LES ATTENTATS DE LONDRES
La tournure que prennent les évènements à Londres ne cesse de nous épater. On nous noie dans une désinformation constante... dans une luxuriance de détails mais ainsi on oublie l'essentiel. Dans un premier temps, Scotland Yard était certaine qu'aucun kamikaze n'avait commis l'attentat... et puis paradoxalement, les évènements vont prendre une autre tournure... le 13 juillet, Scotland Yard change d'avis. Les attentats sont l'oeuvre d'un kamikaze. Et comment peuvent-ils en être aussi sûrs ? Qui leur a mis la puce à l'oreille ? Vous allez voir que peu à peu les choses se mettent en place. Ainsi nous apprenons que le 13 juillet un expert israélien se trouve à Londres. Tiens donc ! Qui fait-il ? Quand on sait combien leurs services secrets sont les champions des coups fourrés. Mais il n'empêche, c'est lui qui dit aux anglais que ceci est l'oeuvre d'un kamikaze. On peut donc le croire sur parole. A notre avis, l'expert israélien ne devait pas être le seul sur les lieux... car une chose est sûre, si un bon nombre de victimes n'ont pas pu être identifiés, les pseudos "terroristes", eux l'ont été. Une bonne âme veille à ce que les évènements prennent une direction bien précise et tout le monde n'y voit que du feu.
Les attentats de Londres sont la réplique du 11 septembre. Une grande mise en scène. A New-York aussi, les papiers de Mohamed Atta (que son père dit toujours vivant) ont été retrouvés intacts au milieu d'un amas de cendres... ah ils se croient mâlins les agents secrets du pays qui continuent de mener le monde en bateau... aux dernières nouvelles, on apprend qu'un des kamikases se serait rendu en Israël. Ben voyons... si la CIA ou Scotland Yard ont besoin d'aide... on peut leur fournir quelques coups de main et leur ouvrir les yeux. Ils sont tous aveugles.
Nous tenons aussi à préciser que le maire de Londres se nomme Ken Livingstone et qu'il a eu le malheur de dire il y a quelques semaines ce qu'il pensait de Sharon... or la Loi du Talion, les forces obscures qui tissent leur toile en toute impunité la connaissent bien... vision du jour...
LES KAMIKASES IDENTIFIES : L'ENQUÊTE SE POURSUIT
Les enquêteurs ont fini d'identifier hier les quatre Britanniques auteurs des attentats de Londres et rendu publique une photo les montrant ensemble le matin du drame, pour faciliter une enquête qui s'étend également désormais au Pakistan et à l'Egypte.
L'enquête sur les attentats de Londres, concentrée les premiers jours sur l'Angleterre avant de se tourner vers le Pakistan et l'Egypte, s'est à nouveau étendue aujourd'hui avec l'hypothèse que l'un des terroristes se soit rendu en Israël.
La diffusion des quatre identités des auteurs et d'une image vidéo les montrant ensemble n'a, par ailleurs, en rien dissipé le mystère entourant ces jeunes gens apparemment sans histoires avant le 7 juillet.
Le quotidien israélien Maariv, citant des sources dans les services de sécurité, affirmait dimanche que Mohammed Sidique Khan, accusé de l'attentat au métro Edgware Road (7 morts), avait participé à Tel Aviv à la préparation d'une attaque-suicide qui avait tué trois Israéliens dans un bar de la ville en 2003.
Les deux auteurs principaux désignés à l'époque étaient aussi Britanniques. L'un avait été tué dans l'attentat, l'autre avait été retrouvé noyé en mer une semaine après.
Mohammed Sidique Khan, a-t-on appris par ailleurs, a fait l'objet d'une évaluation en 2004 du MI5, le contre-espionnage britannique, qui l'avait jugé sans danger.
Samedi, deux hauts responsables de la sécurité pakistanaise ont indiqué à l'AFP à Islamabad que les trois terroristes de Londres qui étaient d'origine pakistanaise avaient séjourné dans le pays récemment.
Mohammed Sidique Khan, encore, et Shahzad Tanweer (métro Aldgate, 7 morts) auraient passé trois mois ensemble au Pakistan à partir de novembre 2004 et il est «possible» qu'ils aient rencontré à cette occasion Abu Faraj al-Libbi, considéré comme le numéro 3 d'Al-Qaïda.(Un oncle de Tanweer avait indiqué précédemment que son neveu avait fréquenté à cette période une école religieuse islamique, ou madrassa.( Selon la source pakistanaise, Hasib Hussain (bus de Tavistock Square, 14 morts) avait voyagé de son côté au Pakistan en 2004.
