Qui veut la mort de l'Iran ? 2ème partie
L'avenir de la guerre globale contre le terrorisme
Prochaine cible : l'Iran
2ème partie
Par STEPHEN J. SNIEGOSKI
Des attaques américaines sur les sites de missiles iraniens seraient certainement plus efficaces que tout ce qu’Israël pourrait mettre en exécution
En cas d’attaque israélienne contre ses installations nucléaires, l’Iran a menacé de lancer ses forces dans des représailles en règle, y compris par des attaques de missiles à longue portée et des attaques terroristes depuis le Liban. En prétendant être capable de causer de grands dommages à Israël, l’Iran fait peut-être seulement preuve de fanfaronnades pour éviter une telle attaque, mais certains experts en matière de défense disent que la dernière version du missile balistique à moyenne portée iranien, Shahab-3, peut vraiment atteindre Israël.
Les menaces d’une attaque israélienne, qui risquerait de déclencher une guerre dans tout le Moyen-Orient, pourraient conduire les Etats-Unis à s’occuper eux-mêmes de l’Iran. De plus, des attaques américaines sur les sites de missiles iraniens seraient probablement plus efficaces que tout ce qu’Israël pourrait mettre en exécution et réduirait les risques pour Israël de subir des représailles de l’Iran. Ainsi, la sécurité d’Israël motiverait certainement plus ces Américains influents, qui s’identifient à Israël, afin de faire pression en faveur d’une attaque américaine.
En éliminant les régimes hostiles qui bordent l’Iran — l’Afghanistan et l’Irak — les Etats-Unis ont ironiquement donné l’occasion à Téhéran d’étendre largement son pouvoir dans la région. En même temps, toutefois, dans ces pays qui lui font frontière, la présence des forces américaines exerce une pression géopolitique considérable sur l’Iran. La stabilisation de ces voisins, sous domination américaine, devait mettre sérieusement en danger l’Iran, surtout parce que les Etats-Unis contrôlent déjà le Golfe Persique. L’historien Juan Cole décrit la situation de cette façon : "Les Iraniens ont très peur que les Etats-Unis trouvent un moyen de manœuvrer un gouvernement anti-iranien au pouvoir" en Irak.[25] Le gouvernement iraquien actuel d’Iyad Allaoui semble sans aucun doute être anti-iranien ; c’est pourquoi il est de l’intérêt de l’Iran d’agir contre la stabilité de l’actuel gouvernement irakien.
Avec des forces d’occupation américaine dans l’Irak voisin, la situation avec l’Iran représente un véritable baril de poudre. Les officiels américains et le Premier ministre Allaoui ont prétendu que l’Iran aide la résistance violente Chiite en Irak, qui est conduite par l’ecclésiastique radical Moqtada Al-Sadr.[26]
La situation est mûre pour que des incidents conduisent au conflit. Le ministre de la défense iranien, Ali Shamkani a dit à la chaîne Al-Jazeera le 18 août 2004 que l’Iran pourrait même lancer une attaque préemptive contre les forces américaines dans la région afin de prévenir une attaque de ses installations nucléaires. "Nous n’attendrons pas les bras croisés de voir ce que d’autres pourront nous faire. En Iran, des commandants militaires sont persuadés que les opérations préventives dont parlent les Américains ne sont pas leur monopole". Shamkhani ajouta : "La présence militaire américaine (en Irak) ne deviendra pas un élément de force (pour Washington) à nos dépends. L’opposé est vrai, parce que leurs forces armées deviendront otage" en cas d’attaque.[27]
A la lumière du désenchantement de l’opinion publique américaine, face au bourbier irakien, il est hautement improbable que le gouvernement de Bush attaque l’Iran avant l’élection de novembre. Mais que pourraient faire les Etats-Unis après cette élection ? Bien que l’armée iranienne ne soit en aucun cas comparable à celle des Etats-Unis, elle est plus importante et mieux équipée que les forces iraquiennes auxquelles les Etats-Unis ont fait face en 2003. Les Iraniens ont aussi bénéficié d’avoir appris des opérations militaires américaines en Irak. Et la puissance militaire de l’Iran n’a pas été mise à mal par une décennie de bombardements, comme ce fut le cas de celle de l’Irak.
