Barack Obama superstar

Publié le par Adriana Evangelizt

Un très beau portrait de notre candidat préféré à la présidentielle US...

Barack superstar

 

par Alexandre Sirois



 

 

L'électrisant Barack Obama a fait un premier pas cette semaine vers l'annonce officielle de sa candidature à la course à la Maison-Blanche en 2008. Portrait du politicien démocrate de l'heure aux États-Unis etde sa percée fulgurante, qui pourrait être freinée par une histoire de coke.

Barack Obama plus populaire que les Rolling Stones ?

C'est ce qu'a insinué le mois dernier John Lynch, le gouverneur démocrate du New Hampshire. Il cherchait alors un moyen de célébrer la brillante performance de son parti aux élections de mi-mandat.

Lynch a dit, à la blague, avoir songé à recruter la bande à Mick Jagger pour souligner l'événement.

«On a tout annulé quand on s'est rendu compte que le sénateur Obama vendrait plus de billets», a-t-il dit devant un parterre de 1500 personnes ayant déboursé 25 $ pour entendre le politicien de l'heure aux États-Unis.

Une foule record pour un sénateur qui n'était pas encore officiellement candidat à la Maison-Blanche. Et du jamais vu dans cet État dont les primaires jouent un rôle crucial dans la course à la présidence américaine.

Certains ont même comparé l'événement, par son ampleur, au passage de John Fitzgerald Kennedy à l'Université du New Hampshire en 1960.

L'anecdote illustre à quel point tout ce que touche Obama depuis son arrivée sur la scène politique fédérale américaine se transforme en or.

Qui aurait pu prédire sa trajectoire météorique ? Même pas le principal intéressé, semble-t-il.

Invité à prononcer un discours à la convention démocrate en juillet 2004 à Boston, il a d'emblée admis ce soir-là que sa présence sur scène était «plutôt invraisemblable».

«Mon père était un étudiant étranger, qui est né dans un petit village du Kenya. Il a grandi en conduisant un troupeau de chèvres et allait à l'école dans une cabane au toit en métal», a raconté le politicien au cours de cette allocution électrisante qui a fait de lui l'étoile montante du partie.

Ce père «noir comme le goudron» est tombé amoureux d'une femme du Kansas «blanche comme le lait». Barack Hussein Obama (son nom complet, qui fera probablement le délice des républicains) naîtra de cette union improbable en août 1961 à Hawaii.

Obama n'avait que deux ans quand son père a quitté le domicile pour retourner au Kenya, où il allait devenir ministre. Sa mère ayant plus tard épousé un Indonésien, il a vécu quelques années à Djakarta avant de revenir à Hawaii à l'âge de 10 ans, chez ses grands-parents.

Après des études en sciences politiques à l'Université Columbia de New York, il s'est établi à Chicago en 1985. Il y travaillait à améliorer les conditions de vie dans les quartiers pauvres.

Quelques années plus tard, il s'est retrouvé à la prestigieuse école de droit de Harvard. Il y a réalisé son premier exploit : devenir le premier Afro-Américain à présider la Harvard Law Review.

Après avoir pratiqué et enseigné le droit à Chicago pendant quelques années, Obama a répondu à l'appel de la politique. Il a été élu au Sénat de l'Illinois en 1996. Poste qu'il a occupé jusqu'en 2004, année où il a fait le saut avec succès en politique fédérale.

L'«Obama-mania» allait commencer. Sa campagne pour s'emparer d'un siège au Sénat américain a révélé au monde entier un politicien doué, éloquent et charismatique, qu'on a rapidement comparé aux grands. Un «naturel» aussi empathique que Bill Clinton et porteur d'espoir comme a pu l'être Ronald Reagan. Et qui suscite le même engouement que Robert Kennedy à la fin des années 60.

Pot et coke

«C'est quelqu'un de très charmant qui possède un réel magnétisme», explique Christina Rivers, politologue de l'Université DePaul à Chicago, interrogée sur la popularité d'Obama.

«Et du fait de ses origines métissées et de ses années passées à l'extérieur du pays, il arrive à défier les stéréotypes», ajoute cette spécialiste de la politique afro-américaine.

Obama n'a cependant pas encore eu à véritablement faire face à la musique. Une course à la présidence américaine s'apparente à un combat extrême où les coups en bas de la ceinture seraient permis.

Et le parcours du politicien de 45 ans, bien qu'exceptionnel, n'est pas sans taches. Il a admis, dans une autobiographie publiée en 1995 dont 800 000 exemplaires sont en circulation, qu'il a déjà pris de la marijuana et de la coke à l'école secondaire.

Aujourd'hui marié, père de deux filles âgées de 4 et 8 ans, il dit avoir parlé de ses écarts de conduite pour que «les jeunes qui sont déjà dans des situations bien plus complexes que la mienne sachent que vous pouvez faire des erreurs et tout de même vous en sortir».

Un jeune homme noir qui arrive à s'extirper de l'enfer de la drogue et devient le premier président de couleur de l'histoire des États-Unis. Ne serait-ce pas, après tout, une de ces spectaculaires histoires de rédemption qu'aiment tant les Américains?

Sources
Cyberpresse

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans Barak Obama

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