En Egypte, la police détenait toujours dimanche un docteur en chimie égyptien qui a étudié cinq ans à l'université de Leeds, la ville du nord de l'Angleterre où vivaient Khan, Tanweer et Hussain.
Le ministre égyptien de l'Intérieur, Habib Al-Adly, ne croit pas toutefois à sa culpabilité, dont la famille a clamé l'innocence dans un entretien à l'AFP.
En Angleterre, la police poursuit de son côté les fouilles de maisons. Scotland Yard a précisé que dix adresses différentes ont été perquisitionnées dans la région de Leeds. Une onzième perquisition a eu lieu à Aylesbury, au nord-ouest de Londres, où vivait Germaine Lindsay (tunnel entre King's Cross et Russell Square, 27 morts).
Ce Britannique d'origine jamaïcaine, âgé de 19 ans, a été samedi le dernier membre du complot officiellement nommé par la police, en même temps que Mohammed Sidique Khan, 30 ans.( Ce dernier, décidément omniprésent dans l'enquête, serait connu de Mohammed Junaid Babar, un Américain d'origine pakistanaise qui a plaidé coupable à New York d'avoir organisé un camp d'entraînement en Afghanistan.
Les enquêteurs de Scotland Yard ne sont toujours pas certains, après dix jours d'enquête, que les terroristes aient eu l'intention de se suicider dans les attentats.
On n'a pas retrouvé de retardateurs dans les débris des explosions, ce qui laisserait supposer que les bombes ont dû être déclenchées par les terroristes.
Plusieurs incohérences ont conduit toutefois une source proche de l'enquête à déclarer au Mirror et au Sunday Telegraph que les commanditaires auraient pu vouloir se débarrasser des exécutants afin d'éviter qu'ils ne parlent.
Concernant ces commanditaires, les enquêteurs restent «déterminés à trouver un lien clair avec Al-Qaïda», et des déplacements de policiers britanniques au Pakistan, en Egypte ou dans d'autres pays sont probables dans les prochains jours.
Le Premier ministre britannique Tony Blair a, lui aussi, accusé samedi «l'idéologie du mal» d'Al-Qaïda d'être à l'origine directe des attentats, rejetant tout lien avec la guerre en Irak.
Après neuf jours d'union sacrée, cette interprétation commençait à être contestée dimanche. Deux anciens ministres travaillistes, Clare Short et Chris Smith, ont estimé que les attaques étaient liées de près à cette guerre, appelant Londres à réviser sa politique étrangère.
Le dernier bilan des attentats est de 55 morts et 700 blessés.
Sources : LE FIGARO
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L'article où l'on apprend qu'un expert israélien est sur les lieux... il y a une maxime qui dit : "L'assassin revient toujours sur les lieux de son crime..."
QUATRE TERRORISTES SANS DOUTE KAMIKAZES
Les terroristes sont arrivés ensemble à Londres en train peu avant les attentats. Des documents personnels des suspects ont été retrouvés sur les lieux des explosions. La police a découvert des explosifs lors de perquisitions et arrêté une personne à Leeds.
Scotland Yard a réalisé une percée majeure dans l'enquête sur les attentats de Londres qui ont fait 52 victimes et 700 blessés jeudi dernier. Quatre Britanniques, soupçonnés d'être les terroristes qui ont provoqué trois explosions dans le métro et une quatrième dans un bus, ont été identifiés par les nombreuses caméras de surveillance qui balaient la gare de King's Cross. Trois d'entre eux sont probablement morts en réalisant leurs méfaits.
Mais là n'est pas la pire nouvelle. Le scénario que les Britanniques craignaient le plus, et qu'ils avaient pourtant écarté jusqu'ici, semble se vérifier. Les experts de Scotland Yard ont de bonnes raisons de croire qu'il s'agit d'attentats-suicides. Ce serait une première en Grande-Bretagne, mais aussi en Europe. La Grande-Bretagne a certes déjà vu deux de ses concitoyens se faire exploser, mais c'était en Israël. L'hypothèse d'attentats-suicides introduit un nouveau paradigme et accroît l'inquiétude susceptible de s'emparer des Anglais. Elle pose aussi la question cruciale: par qui ont-ils été recrutés? Une experte de la sécurité du Royaume-Uni ne cache pas son inquiétude. «Je crains que cela produise un appel d'air chez d'autres jeunes fanatisés par des fondamentalistes. Car en voyant les dégâts que peuvent causer de tels attentats-suicides, ils voient le pouvoir qu'ils peuvent acquérir», relève l'experte.
