BUSH CONTINUE DE NIER ET DE MENTIR
Bush continue de nier les faits et de s'enfoncer dans les mensonges pour justifier la guerre en Irak. Un comble. Les démocrates sont donc taxés de menteur et lui détient la vérité. Il peut toujours parler. Nous savons exactement à quoi nous en tenir. Et en plus, il a l'impudence de dire "Parce que nous avons agi, les Irakiens vivent maintenant libres et le peuple américain est plus sûr" alors que l'on sait très bien que la vie des irakiens est un enfer depuis que la soldatesque y a posé ses pieds. Que les cadavres se comptent par dizaines de milliers et que le vrai but de l'invasion de l'Irak était d'y implanter Halliburton pour y pratiquer le vol du pétrole. Ah il n'a pas honte !
Le président américain George W. Bush, en partance pour l'Asie, est contraint une nouvelle fois de se défendre face aux attaques des démocrates qui accusent son administration d'avoir "manipulé" le renseignement en exagérant la menace irakienne avant la guerre.
En route pour une tournée asiatique d'une semaine, le président américain a prononcé un discours lundi soir face aux soldats de la base aérienne Elmendorf en Alaska, lors d'une escale technique, dans lequel il a accusé le parti d'opposition démocrate d'être "irresponsable" et de "vouloir réécrire l'Histoire pour des raisons politiques".
Selon les démocrates, l'administration Bush a, avant 2003, exagéré la menace du programme d'armement irakien et grossi d'hypothétiques liens entre Bagdad et le terrorisme pour justifier une guerre, qu'elle avait prévue depuis longtemps. Alors que chaque jour apporte un sondage un peu plus mauvais pour le président américain, M. Bush a choisi de réagir par l'attaque. Il a renouvelé les accusations qu'il avait déjà portées vendredi, et qui avaient donné à son traditionnel discours du 11 Novembre une allure de discours électoral au ton assez agressif.
"Les gens raisonnables peuvent être en désaccord au sujet de la conduite de la guerre, mais il est irresponsable pour les démocrates d'affirmer maintenant que nous les avons fourvoyés, ainsi que le peuple américain", a déclaré le président. "Les responsables de mon administration et les membres du Congrès des deux partis ont eu accès aux mêmes sources du renseignement sur l'Irak et sont parvenus à la conclusion que Saddam Hussein était une menace", a-t-il ajouté. "La vérité, c'est que les enquêtes sur le renseignement en Irak ont conclu que la seule personne à avoir manipulé le renseignement et fourvoyé tout le monde était Saddam Hussein", a ajouté le président Bush. Pour lui, ceux qui "envoient des signaux troubles aux soldats et à l'ennemi" sont des "irresponsables".
Derrière cet effort de communication exceptionnel, figure un enjeu de taille pour l'administration Bush, à moins d'un an des élections de mi-mandat au Congrès: le mensonge. "Si les Américains croient vraiment que Bush leur a menti pour pouvoir aller en guerre, sa présidence est finie", écrivait l'éditorialiste conservateur William Kristol dans l'hebdomadaire Weekly Standard ce week-end. "Toutes ses initiatives, aux Etats-Unis et à l'étranger sombreront, et le soutien pour la guerre au terrorisme s'évanouira".
Le président américain, habillé d'un blouson kaki devant un auditoire de la même couleur, a même cité les inspecteurs, comme Charles Duelfer, qui n'ont jamais trouvé les armes de destruction massives dont la présence supposée en Irak avait servi de justification pour envahir le pays. "Parce que nous avons agi, les Irakiens vivent maintenant libres et le peuple américain est plus sûr", a-t-il lancé.
Dans l'après-midi, le chef de file de l'opposition démocrate au Sénat, Harry Reid, avait déclaré à la presse que la décision d'aller en guerre avait été basée sur un certain nombre d'informations: "L'uranate (concentré orange ou uranium non enrichi, censé être acheté par l'Irak au Niger), les tubes d'aluminium, des rencontres secrètes d'agents irakiens en Europe, des camps d'entraînement en Irak pour les terroristes". Or, a-t-il dit, "toutes ces choses n'étaient simplement pas vraies. L'administration le savait, et elle ne me l'a pas dit, ni à personne au Congrès".
Sources : AFP
Posté par Adriana Evangelizt