Première réunion du Conseil des droits de l'Homme

Publié le par Adriana Evangelizt

La première réunion "historique" du Conseil des droits de l'Homme a eu lieu. Quand on voit la liste des pays -même si les USA et Israël- sont absents, on est quelque peu perplexe. Et surtout réaliste. Rien ne va changer à l'ONU, et quand on jette un oeil sur le monde, on se dit que ça va même en empirant côté droits de l'Homme.

Onu: première réunion »historique» du Conseil des droits de l'Homme

Les 47 pays membres du Conseil des droits de l'Homme des Nations unies se sont réunis pour une première session »historique» lundi à Genève, avec l'espoir que ce nouvel organe fera mieux respecter les libertés fondamentales dans le monde.

Le secrétaire général de l'Onu, Kofi Annan, qui est à l'origine de cette réforme, a ouvert solennellement les travaux en présence de ministres et de hauts représentants d'une centaine d'Etats, donnant le coup d'envoi d'une première session de deux semaines.

»Une ère nouvelle a commencé pour l'action des Nations unies dans le domaine des droits de l'Homme», a proclamé M. Annan.

Il a cependant appelé solennellement les pays membres à ne pas décevoir les attentes, avertissant qu'»il faudra que les travaux du Conseil se démarquent nettement de ceux de son prédécesseur», la défunte Commission des droits de l'Homme, dissoute en mars dernier après 60 ans d'existence.

»Ne permettez pas que cette occasion soit gâchée», a-t-il lancé aux délégués, les mettant en garde contre un retour aux »pugilats politiques» et »aux basses manoeuvres» qui ont marqué l'histoire de la Commission.

La défunte Commission avait été discréditée par la présence en son sein de plusieurs pays peu connus pour leur respect des droits de l'Homme, ainsi que par des marchandages politiques. Chaque année, sa session de six semaines donnait lieu notamment à un affrontement stérile entre les Etats-Unis et la Chine, qui parvenait systématiquement à échapper à une condamnation.

Plusieurs organisations de défense des droits de l'Homme ont déploré que la Chine et d'autres pays souvent critiqués pour leur attitude dans ce domaine aient été désignés pour siéger au sein du nouvel organe, comme l'Algérie, l'Arabie saoudite, l'Azerbaïdjan, le Bangladesh, Cuba, le Nigeria, le Pakistan, la Russie ou encore la Tunisie.

Les Etats-Unis ont décidé de ne pas participer au Conseil, au moins durant sa première année d'existence. Washington aurait souhaité la création d'un organe plus musclé pour dénoncer les violations des libertés.

En réponse à ces critiques, le Haut commissaire pour les droits de l'Homme, Louise Arbour, a souligné qu'avant de postuler à un siège au Conseil, les Etats membres s'étaient engagés à respecter les normes les plus strictes en la matière.

»Il est de la responsabilité de tous les membres du Conseil des droits de l'Homme de faire mentir ces critiques et de mériter la confiance mise dans cette nouvelle instance», a-t-elle plaidé.

Une des innovations majeures du Conseil est la revue systématique et régulière de la situation des droits de l'Homme dans chacun des pays membres de l'Onu, ce qui devrait permettre d'éviter l'accusation de sélectivité dont souffrait la Commission.

Cette première session du Conseil est prévue jusqu'au 30 juin et consistera essentiellement à mettre au point les méthodes de travail du nouvel organe. Voulant à tout prix éviter de jeter le bébé avec l'eau du bain, Kofi Annan a plaidé pour la sauvegarde de certaines méthodes efficaces de l'ancienne Commission, particulièrement l'existence des »rapporteurs spéciaux».

Ces experts indépendants sont chargés d'examiner la situation des droits de l'Homme dans certains pays, ou bien de dossiers thématiques comme la torture ou la liberté de culte.

Le président du Conseil, le Mexicain Luis Alfonso de Alba, a de son côté plaidé pour laisser »la porte ouverte» aux organisations non-gouvernementales, jugées les mieux placées pour dénoncer les violations des libertés.

La session doit aussi adopter une résolution sur les disparitions forcées et une déclaration sur les droits des peuples autochtones.

Sources : Tageblatt

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans LES USA ET L'ONU

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