Paul Wolfowitz, un faucon pris au piège de sa croisade contre la corruption

Publié le par Adriana Evangelizt

Quand on lit que Wolfowitz s'était fait le "hérault" de la lutte contre la pauvreté, on rit à gorge déployé. Wolfowitz est un néo-conservateur doublé d'un sioniste, or l'honnêteté est loin d'être l'apanage de ceux qui se réclament de ces idéologies. Leur but est de s'infiltrer partout mais surtout dans les affaires de l'Etat, de n'importe quel pays d'ailleurs. Il n'y a qu'à voir en France, le Crif a téléphoné à Sarkozy pour ne pas qu'Hubert Védrine soit au Quai d'Orsay. Wolfowitz n'était qu'un rapace, et rien d'autre. Les millions qu'il a donné à sa maîtresse n'ont certainement pas amélioré la vie des pauvres.

Paul Wolfowitz, un faucon pris au piège de sa croisade

contre la corruption

Paul Wolfowitz, qui va démissionner de la Banque mondiale à compter du 30 juin, après deux ans très chahutés à la tête de l'institution internationale, a été la propre victime de la croisade anti-corruption qu'il avait mise en oeuvre.

A 63 ans, il semblait pourtant arrivé au pinacle de sa carrière, présidant une des institutions multilatérales les plus respectées, chargée de lutter contre la pauvreté dans le monde.

Après avoir été, comme numéro deux du Pentagone, l'un des principaux architectes de la guerre en Irak, il se voulait le héraut des déshérités de la planète.

Mais ce sont les faramineuses augmentations de salaire accordées de son propre chef à sa compagne Shaha Riza, employée de la Banque mondiale, qui auront eu raison de lui.

Brillant universitaire, mathématicien de formation et titulaire d'un doctorat de sciences politiques de l'Université de Chicago, M. Wolfowitz avait surtout fait carrière dans la Défense avant d'arriver à la tête de la Banque, grâce à George W. Bush en 2005. Le choix du président américain avait suscité des grincements de dents dans certaines capitales.

Né à New York le 22 décembre 1943 dans la famille d'un juif polonais immigré, il a fait son entrée à 30 ans dans l'administration à l'Agence pour le contrôle des armes et du désarmement.

Il peaufine son expertise des questions de Défense en travaillant au Pentagone comme assistant au sous-secrétaire à la Défense chargé des programmes régionaux, de 1977 à 1980.

Paul Wolfowitz passe ensuite au Département d'Etat, chargé des relations entre les Etats-Unis et une vingtaine de pays d'Asie orientale et du Pacifique. Il jouera, à ce titre, un rôle central dans la transition en douceur préconisée par Washington à la fin de la dictature de Ferdinand Marcos aux Philippines.

Après trois années comme ambassadeur à Jakarta, il est nommé sous-secrétaire à la Défense (1989-1993), alors que le Pentagone était dirigé par Dick Cheney, aujourd'hui vice-président des Etats-Unis.

Il s'y fait une réputation de "faucon", c'est-à-dire partisan d'une attitude extrêmement ferme des Etats-Unis pour défendre leurs intérêts stratégiques, y compris par les armes.

En raison de son rôle dans le déclenchement de la guerre en Irak, le cinéaste Michael Moore en avait fait l'une de ses cibles privilégiées dans son documentaire polémique "Fahrenheit 9/11". Une scène le montrant en train de lécher son peigne avant de se recoiffer avant un entretien télévisé n'avait pas contribué à améliorer son image.

Plus récemment, une photo le montrant chaussettes trouées à l'entrée d'une mosquée en Turquie avait fait le tour du monde.

Petit, cheveu poivre et sel, regard noir intense sous d'épais sourcils et large front, Paul Wolfowitz est divorcé et sa relation avec Shaha Riza était connue de longue date.

Il ne s'est pas fait que des amis à la Banque, où il avait pris soin de s'entourer de collaborateurs venus de l'extérieur et généralement liés au parti républicain du président Bush.

Plusieurs hauts responsables de l'institution ont préféré partir plutôt que d'être marginalisés et l'affaire des augmentations de salaires de sa compagne a fuité dans la presse après des protestations d'employés de la Banque.

Leur association avait été l'une des premières à réclamer sa démission après la révélation de l'affaire Riza et il a eu l'indigne honneur de se faire huer et conspuer par ses employés dans l'enceinte même de la Banque, quelques semaines avant de se résoudre à démissionner.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article