BUSH PERSISTE ET SIGNE !
Quand on lit l'article ci-dessous, on se demande si l'on ne rêve pas ou plutôt si l'on ne cauchemarde pas ! Incroyable. Rarement un président se sera autant foutu de la gueule de son Peuple. Et nous pesons nos mots. L'heure est grave. Très grave. Quand on sait ce qu'il se passe en Irak, les dizaines de milliers de victimes assassinées pour piller le sol irakien... tous les américains morts ou estropiés à vie pour Halliburton and Cie... et que Bush persiste et signe en disant qu'il n'est pas question d'abandonner le Moyen-Orient à Ben Laden et en faisant l'amalgame avec le 11 septembre alors que l'on sait très bien qu'il n'y est pour rien Il y a là quelque chose qui nous dépasse. Mais qu'il se permette, sans rire, d'ajouter qu'il n’était pas question d’établir un calendrier de retrait des troupes américaines, précisant que « ce serait une sérieuse erreur », qui démoraliserait les Irakiens, et que ceux-ci pouvaient être rassurés : « L’Amérique ne partira pas avant que le travail soit fait. » , excusez nous du peu, le cynisme ne lui fait pas défaut et il a encore de la chance de ne pas s'étrangler avec. Car que "l'Amérique ne parte pas avant que le travail soit fait" possède pour nous une signification bien particulière. On connait le travail qui se fait en Irak. Une honte !
Oui, citoyens du monde entier, l'heure est bien plus grave qu'il n'y paraît. L'horizon s'annonce incertain et l'avenir sombre. Les individus qui tiennent les rênes de la planète sont des fous dangereux. Bush n'est qu'une marionnette manipulée par de sombres instances qui poursuivent leur but prédateur et idéologique. Et ce sont les musulmans qui en paient le prix fort. Il va falloir faire appel aux forces "supérieures" pour endiguer le mal qui gangrène notre espace. Que les 144 000 se mettent à pied d'oeuvre... nous en sommes.
IRAK : LE DISCOURS DU PRESIDENT BUSH
"L'AMERIQUE NE PARTIRA PAS !"
Le mardi 28 juin 2005 - premier anniversaire du transfert de la souveraineté au gouvernement irakien mis en place après l’invasion -, le président George W. Bush s’est adressé à l’opinion publique américaine. Il a choisi pour le faire la base militaire de Fort Bragg, centre des unités parachutistes des forces spéciales. Il a reconnu « que les Américains se posent la question : "Le sacrifice en vaut-il la peine ?" », et a répondu : « Oui, c’est vital pour la sécurité future de notre pays ».
GEORGE Bush a invoqué le 11 septembre 2001 pour assurer qu’il n’était pas question d’abandonner « l’avenir du Moyen-Orient à des hommes comme Ben Laden » et expliqué que « nous ne laisserons pas notre avenir être déterminé par des assassins ». Et qu’en conséquence, il n’était pas question d’établir un calendrier de retrait des troupes américaines, précisant que « ce serait une sérieuse erreur », qui démoraliserait les Irakiens, et que ceux-ci pouvaient être rassurés : « L’Amérique ne partira pas avant que le travail soit fait. »
Cette rhétorique assénée alors que les chiffres officiels reconnaissent que plus de 10 000 Irakiens sont morts pendant l’année écoulée et que le nombre de soldats américains morts au combat avoisine maintenant les 1 750 (et qu’il y a 14 000 blessés) a été d’une manière générale fort mal reçue.
L’accueil fait au discours du président Bush, destiné à une reprise en main de l’opinion publique, est révélateur de la profondeur de la crise qui secoue les Etats-Unis.
Comme l’écrit le New York Times (30 juin), ce discours visait à répondre « au fait que la persistance de l’insurrection avait miné le soutien à la guerre, provoqué des signes de conflits au sein de son propre parti et entraîné des déclarations contradictoires des membres de son administration sur la manière dont les choses pouvaient s’améliorer (...) ».
Un sondage de la CNN montrait que 53 % de ceux qui avaient répondu considéraient que c’était une erreur d’avoir envoyé des troupes en Irak et que 61 % des personnes interrogées pensaient que Bush n’avait pas de plan pour se sortir de la situation qu’il avait créée.
Comme l’écrivait un éditorial du même journal, « le président Bush a dit à la nation que la guerre en Irak était difficile, mais qu’elle pouvait être gagnée ». De ces deux affirmations, seule la première est incontestablement exacte.
Pour le Los Angeles Times (29 juin 2005), « le discours de Bush a déçu. Il a, à nouveau, réécrit l’histoire en liant les attaques terroristes du 11 septembre 2001 à la guerre en Irak (...). Les Américains sont troublés de voir tant de vies perdues en Irak et la guerre exiger des dépenses qui atteignent les 200 milliards de dollars, tout en écoutant une rhétorique qui se contente de répéter qu’il faut garder le cap. »
Un autre journal, USA Today (29 juin), constate « qu’il n’y avait dans ce discours aucune reconnaissance des erreurs commises, que tous les Américains peuvent constater, mais que M. Bush semble incapable d’admettre. Son administration paie maintenant le prix de ses proclamations optimistes, prétendant qu’envahir l’Irak et s’en retirer serait rapide et pas trop douloureux. »
L’incapacité de l’impérialisme américain, malgré sa puissance, malgré les moyens employés, d’aboutir même à une apparence d’ordre en Irak, le fait que plus de 90 % des pertes de l’armée américaine soient survenues après l’annonce officielle de la fin des opérations militaires, le 1er mai 2003, conduisent à une crise qui touche tous les secteurs de la classe dirigeante américaine et de leur représentation.
En même temps, nourrissant cette crise, l’exigence monte dans la population américaine de mettre fin au chaos et à la guerre, et donc d’exiger le retrait des troupes.
Ce n’est pas cette solution correspondant au droit des peuples et aux intérêts du peuple américain que mettent en avant les critiques de Bush formulées par les dirigeants du Parti démocrate.
C’est ainsi que Zbigniew Brzezinski, qui fut le conseiller du président Carter et l’organisateur de l’alliance avec les talibans au temps de la guerre froide, dénonce le discours de Bush comme un recours à la fiction lorsqu’il justifie l’invasion de l’Irak par l’agression du 11 septembre.
Il en tire la conclusion, non qu’il faut aujourd’hui retirer les troupes américaines, mais qu’au contraire, il faut aller plus vite dans le dépècement de l’Irak, en s’appuyant sur les communautés chiite et kurde, qui, écrit-il, « sont les seules à avoir le pouvoir d’écraser ou d’intégrer la communauté sunnite ». Il conclut : « La présentation romancée de la guerre américaine contre la terreur en Irak masque la réalité du fait que ce conflit aggrave l’hostilité à l’égard des Etats-Unis (...). Pour expliquer les causes de la faillite de l’empire, l’historien Arnold Toynbee en rendait responsable "une politique suicidaire". Il est vrai qu’il faisait de l’histoire et non de la fiction. »
Il conclut : "une politique suicidaire".
La lucidité de ce défenseur de l’impérialisme se passe de commentaire. La volonté du peuple américain, dont les intérêts sont contradictoires avec ceux de la domination et de la conquête, s’affirme, en particulier, dans les difficultés croissantes de recrutement de l’armée américaine et dans l’opposition de la jeunesse - notamment dans les universités - aux campagnes des agents recruteurs.
FRANÇOIS FORGUE
Sources : http://www.informations-ouvrieres.presse.fr/articles.php?lng=fr&pg=281
Posté par Adriana Evangelizt