Ahmadinejad se livre à une violente diatribe contre les Etats-Unis et Israël

Publié le par Adriana Evangelizt

Nucléaire: l'Iran considère son dossier «clos»

 

 




Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a affirmé mardi devant l'Assemblée générale de l'ONU que son pays considérait que le problème nucléaire iranien était «clos», et s'est livré à une violente diatribe contre les États-Unis et Israël.

«J'annonce officiellement que, selon nous, la question nucléaire est désormais close et qu'elle est devenue une question ordinaire relevant de l'Agence» internationale de l'énergie atomique (AIEA), a déclaré M. Ahmadinejad.

Faisant notamment allusion aux États-Unis et à l'Union européenne, il a affirmé que l'Iran ne tiendrait pas compte des «diktats illégitimes et politiquement motivés des puissances arrogantes» concernant son programme nucléaire.

«Par conséquent l'Iran a décidé de poursuivre cette question à travers la voie juridique appropriée, celle de l'AIEA», a-t-il ajouté.

Les chefs de diplomatie des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (États-Unis, Russie, Chine, Grande-Bretagne, France) et l'Allemagne se retrouvent vendredi à New York pour discuter d'un éventuel renforcement des sanctions contre Téhéran, qui refuse de se conformer à deux précédentes résolutions lui enjoignant de suspendre ses activités d'enrichissement d'uranium.

Le Conseil de sécurité a ainsi adopté trois résolutions contre l'Iran, dont les deux dernières comportent des sanctions, et Washington fait pression pour une nouvelle résolution à l'automne.

M. Ahmadinejad a une nouvelle fois démenti que son pays cherchait à se doter de l'arme nucléaire. «Toutes nos activités nucléaires ont été complètement pacifiques et transparentes», a-t-il dit.

Il s'est également livré à une violente diatribe contre les États-Unis, accusés de violer les droits de l'Homme.

«Malheureusement les droits de l'Homme sont largement violés par certaines puissances, en particulier par ceux qui prétendent en être les défenseurs exclusifs», a-t-il dit, dans une allusion transparente aux États-Unis.

Il a dénoncé l'occupation de l'Irak, lancée au «prétexte de renverser un dictateur et à cause de l'existence d'armes de destruction massive». «Le dictateur (...) a été renversé et aucune arme de destruction massive n'a été trouvée, mais l'occupation se poursuit sous d'autres prétextes», a poursuivi le dirigeant iranien.

Les sièges de la délégation américaine à l'Assemblée générale étaient vides pendant le discours, selon les images diffusées par l'ONU. «Nous avons choisi de laisser un fonctionnaire de rang inférieur pour prendre des notes», a déclaré Gonzalo Gallegos, un porte-parole du département d'État. M. Ahmadinejad avait assisté à celui de son homologue américain prononcé dans la matinée.

Il a également évoqué, toujours sans les désigner nommément, le programme de prisons secrètes de la CIA, la prison militaire de Guantanamo ou encore le programme d'écoutes antiterroristes de l'administration Bush.

Quelques heures plus tôt, le président français Nicolas Sarkozy avait lancé un avertissement sévère à l'Iran, jugeant «inacceptable» que Téhéran se dote de l'arme nucléaire.

«En laissant l'Iran se doter de l'arme nucléaire, nous ferions courir un risque inacceptable à la stabilité de la région et du monde», avait-il dit.

Plus tôt dans la matinée, le président George W. Bush a prononcé un discours dans lequel Téhéran a au contraire été très peu cité. L'Iran est pourtant la bête noire de l'administration américaine.

«Nous sommes prêts à demander de nouvelles sanctions» pour juguler le programme nucléaire iranien, a pour sa part déclaré la chancelière allemande Angela Merkel.

Dans une conférence de presse à l'issue de son intervention, M. Ahmadinejad a déclaré que l'Iran allait «déployer tous les efforts possibles pour empêcher de nouvelles sanction», fustigeant «certaines puissances hostiles à l'Iran (qui) tentent d'imposer leur volonté au Conseil de sécurité».

Sources Cyberpresse

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans IRAN ISRAEL

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