L’occupation de l’Irak a tellement affaibli l’armée américaine, parce qu’elle a été utilisée au maximum, qu’une invasion de l’Iran sur une grande échelle, suivie d’une occupation militaire comparable, semble être hors de question. Par contre, le bombardement des sites nucléaires iraniens et de ses infrastructures militaires est hautement probable. Après tout, ni l’Air Force, ni la Navy, avec ses missiles de croisières, ne sont embourbées en Irak. Toutefois, puisque de nombreuses installations iraniennes sont localisées dans des zones urbaines, même des bombardements "chirurgicaux" causeraient de très nombreuses morts civiles. De plus, des bombardements chirurgicaux seuls pourraient ne pas détruire les installations nucléaires iraniennes, puisque beaucoup d’entre elles sont supposées avoir été construites sous terre.[28]
Les néoconservateurs feront pression, n’en doutons pas, pour des attaques les plus sévères possibles, pas seulement pour faire reculer le programme nucléaire iranien, mais aussi pour affaiblir son potentiel militaire et économique. Cela ouvrirait d’une façon spectaculaire la voie à un changement de régime en Iran. Donc, une invasion terrestre limitée de l’Iran avec un soutien aérien ne serait pas impossible ; le but n’étant pas d’occuper l’Iran mais plutôt de détruire ses forces armées. Une invasion terrestre pourrait obliger l’Iran à placer ses forces militaires dans des positions défensives que la puissance aérienne américaine pourrait alors détruire.
Une guerre contre l’Iran risque d’engendrer un raz-de-marée terroriste dans tout le reste du Moyen-Orient
Quel serait l’impact d’une telle attaque américaine sur l’Iran ? Une guerre contre l’Iran risque de générer un raz-de-marée terroriste dans tout le reste du Moyen-Orient. L’Arabie Saoudite, déjà secouée par le terrorisme, pourrait sombrer dans le chaos. Le danger concomitant relatif à la production saoudienne de pétrole pourrait menacer l’économie mondiale. Un appel demandant à occuper les régions productrices de pétrole en Arabie Saoudite pourrait monter aux Etats-Unis ; hypothèse sur laquelle Washington est censée avoir établi depuis longtemps des plans de réserve, et qui a été publiquement défendue par les néoconservateurs. Etant donné qu’aux Etats-Unis le sentiment anti-saoudien est fort, une telle démarche pourrait y connaître un soutien considérable, même parmi ceux qui s’identifient avec la Gauche américaine anti-guerre (c’est à dire, la Gauche modérée). Il est intéressant de noter que le film anti-guerre populaire de Michael Moore, "Fahrenheit 9/11", condamne le gouvernement saoudien pour les attaques du 11 septembre et la guerre contre l’Irak.
Alors que l’armée américaine pourrait arriver à occuper la Province de l’Est de l’Arabie Saoudite, maintenir la production de pétrole ne serait pas forcément aisé. Les pipelines devront aussi être sécurisés, y compris, probablement, le pipeline qui s’étend à travers le pays jusqu’à la mer Rouge et qui est d’une importance vitale. Une telle entreprise disperserait les ressources militaires et financières, ainsi réduites, des Etats-Unis.
Toute agression qui serait dirigée contre l’Arabie Saoudite, centre de la religion islamique, aurait sans aucun doute un effet galvanisant sur tous les peuples du monde musulman. Des milliers de combattants fanatiques musulmans n’afflueraient pas seulement en Arabie Saoudite mais attaqueraient aussi les intérêts américains et occidentaux à travers le monde. Les régimes pro-américains de Jordanie et d’Egypte ferait face à la déstabilisation.
Le désarroi amènerait les prix du pétrole à atteindre des sommets
Le désarroi amènerait les prix du pétrole à atteindre des sommets, ce qui aurait des conséquences catastrophiques à travers le monde, provoquant des bouleversements sociaux et économiques bien au-delà du Moyen-Orient.
