LA SYRIE IMPLIQUE DANS L'ATTENTAT D'HARIRI
Et voilà, le tour est joué. Nous le disons depuis le départ et nous en avons même parlé ici, la tête d'Assad comme celle de Saddam doit tomber et elle tombera. Qu'importe les sordides manoeuvres que cela entraînera et les répercussions sur notre monde. Depuis le départ, l'enquête de Detlev Mehlis est téléguidée dans le sens où il a fait appel aux services secrets israéliens pour l'aider dans son enquête. Avouez que le hasard est curieux. Pourquoi n'a-t-il pas pris des gens de la DST ou DGSE par exemple ? Detlev Mehlis, réfléchissez sur ce nom. Il avait comme par hasard aussi mené l'enquête sur la discothèque La Belle qui fut une des plus grosses manipulations en son temps. Comme la Libye était dans le collimateur, il fallait qu'elle soit coupable et elle fut. Là, nous avons le même remake. En plus grave. Croyez-bien que les tireurs de ficelles israélo-américain doivient bien rigoler sous cape du bon tour qu'ils viennent de jouer à Assad. Ignoble.
La Syrie est impliquée, aux côtés du Liban, dans l'assassinat de l'ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri, a conclu le rapport de la commission indépendante d'enquête des Nations unies.
"Il y a des preuves convergentes montrant à la fois l'implication libanaise et syrienne dans cet acte terroriste", affirme le chef de la commission, Detlev Mehlis, dans ce rapport, remis jeudi, au bout de quatre mois d'enquête, au secrétaire général de l'Onu, Kofi Annan, et rendu public dans la soirée à New York.
Le magistrat allemand souligne que l'assassinat n'aurait pu être commis sans l'accord de responsables syriens de haut rang. "C'est un fait bien connu que le renseignement militaire syrien a eu une présence envahissante au Liban au moins jusqu'au retrait des forces syriennes à la suite de la résolution 1559. Les anciens hauts responsables de la sécurité au Liban étaient désignés par lui", dit-il. "Vu l'infiltration des institutions et de la société libanaises par les services de renseignement syrien et libanais oeuvrant en tandem, il serait difficile d'imaginer un scénario où un complot en vue d'un assassinat aussi complexe aurait pu être mené à leur insu", ajoute-t-il.
"On peut raisonnablement penser que la décision n'aurait pu être prise sans l'approbation de responsables de haut niveau de la sécurité syrienne et n'aurait pu être organisée sans la complicité de leurs homologues au sein des services de sécurité libanais. Le motif de l'assassinat était probablement politique", indique M. Mehlis. "Toutefois, comme le crime n'a pas été l'oeuvre d'individus mais plutôt d'un groupe aux moyens perfectionnés, il est fort possible que la fraude, la corruption et le blanchiment d'argent aient également constitué des raisons pour certaines personnes de participer à l'opération", poursuit le texte.
M. Mehlis affirme également que des responsables syriens, y compris le ministre des affaires étrangères, Farouk al-Chareh, ont "tenté d'égarer ses recherches". "Tandis que les autorités syriennes, après une hésitation initiale, ont coopéré dans une certaine limite (...) plusieurs personnes interrogées ont tenté d'égarer nos recherches", dit-il. "La lettre adressée à la Commission par le ministre des Affaires étrangères de la République arabe syrienne s'est révélée contenir des informations fausses", accuse-t-il. La Commission conclut qu'"après avoir interrogé témoins et suspects en Syrie et établi que plusieurs voies mènent directement à des responsables de la sécurité syrienne pour ce qui est de l'implication dans l'assassinat, il incombe à la Syrie de clarifier une part considérable des questions non résolues".
L'assassinat de Rafic Hariri et de 20 personnes, dans un attentat à la bombe en plein Beyrouth le 14 février, avait plongé le Liban dans la crise. De nombreux Libanais avaient imputé le crime à la Syrie, pays voisin du Liban qui a exercé une tutelle sur son petit voisin pendant trois décennies. Damas a toujours nié toute implication. Le crime avait également causé un tollé dans le monde et accéléré le départ des forces syriennes du Liban, ce qui était l'une des exigences de la résolution 1559 du Conseil de sécurité.
Le rapport Mehlis a été transmis jeudi aux quinze pays membres du Conseil de sécurité, ainsi qu'au Liban, a indiqué l'Onu. Dans une lettre d'accompagnement, M. Annan indique son intention de demander au Conseil l'extension jusqu'au 15 décembre du mandat de la commission Mehlis, comme l'a demandé le gouvernement libanais. Le Conseil a prévu une réunion publique ainsi que des consultations à huis clos sur le Liban mardi.
Sources : AFP
Posté par Adriana Evangelizt