KEN LIVINSTONE

Publié le par Saint-Graal

Ken Livingstone n'est pas un personnage banal. Il dit haut et fort ce que tout le monde pense tout  bas. De "Bush est une menace pour la vie sur la planète" à "Sharon est un criminel de guerre et devrait être en prison"... on ne peut pas dire qu'il n'affiche pas ses opinions. Blair ne peut pas le  blairer, cela va de soi et les milieux sionistes et pro-israéliens non plus.  Nous pensons donc fortement qu'il était dans le collimateur de certaines instances et que les attentats de Londres visent moins à toucher l'Angleterre qu'à toucher Ken.  D'ailleurs, lui non plus ne doit pas être dupe de la manigance. Car vous verrez que son discours qui s'adresse aux "terroristes" ne cible pas les musulmans comme 98 pour cent des moutons médias qui continuent de brouter la salade USA-Israélienne dans le plus grand contentement. Ken Livingstone a eu le tort de poser le doigt sur certaines plaies et quand on lit les discours haineux des extrêmistes sionistes qui se défoulent sur le Net, on ne peut qu'imaginer leur sourire sardonique...

Le maire de Londres dans la tourmente

 

Ken Livingstone a récemment traité un journaliste juif de "gardien de camp de concentration". Depuis, il refuse de s'excuser. La dernière sommation vient de Tony Blair en personne : "Qu'il s'excuse et que l'on en finisse". 

A Londres et dans toute la Grande-Bretagne, la polémique ne fait qu'enfler. Tony Blair s'en est même emparé : le Premier ministre britannique a sommé mercredi le maire de Londres Ken Livingstone de s'excuser à la suite de propos jugés antisémites. Un dérapage malvenu au moment où le CIO évalue à Londres la candidature de la capitale britannique pour les Jeux olympiques de 2012.



Depuis plusieurs jours, en dépits d'appels pressants de tous bords, le maire, 59 ans, forte personnalité au verbe parfois déroutant, refuse de s'excuser pour avoir traité un journaliste juif de "gardien de camp de concentration". "Beaucoup d'entre nous dans la classe politique s'énervent parfois contre les journalistes, mais dans ces circonstances, et parce que ce journaliste est juif, oui il devrait s'excuser", a déclaré mercredi lors d'une émission télévisée Tony Blair. "Qu'il s'excuse et que l'on en finisse, cela serait la chose sensée à faire", a insisté le Premier ministre.

 

Mais ce conseil est déjà assuré de rester lettre morte. Ken Livingstone, surnommé Ken le rouge pour des positions parfois jugées très à gauche dans le parti travailliste, avait à l'avance affirmé que même M. Blair, avec lequel ses relations sont très froides, ne lui ferait pas plier l'échine. Présenter des excuses ne serait qu'hypocrisie publique, a fait valoir le maire qui rejette les accusations d'antisémitisme, admettant cependant que son commentaire était "offensant".

 

Vers une suspension ?

Tony Blair "n'a pas l'intention de faire de moi son ministre des Affaires étrangères, nous avons nos rôles respectifs. Il n'est pas là pour me diriger. Il n'a pas à répondre de mes erreurs ou de mes réussites. Nous sommes jugés séparément et indépendamment", avait déclaré mardi le maire de Londres, élu en mai 2000 et réélu en 2004.

Le conseil municipal de Londres a réclamé dès lundi en vain des excuses publiques de M. Livingstone, ainsi que plusieurs organisations juives, des survivants de l'Holocauste, des membres du parti travailliste et la ministre de la Culture Tessa Jowell. Downing Street s'était abstenu jusqu'à mercredi de tout commentaire. Le conseil des institutions publiques britanniques, qui a le pouvoir de suspendre le maire de ses fonctions pour un an, voire de l'interdire de vie publique pendant cinq ans, a été saisi de l'affaire par le conseil représentatif des juifs de Grande-Bretagne.

Cette affaire qui passionne la presse londonienne est d'autant plus gênante qu'une délégation du Comité international olympique se trouve pour quatre jours dans la capitale britannique, pour étudier la solidité de sa candidature pour les Jeux olympiques de 2012, face à Paris, Madrid, New York et Moscou. Cette candidature avait déjà été affaiblie par plusieurs bourdes, dont celle de la reine Elizabeth II, qui lors d'une réception privée aurait estimé que "Paris a les meilleures chances d'être choisie".

Sources : http://news.tf1.fr/news/monde/0,,3202841,00.html

 

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 « Cela concerne Israël, pas l’antisémitisme »

Auteur : Ken Livingstone
Ancien député britannique travailliste aujourd’hui dissident du New Labour, Ken Livingstone est maire de Londres.

