LE CONTRÔLE SOCIAL DES DROGUES

Publié le par Adriana Evangelizt

LE CONTRÔLE SOCIAL DES DROGUES

On dit que le marché du trafic de la drogue représenterait environ la moitié des flux monétaires de la planète. D'après le Monde diplomatique d'Avril 2000, ce marché dépasse le pouvoir financier des banques centrales !


Si ce trafic persiste malgré toutes les «guerres à la drogue» que l’on a entreprises, c’est qu’il fait l’affaire non seulement des mouvements insurrectionnels ou des groupes terroristes, mais aussi des États et de leurs services spéciaux qui financent ainsi des armes et des actions clandestines.



L’exemple typique étant celui du commerce de la drogue en Asie centrale qui est intimement liée aux activités secrètes de la CIA. Avant la guerre URSS-Afghanistan, il n'y avait pour ainsi dire presque pas de production locale d'héroïne dans cette région. Puis, en quelques années, les territoires près de la frontière pakistano-afghane devenaient le principal fournisseur d'héroïne pour le marché mondial, répondant à 60 % de la consommation d'héroïne au États Unis. Pendant ce temps, au Pakistan, le nombre de personnes dépendantes de l'héroïne est passé de près de zéro en 1979 à 1,2 million en 1985…



Nombre de dictatures et de multinationales se financent aussi avec la drogue parce que son statut illicite permet d'établir des marges de profit incomparables. La prohibition, en permettant l'enrichissement de ses protagonistes, est donc l'un des premiers facteurs de succès du commerce de la drogue.


À la lumière de ce constat, et considérant que le trafic de la drogue permet en plus de justifier un colonialisme économique qui passe par la précarisation des pays pauvres, il semble que la « guerre contre la drogue » ne soit pas prête d’être gagnée…


Sources : LE CERVEAU A TOUS LES NIVEAUX

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans LE TRAFIC DE DROGUE

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