Décidément, rien n'aura manqué à la panoplie des crapuleries américaines. Non contents de mentir, de nier les faits avérés, de désinformer le monde entier, il a encore fallu que le ministère de la Défense, dirigé par Rumsfeld -le collistier de l'abominable Cheney- manipule l'information en Irak en achetant les médias pour redorer le blason de Bush. C'est le tribunal de guerre qui les guette à tous. Ils le savent bien. Aussi attendons-nous au pire car ils n'ont nullement l'intention de reconnaître leurs erreurs ni de s'excuser, c'est certain.
Des rumeurs de publireportages en Irak "préoccupent" Washington
La Maison blanche a exprimé ses préoccupations après la publication d'informations selon lesquelles l'armée américaine aurait payé des journaux irakiens pour qu'ils publient des dizaines d'articles pro-américains rédigés par une de ses unités spéciales.
Le Los Angeles Times écrivait mercredi que, dans le cadre de ce programme entrepris cette année, l'"Information Operations Task Force" a écrit des articles en anglais, les a fait traduire en arabe, puis a payé des journaux de Bagdad pour qu'ils les publient.
"Nous sommes très préoccupés par ces allégations. Nous demandons davantage d'informations au Pentagone", a déclaré Scott McClellan, porte-parole de la Maison blanche.
Le Los Angeles Times dit fonder son article sur des révélations faites, sous le couvert de l'anonymat, par des responsables militaires américains mais aussi par des employés de journaux irakiens, ainsi que d'après des documents qu'il s'est procuré.
Une entreprise privée du secteur de la défense, le groupe Lincoln, dont le siège est à Washington, a contribué à la traduction des articles et recourait à son personnel ou à des sous-traitants se faisant passer pour des journalistes indépendants pour les placer dans les journaux irakiens.
Selon le Los Angeles Times, les articles étaient "fondamentalement factuels", mais ils omettaient les informations qui pourraient être défavorables aux Etats-Unis ou au gouvernement irakien soutenu par eux.
Toujours selon le Times, l'"Information Operations Task Force", a aussi racheté un journal irakien et s'est assuré le contrôle d'une station de radio, qu'elle utilise pour diffuser des points de vue pro-américains.
L'administration Bush a été embarrassée cette année par la révélation d'un versement de 240.000 dollars au commentateur Armstrong Williams par le département de l'Education pour qu'il vante la campagne d'éducation "No Child Left Behind" (Aucun enfant n'est laissé derrière) lancée par le président Bush