USA : aider Israël "autrement" ?!
Ils ne sont pas contents les sionistes !
USA : aider Israël « autrement » ?!
par Shraga Blum
De plus en plus de voix aux USA se font entendre pour demander à Georges Bush de revoir son soutien, qualifié ‘‘d’inconditionnel’’ à Israël, et parfois sous couvert… d’amitié.
Parmi ces ‘‘voix’’, celle connue du milliardaire juif Georges Soros, qui s’est distingué à plusieurs reprises pour ses critiques acerbes envers Israël. On se souvient qu’en novembre dernier, il avait osé dire ‘‘qu’Israël, par ses actes, provoque l’antisémitisme dans le monde’’.
Dans un long article paru dans le bi-hebdomadaire ‘‘New York Book of Review’’, Soros ‘‘demande aux Juifs américains de prendre leur distance avec l’AIPAC, le puissant et influent organisme de soutien à Israël, et de pousser l’administration américaine à adopter une politique plus critique envers son allié Israélien (…) Aucun progrès vers la paix ne pourra se faire tant que Georges Bush soutiendra Ehoud Olmert dans son refus de négocier avec le gouvernement palestinien, Hamas inclus. (…) L’exigence faite au Hamas de reconnaître le droit à l’existence d’Israël ne doit pas être une condition de départ des négociations, mais au contraire, une clause qui interviendrait au moment de la signature finale d’un accord ’’. Et le milliardaire de citer à l’appui de sa thèse des extraits d’un livre de l’écrivain et romancier israélien David Grossmann, connu pour ses idées pacifistes et gauchisantes. Soros dresse un sévère réquisitoire contre l’AIPAC, l’accusant de ‘‘toujours pousser Israël vers la guerre’’, Notons que la même accusation a été portée par ces mêmes milieux contre l’AIPAC pour avoir soi-disant ‘‘poussée l’administration Bush à entrer en guerre contre l’Irak’’.. On imagine aisément les dégâts que peuvent faire ce genre de déclarations dans l’opinion américaine.
Cet article a provoqué une onde de choc dans la communauté juive américaine. Mais pour les proches de Soros, cet article n’est qu’une première étape dans sa ‘‘croisade’’ contre l’AIPAC, la suite viendra.
De son côté, Nicholas Kristof, qui détient une rubrique dans le ‘‘New York Times », a entrepris de traiter de l’un des sujets les plus sensibles outre atlantique : ‘‘A-t-on le droit de critiquer Israël ?’’ Dans son papier de dimanche dernier, Christoph affirme : ‘‘Bien que dans la société israélienne il existe un débat animé quant à la politique suivie dans les ‘territoires occupés’, ici, aux Etats-Unis, jamais un candidat à l’élection présidentielle n’aura le courage d’émettre ne serait-ce qu’une demi critique à l’encontre de la politique répressive d’Israël’’
En face des très nombreuses critiques que le journaliste a reçu après son article, il a également reçu de nombreux appuis, notamment par l’intermédiaire d’un ‘‘Blog Thank You Nicholas Kristof’’, dans lequel des internautes le remercient d’avoir ‘enfin levé le tabou’ et permis la naissance d’un débat public sur ce sujet ! Derrière ce blog se tiennent ‘Les Démocrates Progressistes pour l’Amérique’ un organisme lié au Parti Démocrate, connu notamment pour son activisme contre la guerre en Irak.
Le magazine ‘‘The Economist’’ non plus, n’est pas en reste : ‘‘Malgré la puissance sans cesse grandissante de l’AIPAC, cette organisation attire de plus en plus de critiques sur sa politique en faveur de la guerre. Or, l’expérience irakienne a poussé de nombreux américains à prendre leurs distances d’avec les ‘faucons’ pro-guerre, avec lesquels l’AIPAC est clairement identifiée. Cela entraîne des gens sérieux et influents à se poser des questions, et à poser des questions très dures sur la nature des liens entre les Etats-Unis et Israël’’.
Sources Arouts 7
Posté par Adriana Evangelizt