Le pape s'inquiète de l'Irak, Bush et Prodi affichent leur bonne entente

Publié le par Adriana Evangelizt

Le pape s'inquiète de l'Irak, Bush et Prodi affichent leur bonne entente





Le pape Benoît XVI s'est inquiété samedi à Rome du sort des chrétiens en Irak lors de sa première rencontre avec le président américain George W. Bush, qui a par ailleurs affiché sa bonne entente avec Romano Prodi après des mois de tension entre les deux pays.

Le pape a évoqué avec M. Bush "la situation préoccupante en Irak et les conditions critiques dans lesquelles se trouvent les communautés chrétiennes" dans ce pays, a indiqué le Vatican.

"Je lui ai assuré que nous travaillions dur pour faire en sorte que les gens respectent la constitution" irakienne, qui garantit le pluralisme religieux, a déclaré à la presse le président américain, dont le pays dirige la coalition des forces occidentales en Irak.

Benoît XVI a également "exprimé le voeu (...), d'une solution +régionale+ et +négociée+ des conflits et des crises qui secouent la région" du Moyen-Orient, a indiqué le Vatican à l'issue de l'audience accordée par le souverain pontife à M. Bush qui a qualifié le pape d'"homme très intelligent, plein d'amour".

Il lui a donné du "Monsieur" à plusieurs reprises à la place du formel "Votre sainteté", ce que les médias italiens ont aussitôt considéré comme une gaffe.


Après sa rencontre avec le pape, dans une capitale quadrillée par les policiers, M. Bush s'est entretenu avec M. Prodi, les deux responsables assurant être sur la même longueur d'onde sur les grandes sujets internationaux.

"Je vous remercie pour votre engagement en Afghanistan", a dit M. Bush à M. Prodi lors d'une conférence de presse, ajoutant que le monde entier a apprécié "le leadership italien au Liban", où Rome dirige la mission des Nations Unies (FINUL) dont elle est le principal contributeur.

"Je serai ravi d'accueillir Romano aux Etats-Unis. C'est un grand ami", a encore dit M. Bush, alors que la presse italienne s'est étonnée que M. Prodi n'ait toujours pas été reçu à la Maison Blanche, plus d'un an après sa victoire aux élections.

Il n'existe "aucun problème bilatéral sérieux" entre les deux pays, a pour sa part assuré M. Prodi.

L'Afghanistan, où les Américains souhaiteraient un engagement plus poussé des soldats italiens, et les conditions controversées de la libération d'un journaliste italien, libéré en échange de plusieurs rebelles talibans, ont pourtant pesé sur les relations entre les deux pays ces derniers mois.

Evoquant enfin "le café qu'il va prendre" avec l'ex-président du Conseil Silvio Berlusconi après ses entretiens avec M. Prodi, M. Bush a assuré que c'était "un honneur d'avoir l'amitié de deux leaders aussi importants".

Recevant les représentants de la communauté catholique de Sant'Egidio, impliqués dans la lutte contre les maladies et la pauvreté en Afrique, M. Bush les a remerciés pour leur engagement et a rappelé la décision américaine d'affecter 30 milliards de dollars au continent.

Des échauffourées avec les forces de l'ordre se sont produites en soirée dans le centre de Rome à l'issue de l'un des deux manifestations anti-Bush, des manifestants portant des cagoules et des casques, armés de bâtons, jetant des bouteilles et d'autres objets sur les policiers qui les ont repoussés.

Les vitrines d'une banque et d'un restaurant McDonald's ont été endommagées, a constaté un correspondant de l'AFP.

Les autorités avaient exprimé la crainte d'incidents à l'issue de cette manifestation organisée par l'extrême gauche et les altermondialistes.

Un second rassemblement, sous forme de concert, a parallèlement été organisée par la gauche radicale de la coalition (communistes et Verts) dans le centre historique de Rome.


Sources
La Croix

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans IRAK

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