Source : The Guardian (Royaume-Uni)
Référence : « This is about Israel, not anti-semitism », par Ken Livingstone, The Guardian, 4 mars 2005.

Résumé : Le racisme est une idéologie réactionnaire qui a servi à justifier les plus grands crimes de l’Histoire. C’est pour cela que c’est une idéologie que je déteste. Aucun commentateur sérieux n’a estimé que je puisse avoir fait des commentaires antisémites. Je considère que l’Holocauste est le pire crime du siècle dernier et que la contribution de la population juive dans la civilisation humaine est extraordinaire. Je reconnais également le poids de la contribution juive au développement de Londres et, en tant que maire, j’ai lutté contre les attaques antisémites dans ma ville.

Dans les années 70, j’ai travaillé avec le Conseil représentatif des juifs de Grande-Bretagne contre le National Front. Les problèmes avec le Conseil ont commencé quand, lorsque j’étais dirigeant du Conseil du grand Londres, j’ai refusé de limiter les subventions aux seules organisations juives agréées par cette organisation. J’ai ainsi fait subventionner des organisations juives de défense des droits des gays et lesbiennes qui n’avaient pas reçu son aval. Les tensions sont devenues dramatiques avec cette organisation quand j’ai dénoncé l’invasion illégale du Liban qui a abouti au massacre de Sabra et Chatila. La même année, je me suis impliqué dans une campagne interne au parti travailliste qui a amené le parti à reconnaître l’OLP comme la voix légitime des Palestiniens. Comme le montre cette histoire, le point d’opposition central entre moi et le Conseil n’est pas basé sur l’antisémitisme mais sur la position d’Israël.

L’expansion d’Israël a inclus des nettoyages ethniques. Les Palestiniens ont été chassés par la violence et la terreur. Les méthodes de l’Irgun ont été les mêmes que celles de Karadzic en Bosnie. Aujourd’hui, le gouvernement israélien continue de saisir les terres des Palestiniens et leur dénie le droit de revenir sur les terres dont ils ont été chassés. Ariel Sharon est un criminel de guerre et sa place est en prison. Aujourd’hui encore il continue d’organiser le terrorisme israélien.

Pour cacher cette situation, ceux qui le soutiennent diabolisent ses adversaires. D’abord ce furent les Palestiniens, puis tous les musulmans. Aujourd’hui, le gouvernement israélien donne une fausse image du racisme en Europe et présente les juifs comme les principales victimes du racisme et des discriminations. En réalité, ce sont les mêmes valeurs qui poussent à condamner l’Holocauste qui poussent à condamner la politique d’Israël.

Sources : RESEAU VOLTAIRE

 

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KEN LIVINGSONE AUX TERRORISTES : "VOUS NE GAGNEREZ PAS."

"Vous ne gagnerez pas", a lancé depuis Singapour le maire de Londres Ken Livingstone dans une déclaration à l'adresse des auteurs des attentats de Londres, indiquant que "rien n'empêchera ceux qui le veulent de venir à Londres pour être libres".


Visiblement choqué, le maire de Londres qui doit regagner sa capitale jeudi (arrivée prévue à Heathrow vendredi matin), a fait une déclaration sur un ton grave dans le lobby de l'hôtel de Singapour qui a vu le triomphe olympique de sa ville mercredi.

"Vous qui êtes venus aujourd'hui à Londres pour voler des vies, je sais bien que vous ne craignez pas de perdre la vôtre pour prendre celle des autres, mais je sais aussi que vous craignez de ne pas atteindre votre objectif à long terme qui est de détruire notre monde libre."

"Mais je peux vous dire que vous ne gagnerez pas. Dans les jours qui viennent, regardez nos aéroports, regardez nos ports, voyez nos gares et vous verrez que même après votre lâche attaque des gens de Grande-Bretagne, des gens du monde entier, arriver à Londres pour devenir Londoniens et pour réaliser leurs rêves", a-t-il dit.

"Ceux là auront choisi de venir à Londres comme tant d'autres avant eux parce qu'ils sont venus pour être libres. Ils sont venus pour vivre la vie qu'ils ont choisie."

"Rien de ce que vous ferez, quel que soit le nombre de gens que vous tuiez, n'arrêtera le flux vers nos villes où la liberté est forte et où les gens peuvent vivre en harmonie", a ajouté Ken Livingstone.

Sources : 
LA TRIBUNE

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Publié dans USA-ISRAËL

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