Bien entendu, les intérêts économiques américains de première importance — le pétrole, la finance internationale — de même que l’élite de la politique étrangère ne voudraient pas qu’un tel scénario se développe. Mais ces groupes se sont généralement opposés avec peu de succès à la guerre américaine au Moyen-Orient. Ils font pression actuellement pour une négociation avec l’Iran ; Zbigniew Brzezinski, par exemple, a conduit une étude récente pour le Conseil au Relations Etrangères recommandant une approche diplomatique. Mais les sceptiques de la guerre — ceux qui défendent le statu quo impérialiste — ont été dépassés par les événements. Les choses sont allées au-delà de leur contrôle. Comme le philosophe américain, Ralph Waldo Emerson, s’est exclamé pendant la guerre civile américaine : "Les événements sont dans la selle et chevauchent l’humanité". [Events are in the saddle and ride mankind][29]
Aussi longtemps que les Etats-Unis resteront en Irak, la probabilité d’une telle guerre sera élevée. Plus haut, je comparais l’occupation américaine de l’Irak à un baril de poudre ; celui-ci est maintenant prêt à exploser. Et une paire d’acteurs de premier plan menacent d’y mettre le feu. Le régime islamique d’Iran pense que sa survie dépend du maintien de l’instabilité en Irak et du développement d’une force militaire de dissuasion puissante, incluant probablement des armes nucléaires. Les militants terroristes islamiques — Al-Quaida — considèrent qu’une guerre totale entre les Etats-Unis et l’Islam serait une chance de renverser les régimes arabes existants et d’asseoir leur pouvoir. Sharon et les néoconservateurs américains se rendent compte que déstabiliser le Moyen-Orient peut sauver l’Etat hébreu, en permettant une solution finale à la menace démographique palestinienne, qui, si elle est ignorée, submergera la population juive dans les zones contrôlée par Israël. En conséquence, Israël et son influent supporter américain font pression pour un jusqu’au-boutisme des Etats-Unis — afin de conduire à la 4ème Guerre Mondiale prêchée par les néoconservateurs.
C’est probablement au-delà du pouvoir de l’administration Bush de se retirer de l’Irak, étant donnée l’influence des néoconservateurs et le fait que son prestige soit en jeu. En fait, sa justification pour attaquer l’Irak est encore plus valable pour attaquer l’Iran, comme beaucoup l’ont fait remarquer. Le gouvernement de Bush n’a pas l’intention de jeter l’éponge et de sortir d’Irak ; s’il le faisait, ce serait admettre que l’ensemble de sa politique a été un échec.
Bien que John Kerry, le candidat démocrate à la présidentielle, ait le soutien de la plupart des électeurs anti-guerre, il est probable qu’il poursuivra une politique au Moyen-Orient similaire à celle de Bush.[30] En fait, Kerry ne promet même pas un grand changement ; certains de ceux qui l’ont critiqué ont dit que son programme pour le Moyen-Orient est "un écho, pas un choix".[31] Kerry a dit qu’il maintiendrait les troupes américaines au Moyen-Orient. Ce n’est que récemment, voyant qu’il était en retard dans les sondages, qu’il a commencé à admettre que l’invasion de l’Irak fut une erreur. Aussi tard qu’en août 2004, Kerry disait encore qu’il aurait voté au Sénat pour donner au président le pouvoir d’engager la guerre en Irak même s’il avait su que le danger relatif aux ADM était inexistant. Quant à son plan pour l’Irak, Kerry ne diffère de Bush que sur le précédent racolage international, bien qu’il soit peu probable que Kerry pourra attirer beaucoup de soutien international pour occuper l’Irak.
La politique guerrière que les néoconservateurs ont mise en oeuvre au Moyen-Orient a pris une vie entière
Il faudrait ajouter que les principaux bailleurs de fonds institutionnels de Kerry — le Democratic Leadership Council et le Progressive Policy Institute — sont peuplés de libéraux [N.d.T. : au sens américain du terme] qui ont soutenu la guerre contre l’Irak. De plus, tout comme les néoconservateurs, ils s’identifient étroitement avec Israël. Kerry lui-même a dit que la "cause d’Israël doit être la cause de l’Amérique" — à un moment où la véritable "cause" de Sharon est de déstabiliser le Moyen-Orient dans les intérêts d’Israël.[32] Cependant, il faudrait aussi noter que Kerry, sous couvert d’un internationalisme progressif, pourrait en réalité intensifier la guerre et l’étendre au Moyen-Orient, plus que pourrait le faire le gouvernement de Bush, dont la crédibilité est bien ternie par les mensonges, la torture, et la corruption.
