de déterminer s'il a été enlevé ou s'il a fui. Et nous vérifions s'il a été impliqué ou non dans les activités nucléaires de son pays", a expliqué le policier.


Sources
Le Monde

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans IRAN ISRAEL

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