Les victimes s'amoncellent en Irak
Un chaos complet règne en Irak. Le pays est à feu et à sang. On suppose que Rumsfeld et Cheney sont paisiblement installés à Washington. Que les cadavres qui s'amoncellent en Irak ne les empêchent pas de dormir et que leurs coffres forts se remplissent abondamment grâce à leurs amis pétroliers et fabricants d'armes. Voilà qui régente le monde. Des marchands de canons et des pilleurs d'énergie. Comment voulez-vous que notre monde devienne paisible ? C'est impossible. Tant que des individus de cette trempe feront la pluie et le beau temps sur notre planète, nous n'avons rien à attendre de positif. En attendant, la démocratie, la paix et la liberté battent la mesure en Irak depuis que ces satrapes y ont mis le grappin dessus. On veut nous faire croire qu'il y a une "guerre confessionnelle"... alors que les assassins ayant pignon sur rue s'en donnent à coeur joie à Bagdad et ailleurs. Toujours les mêmes. Ils arrivent masqués et tout vêtus de noirs pour vaquer à leur sinistre besogne. Pour les 70 morts d'hier, on impute cela à des shiites. Qui peut savoir qui se cache derrière une cagoule ? N'importe qui peut le faire. Voilà la réalité. Les preuves manquent cruellement pour accuser un tel ou un tel. Mais tant que règne le chaos, cela donne une bonne excuse aux rapaces du style Cheney pour continuer à rester dans le pays grâce à la nébuleuse Halliburton et d'y voler le pétrole jusqu'à plus soif. Et pendant ce temps, les irakiens meurent de faim et n'ont même pas d'eau potable. Quelle infâmie !
Nouvelles violences en Irak: quelque 70 morts
par Kim Gamel
Une nouvelle journée de violences en Irak a fait quelque 70 morts dimanche à travers tout le pays, dont 58 tués dans la capitale Bagdad au cours d'une embuscade visant des membres de la communauté sunnite et deux attentats à la voiture piégée.
Selon la police, l'embuscade qui a coûté la vie à 41 membres de la communauté sunnite à Djihad, un quartier de l'ouest de Bagdad, a apparemment eu lieu en représailles à un attentat samedi soir contre une mosquée chiite de la capitale, ayant fait deux morts et neuf blessés.
D'après la police et des témoins, des hommes armés sont arrivés vers 10h dans le quartier de Djihad à bord de quatre véhicules et ont commencé à arrêter des voitures, faisant descendre leurs passagers et enlevant des passants.
Les miliciens chiites, masqués et vêtus d'uniformes noirs, ont séparé les sunnites des autres et les ont tués, a précisé un responsable du ministère irakien de l'Intérieur. Quarante-et-un cadavres ont ensuite été abandonnés dans les rues de la ville, avant d'être collectés et transportés à la morgue de divers hôpitaux.
Wissam Mohammed Hussein al-Ani, un calligraphe de 27 ans, a expliqué que trois hommes l'ont arrêté alors qu'il allait prendre un autobus et lui ont demandé de leur montrer sa carte d'identité. Le jeune homme dit leur avoir montré une fausse carte, comportant un nom chiite. Il a eu la vie sauve. Saâd Jawad Kadhim al-Azzaoui, propriétaire chiite d'un supermarché, a vu les miliciens abattre "neuf personnes à quelques mètres" de là.
Les forces américaines et irakiennes ont bouclé le quartier, selon la police. Le vice-Premier ministre sunnite Salam Zikam Ali al-Zoubaie a qualifié cette attaque de "véritable massacre". Il en a imputé la responsabilité aux forces de sécurité irakiennes qui seraient infiltrées par des miliciens chiites accusés d'être à l'origine de la récente flambée de violences dans le pays. "Il y a des policiers qui, au lieu d'être en poste, devraient être interrogés et renvoyés devant la justice", a-t-il accusé.
Les services du Premier ministre ont lancé un appel au calme tandis que le président Jalal Talabani a exhorté les Irakiens à ne pas céder "à la provocation d'actes de violences que certains veulent faire apparaître comme confessionnelles".
Deux voitures piégées ont par ailleurs explosé dimanche près d'une mosquée chiite à Bagdad, faisant au moins 17 morts et 38 blessés, selon la police. Les attentats se sont produits aux alentours de 18h 45 locales à proximité de la mosquée al-Timim dans le secteur d'Al-Kasra dans le centre de la capitale.
D'autres violences ont été recensées dans tout le pays par les forces de sécurité: un officier de renseignement de l'armée irakienne a été tué dans la ville sainte chiite de Kerbala (centre), un policier a été assassiné à Kirkouk (nord), un homme et un policier ont été tués à Mossoul (nord), tandis que huit cadavres criblés de balles, certains présentant des brûlures, ont été retrouvés à Takrit (nord), ville natale de Saddam Hussein.
Sources : Le Nouvel Observateur
Posté par Adriana Evangelizt