Les caméras de surveillance ont permis de retracer le parcours des quatre présumés terroristes: ceux-ci se sont rencontrés à la station de King's Cross, nœud ferroviaire du métro et trois d'entre eux ont pris les trois lignes qui ont fait l'objet des attaques. Ils sont arrivés en train à la gare de King's Cross peu avant 8 h 30 jeudi dernier, vingt minutes avant les trois premières explosions sur la Piccadily Line, et sur la Circle Line allant d'une part vers l'est et d'autre part vers l'ouest. D'après les enquêteurs, ils sont arrivés de Luton, au nord de Londres, où un témoin les aurait vus débarquer d'une voiture. Mardi après-midi, la police a mené une vaste opération de bouclage de la gare de Luton et du secteur et a fait exploser la voiture en question. C'est à Luton déjà, qu'au lendemain des attentats, la police avait patrouillé dans le secteur où vivent de nombreux musulmans.
La quatrième explosion, sur un bus à Tavistock Square, à quelques centaines de mètres de King's Cross, demeure une énigme. Il y a toutefois de fortes chances pour que l'un des corps examinés soit celui d'un kamikaze. Comme l'indique un expert israélien présent à Londres, le corps a été décapité et c'est une caractéristique des auteurs d'attentats-suicides. Le théâtre du drame a permis à la police de trouver des éléments essentiels pour faire avancer l'enquête. Elle a ainsi trouvé les papiers d'identité d'un des quatre hommes à proximité du bus éventré. Un homme de 22 ans qui, selon sa famille habitant dans le nord de l'Angleterre près de Leeds, avait été annoncé disparu depuis jeudi. Les papiers d'identité de deux des trois autres suspects ont été découverts sur les trois autres sites des explosions.
D'après les dernières nouvelles, trois des quatre terroristes présumés sont morts dans les explosions. Le quatrième pourrait bien être parmi les multiples corps mutilés qui ont été extraits de l'enfer du tunnel de King's Cross, à 30 mètres sous terre, dans une chaleur de 60 degrés qui n'a fait qu'accélérer la décomposition des chairs.
Les papiers d'identité retrouvés ont poussé la police à mener une vaste opération de ratissage dans le West Yorshire, à Beeston près de Leeds, où plusieurs maisons ont été perquisitionnées en vertu du Terrorism Act. Plus de 500 personnes de la région ont été évacuées d'urgence. La police a même provoqué une explosion pour accéder à l'une des bâtisses dans laquelle du matériel explosif a été découvert. C'est un élément qui fait dire à un expert en explosifs que les terroristes présumés avaient créé une véritable usine à fabriquer des bombes. «C'est la preuve qu'elles n'ont pas été importées», relève ce même expert. Mais le Times avance une autre hypothèse. Citant Christophe Chaboud, le chef de la police antiterroriste française, il pense que les bombes ont été confectionnées par une seule personne. Plusieurs composants des explosifs ont été récupérés sur les quatre sites. De plus, le matériel utilisé serait très sophistiqué, d'origine militaire et probablement importé des Balkans, à moins qu'il ait été subtilisé à l'armée grâce à l'aide d'un complice.
La nouvelle au sujet des possibles attentats-suicides ne va pas manquer de traumatiser les stoïques Anglais. Et le premier ministre Tony Blair pourrait bien accélérer la procédure pour renforcer la législation antiterroriste. Il pourra s'appuyer sur une population britannique visiblement dé sécurisée et qui demande à près de 90% un durcissement des mesures de police permettant d'arrêter toute personne soupçonnée de fomenter des activités terroristes. Le même pourcentage est favorable à des contrôles renforcés aux frontières et à l'entrée des stations de métro.
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Daniel Keohane: Cela change beaucoup la donne. Si l'on prend les attentats de Madrid, ce n'étaient pas des kamikazes et les auteurs étaient principalement basés en Afrique du Nord. Ici, le fait que les terroristes sont nés en Grande-Bretagne pose toute une série de questions sur la manière de recenser la population du pays, sur le multiculturalisme de la société britannique et sur l'immigration. C'est d'autant plus effrayant qu'en Europe, on n'a aucune expérience en la matière, contrairement à des pays comme Israël qui sont constamment confrontés à ce problème sécuritaire.
– Les révélations faites par Scotland Yard hier sont-elles susceptibles d'avoir un fort impact sur le débat sur les mesures antiterroristes que prévoit Tony Blair?