Le fait est que, même si les néoconservateurs devaient lâcher les rênes du pouvoir, la politique de guerre qu’ils ont mise en place au Moyen-Orient a pris une vie entière. Et cela est vrai malgré l’influence des personnalités de l’establishment, qui, au contraire de Kerry, se sont opposées à l’attaque américaine en Irak. Dans une large mesure, les néoconservateurs ont placé leurs adversaires de l’establishment dans une position où ils ne peuvent pas défaire ce qu’ils ont fait. Cela, parce que l’élite de la politique étrangère américaine pense qu’en se retirant de l’Irak l’Amérique détruirait son image de superpuissance mondiale. Et comme l’éditorialiste Paul Krugman l’écrit : "Même selon ceux qui critiquent durement la politique iraquienne du gouvernement, le point de vue habituel est que nous devons terminer le boulot. Vous avez déjà entendu les arguments : Nous l’avons annoncé, nous l’avons fait. Nous ne pouvons pas nous enfuir en courant. Nous devons finir le travail."[33] Selon cette ligne de pensée, si les Etats-Unis avaient ressemblé à un tigre de papier en Irak, ils n’auraient pas eu la crédibilité nécessaire pour exercer leur rôle dans le leadership mondial.
Que les Etats-Unis se retirent et ils se mettraient sur la défensive dans le reste du monde ! Cette démonstration de faiblesse rendrait possibles des attaques dans d’autres parties de l’empire américain. L’opinion de l’élite sur cette question est soutenue par une grande partie de la population, qui considère que l’honneur américain est en jeu en finissant le travail et en ne lâchant pas.
En stipulant que les Etats-Unis ne doivent pas se retirer, l’élite de la politique étrangère révèle involontairement le génie de la politique étrangère au regard de l’Irak. Les néoconservateurs ont conduit la politique américaine jusqu’à une position où leurs adversaires en politique étrangère — dans la mesure où ils soutiennent l’empire global américain — doivent assumer. Avant tout, les néoconservateurs ont lié les intérêts de l’empire américain à ceux d’Israël, principe que l’élite non-néoconservatrice de la politique étrangère pense qu’elle ne peut pas abandonner maintenant, sans saper son propre programme global.
Mais pourquoi les Etats-Unis ne peuvent-ils pas se débarrasser de leur empire ? Certains disent que la richesse américaine dépend de son empire militaire — point de vue économique que je rejette personnellement. Arnaud de Borchgrave, qui a critiqué l’attaque contre l’Irak, présente ainsi la logique non-économique pour un militarisme global : "Ne pas voir cette mission [le business iraquien] au travers d’une conclusion couronnée de succès relèguerait les Etats-Unis au rôle de la Suède ou de la Suisse dans un monde de plus en plus peuplé d’états parias. Un nouveau désordre mondial serait ainsi quasiment inévitable."[34]
Mais la Suède et la Suisse s’en sortent plutôt bien sans posséder d’empire. Et il semble peu probable que les Etats-Unis pouvaient être le pays indispensable qui maintiendrait la prospérité du reste du monde. Tous les producteurs ont un intérêt vital à faire du commerce, en opposition au sacrifice résultant des embargos. S’il y avait une véritable menace qui survenait et supprimait des ressources vitales au monde industriel, d’autres pays interviendraient, sans aucun doute, d’une manière ou d’une autre — même en soudoyant des dictateurs, comme les infâmes Français sont supposés le faire à l’occasion.
Le niveau de vie aux Etats-Unis ne dépend pas de l’empire militaire global du régime. Malheureusement, la nécessité d’un tel empire est ancré dans la pensée de l’élite de la politique étrangère et de la plupart des Américains instruits. C’est pourquoi il est peu probable que les Américains se retirent d’Irak. Et cela veut dire qu’il y aurait un fiasco global s’ils le faisaient.
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Jean-François Goulon
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[1] Warren P. Strobel, "U.S. turns up pressure on Iran weapons," Knight Ridder Newspapers (cette version a été postée le 14 août 2004, sur Myrtle Beach Online).
[2] Youssef M. Ibrahim, "How Many Wars Can America Fight?," Washington Times, le 17 août 2004.
[3] Edward S. Herman, "Iran's Dire Threat: It might be able to defend itself," Z Magazine Online, 17:10 (octobre 2004).
[4] "Iran's nuclear program 'threatens existence of Israel': Mossad chief," Agence France-Presse, le 17 novembre 2003.
[5] Gavin Rabinowitz, "Israel: Iran is No. 1 sponsor of terror," Associated Press, le 16 décembre 2003.
