Bush annonce des sanctions contre la junte birmane à l'ONU
Alors ce qui nous marque... Bush n'a pas parlé de l'Iran ou presque pas. Sarkozy par contre a estimé que laisser l'Iran se doter de l'arme nucléaire reviendrait à faire "courir un risque inacceptable à la stabilité de la région et du monde". On a envie de lui demander qui déstabilise la région depuis soixante ans et qui possède l'arme nucléaire ?
Assemblée générale de l'ONU :
Bush annonce des sanctions contre la junte birmane
Le président américain George W. Bush a annoncé mardi à l'ONU de nouvelles sanctions américaines contre la junte militaire au pouvoir en Birmanie, pour aider le mouvement de protestation en cours et accentuer la pression contre le régime.
Le président français Nicolas Sarkozy a déclaré pour sa part que laisser l'Iran se doter de l'arme nucléaire reviendrait à faire "courir un risque inacceptable à la stabilité de la région et du monde".
"Les Etats-Unis vont renforcer leurs sanctions économiques contre les dirigeants du régime (birman) et ceux qui les soutiennent financièrement", a déclaré M. Bush devant les délégués des 192 Etats membres réunis pour le débat annuel de l'Assemblée générale des Nations unies.
Il a annoncé une interdiction de visa élargie contre "les responsables des violations des droits de l'Homme les plus flagrantes ainsi que les membres de leurs familles", se déclarant "outré" par la situation en Birmanie, où la junte est défiée depuis des semaines par des milliers de manifestants.
M. Bush s'est en revanche contenté d'une brève évocation du régime iranien.
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a occupé le devant de la scène depuis son arrivée aux Etats-Unis et devait succéder à M. Bush à la tribune des Nation unies dans l'après-midi.
De son côté, le président Sarkozy a estimé que laisser l'Iran se doter de l'arme nucléaire reviendrait à faire "courir un risque inacceptable à la stabilité de la région et du monde".
"L'Iran a droit à l'énergie nucléaire à des fins civiles", a déclaré M. Sarkozy à la tribune de l'ONU. "Mais en laissant l'Iran se doter de l'arme nucléaire, nous ferions courir un risque inacceptable à la stabilité de la région et du monde", a-t-il ajouté.
M. Sarkozy, qui a été longuement applaudi à l'issue de son discours, a estimé qu'"il n'y aurait pas de paix dans le monde si la communauté internationale fait preuve de faiblesse face à la prolifération des armements nucléaires".
Le chef de l'Etat français a également proposé un "New Deal écologique et économique" et appelé "tous les Etats à se réunir pour fonder le nouvel ordre mondial du XXIe siècle".
Le thème officiel du débat de la 62e Assemblée générale de l'ONU est la lutte contre le réchauffement climatique mais chaque orateur est libre d'aborder les sujets de son choix.
193 orateurs, dont 99 chefs d'Etat, doivent s'exprimer tour à tour pendant une semaine, jusqu'au 3 octobre.
"Dans ce monde où le sort de chacun dépend de plus en plus de celui des autres, l'ONU ne doit pas être affaiblie mais renforcée", a également souligné M. Sarkozy.
Ban Ki-moon, secrétaire général de l'ONU, avait conclu son discours d'ouverture en affirmant, en français, que "le multilatéralisme est de retour" et qu'"un monde de plus en plus interdépendant reconnaît que l'Onu représente le meilleur moyen - en fait le seul moyen - de relever les défis de l'avenir".
Par ailleurs, le Conseil de sécurité a approuvé, dans une résolution, le déploiement d'une force mixte ONU-Union européenne (UE) dans l'est du Tchad et le nord-est de la Centrafrique pour protéger les civils touchés par le conflit au Darfour voisin.
La force doit consister en une mission de police de l'ONU, qui s'appellera Minurcat, appuyée militairement par l'UE. L'ONU devrait fournir 300 policiers qui devront former quelque 850 policiers tchadiens chargés des camps de réfugiés.
La protection des zones alentour, à l'extérieur des camps, sera assurée par la force de l'UE, de 4.000 soldats au maximum dont la France pourrait fournir environ la moitié.
Sources AFP
Posté par Adriana Evangelizt