– Cela aura certainement un impact et je pense que le pays va s'orienter vers plus de sécurité et que des restrictions des libertés individuelles sont à prévoir. Les terroristes eux-mêmes n'ont aucune considération pour les droits humains. Mais on ne peut pas non plus trop sacrifier ces libertés. Ce serait donner raison aux terroristes.
– Comment analysez-vous la réaction des autorités aux quatre explosions dans le métro et dans un bus?
– La réponse des services d'urgence et du gouvernement montre que la Grande-Bretagne était très bien préparée à de telles attaques. Il faut dire que le Royaume-Uni a acquis une grande expérience avec les attentats de l'Armée républicaine irlandaise (IRA) et a tiré les leçons des erreurs passées. Toutefois, l'IRA avait des cibles politiques et donnait des avertissements avant de faire exploser ses bombes. L'effet cherché était avant tout celui d'une menace psychologique. La menace du djihad islamique est totalement différente. Ses hérauts cherchent avant tout à tuer les infidèles. Et plus ils en tuent, meilleur est le travail accompli. Cette menace est très nouvelle pour l'Europe.
– Certains accusent néanmoins la Grande-Bretagne d'être un refuge pour les terroristes.
– L'accusation a été faite notamment par la France, touchée par des attentats dans les années 90 et dont les auteurs avaient été formés au Royaume-Uni. Aujourd'hui, après le 11 septembre et avec le Terrorism Act adopté en 2000, cette accusation est gratuite. C'est un cliché.
– Le terrorisme ne connaissant pas de frontières, la Grande-Bretagne peut-elle le maîtriser elle-même? Ne serait-il pas temps que l'Union européenne accroisse sa collaboration?
– La Grande-Bretagne est favorable à plus de coopération pour échanger des informations sur les appels téléphoniques, les explosifs, etc. Sur le renseignement proprement dit, elle préfère la coopération bilatérale avec la France et l'Espagne par exemple. Il n'est pas certain que les attentats changent la position anglaise sur l'espace Schengen. Au niveau européen, les grands pays ne sont pas près de partager leurs informations avec les 25 pays membres. Une Centrale européenne de renseignement, ce n'est donc pas pour demain. Mais la lutte antiterroriste est une priorité de la présidence britannique de l'Union européenne. Cela dit, contrairement aux Américains, les Européens sont demandeurs d'une approche plus globale du terrorisme et pas seulement militaire.
Avant les attentats de Londres, dont les quatre auteurs ont probablement péri durant l'opération, la technique a été utilisée avec succès contre les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie, en 1998, au Yémen en l'an 2000, et lors des attaques du 11 septembre 2001, qui a nécessité le sacrifice de 19 kamikazes. Depuis deux ans, elle est employée très régulièrement en Irak.
Il y a quelques mois, un enquêteur européen confiait sa fascination devant la capacité des groupes djihadistes à laisser leurs futurs «martyrs» agir de façon autonome pendant des semaines, alors que les organisations tamoules ou palestiniennes encadrent leurs candidats au suicide jusque dans les moments précédant de peu l'attentat.
Mohammed Atta, le «gourou» des pirates de l'air, était investi par un serment d'allégeance personnel à Oussama ben Laden. Comme ses principaux lieutenants, ce dernier attachait beaucoup d'importance à la disposition des militants d'Al-Qaida à mourir pour la cause.
Curieux rituels
Infiltrés aux Etats-Unis bien avant le 11 septembre, les volontaires dirigés par Mohammed Atta sont restés soudés grâce à de curieux rituels à base de prières et de fétiches religieux. Parmi les effets des kamikazes, on a retrouvé un texte qui leur promet d'être accueillis au paradis par de sublimes vierges et se conclut par un appel péremptoire: «N'en discutez pas, écoutez et obéissez.»
Dans un entretien accordé en 2002 au site religioscope.com, le chercheur français Farhad Khosrokhavar décrivait les motivations qui poussent au sacrifice suprême: «sacralisation d'une cause perçue comme plus importante que la vie de l'individu», et «sentiment [...] que l'on ne peut pas réaliser son idéal dans la vie».
Dans son livre Les Nouveaux Martyrs d'Allah (Flammarion 2002), le chercheur établissait un parallèle entre ce comportement et celui des premiers chrétiens, dont la soif de martyre horrifiait les Romains. La mort acceptée de bonne grâce s'était alors révélée efficace pour diffuser le message de la nouvelle religion et susciter l'adhésion de nouveaux convertis.