[6] "FM Peres' Remarks to the Knesset on U.S. Withdrawal from the ABM Treaty," Ambassade d’Israël, le 30 janvier 2002.
[[7] "Sharon: Iran Next on War List," NewsMax.com, le 8 novembre 2002; et Eric Margolis, "After Iraq, Bush Will Attack His Real Target," Toronto Sun, le 10 novembre 2002 (cette version a été re-postée sur Common Dreams).
[8] William O. Beeman, "Military Might: The man behind 'total war' in the Mideast," San Francisco Chronicle, le 14 mai 2003.
[9] Michael Ledeen, "Iran: Back the freedom fighters," Jewish World Review, le 24 juin 2003.
[10] Michael Ledeen, "The Temperature Rises," National Review Online, le 12 novembre 2002.
[11] Tom Barry, "Is Iran Next?," In These Times, le 28 septembre 2004; profil de Coalition for Democracy in Iran, Right Web; et "To Strike or Not to Strike Iran," National American Iranian Council, le 6 mai 2003.
[12] Jim Lobe, "Neo-cons move quickly on Iran," Asia Times, le 28 mai 2003.
[13] Marc Perelman, "New Front Sets Sights On Toppling Iran Regime," Forward, le 16 mai 2003.
[14] Perelman.
[15] Perelman.
[16] Iraj Pakravan, "Is Pahlavi Pulling a Rajavi?," Payvand's Iran News, le 11 février 2003.
[17] Perelman.
[18] Barry, "Is Iran Next?"; et Robert Dreyfuss, "Agents of Influence," The Nation, le 4 octobre 2004.
[19] "Rice: Iran's Nuclear Intentions Worrisome," Associated Press, le 8 août 2004.
[20] "Bush: Iran must abandon nuclear program," Agence France-Presse (cette version a été postée sur SpaceWar), le 9 août 2004.
][21] Trish Schuh, "House OKs Pre-emptive U.S. Attack Against Iran," NYC IndyMedia, le 15 mai 2004 (posté sur Global Policy Forum).
[22] Joshua Mitnick, "Would Israel Strike First at Iran," Christian Science Monitor, le 18 août 2004.
[23] Mitnick.
[24] Anton La Guardia, "Israel challenges Iran's nuclear ambitions," Telegraph, le 2 septembre 2004.
[25] Barbara Slevin, "Iran can see opportunity across border," USA Today, le 16 août 2004.
[26] Slevin.
[27] "Iran warns of preemptive strike to prevent attack on nuclear sites," Agence France-Presse (cette version a été postée sur Channel NewsAsia), le 18 août 2004.
[28] Charles V. Pena, "Wisdom discourages a U.S. attack against Iran," le 13 août 2004, The Daily Star (Liban).
[29] [N.d.T.: Ralph Waldo Emerson fut un grand philosophe et essayiste américain. Cette citation, extraite de son livre "The Best and The Brightest" veut dire que vous faites telle chose en pensant que vous la contrôlez, et puis quelqu’un d’autre fait autre chose et la dynamique de l’événement n’est plus contrôlable et d’autres choses que vous n’aviez pas prévues arrivent. En d’autres termes, il y a des fois où certaines choses arrivent qui sont en contradiction avec les projections les plus optimistes que aviez faites.]
[30] Voir mon dossier "Contradictions of Kerry: Internationalism and Zionism" (The Last Ditch, le 24 septembre 2004), qui traite aussi de ce sujet particulier et qui contient une documentation similaire.
[31] Sheldon Richman, "Kerry: An Echo, Not a Choice," Future of Freedom Foundation Commentaries, le 7 juin 2004; et Steve Chapman, "Kerry on Iraq: An echo, not a choice," Chicago Tribune, le 12 août 2004. [SVP, veuillez noter: Ce dernier article, posté par "fairuse," pourrait constituer une violation de copyright.]
[32] "Another President for the Occupation? — 'The Cause of Israel is the Cause of America' by Sen. John Kerry," CounterPunch, le 17 février 2004.
][33] Paul Krugman, "In Front of Your Nose," New York Times, le 30 avril 2004 (synopsis posté sur une "page Web non-officielle de Paul Krugman ").
[34]Arnaud de Borchgrave, "Lifeboat drill and compass," Washington Times, le 24 septembre 2003.
Sources : Questions critiques
Posté par Adriana Evangelizt