Les Etats-Unis paralysent l'ONU

Publié le par Adriana Evangelizt

Bien sûr qu'ils paralysent l'ONU et qu'ils empêchent les gens de travailler en leur âme et conscience. Bush et sa cohorte cautionnent le crime et le désastre dans tous les pays du Proche-Orient. Que Bush cesse de se revendiquer de Jésus-Christ, c'est un apostat !

Les Etats-Unis paralysent le Conseil de Sécurité

par M’hamed Rebah

Le bombardement aérien par Israël de Kana, dans le Sud-Liban  qui a fait une soixantaine de morts dont 37 enfants, a mis dans l’embarras le Conseil de sécurité de l’ONU sans toutefois l’amener à condamner de façon nette cet acte.


Le Conseil de sécurité a été contraint de se réunir un dimanche suite à une déclaration de Kofi Annan qui l’avait exhorté à condamner le bombardement de Kana et à se prononcer en faveur d’une fin immédiate des violences.


La déclaration adoptée dimanche à l’unanimité par l’exécutif onusien se limite à déplorer ce crime. Le Conseil de sécurité s’est déclaré «extrêmement choqué et bouleversé» par cette attaque aérienne israélienne qualifiée de «tragique incident» et a demandé au secrétaire général, Kofi Annan, de rendre un rapport dans une semaine sur les circonstances de ce massacre. Le Conseil de sécurité a souligné la nécessité d’établir un " cessez-le-feu durable, permanent et viable " et affirmé sa détermination à travailler «sans plus tarder à l’adoption d’une résolution pour régler durablement la crise».


Devant les 15 membres du Conseil, réunis en séance extraordinaire, Kofi Annan a défendu l’idée d’un appel en faveur d’un cessez-le-feu. «Je suis profondément consterné de constater que mes appels précédents pour une cessation immédiate des hostilités n’ont pas été suivis», a-t-il déclaré, ajoutant que «des vies innocentes continuent d’être perdues». Il a renouvelé son appel une fois de plus, invitant le Conseil à faire de même, mais John Bolton, le représentant permanent des Etats-Unis à l’ONU, a fait savoir qu’il était opposé à un appel au cessez le feu. Résultat : l’ONU, impuissante à remplir son rôle pour la paix, n’a pas été en mesure de lancer l’appel tant attendu dans le monde en faveur d’un cessez-le-feu immédiat. La déception était grande chez Nouhad Mahmoud, un responsable de la diplomatie libanaise, qui espérait «un geste plus fort», mais qui estime que la déclaration comporte toutefois des termes qui obligeront le Conseil à de nouvelles actions. Le représentant russe, Vitaly Tchourkine, est du même avis considérant que si la déclaration aurait pu être plus forte, «le résultat final est satisfaisant». Les déclarations du Conseil de sécurité impliquent l’accord à l’unanimité des 15 Etats membres, mais elles sont dépourvues du caractère contraignant d’une résolution. On se rappelle qu’après la mort lors d’un bombardement israélien au Sud-Liban, de quatre observateurs internationaux (autrichien, finlandais, chinois et canadien, tous membres de la FINUL, la Force intérimaire des Nations unies au Liban), le Conseil de sécurité des Nations Unies s’en était tenu à une déclaration minimale sans condamnation alors que Kofi Annan avait dénoncé cette attaque «apparemment délibérée», selon ses termes.


La paralysie du Conseil de sécurité est due à l’insistance des Etats-Unis d’Amérique soucieux de protéger leur allié israélien. L’argument de John Bolton est le même que celui d’Israël: «Nous ne pensons pas que revenir à la situation qui prévalait avant peut permettre de promouvoir une solution durable». Aucun observateur sérieux ne peut être convaincu que l’on peut «revenir à la situation qui prévalait avant» au moment où  la résistance de Hezbollah, surprenante et qui a forcé l’admiration de tout le monde arabe et musulman, lui vaut une sympathie et un soutien qui changent les données dans cette région. A l’évidence, Israël et les Etats-Unis d’Amérique sont isolés au niveau de l’opinion publique mondiale. Celle-ci ne croit plus aux histoires d’organisation terroriste s’agissant de Hezbollah qui apparaît vraiment comme une organisation de résistance. D’ailleurs, le Conseil de sécurité n’a pas pris au sérieux l’information annoncée par les Etats-Unis d’Amérique selon laquelle Israël suspendrait ses raids aériens sur le Sud-Liban pendant 48 heures. Il ne l’a même pas évoquée.  

 Sources : La Nouvelle République

Posté par Adriana Evangelizt

Publicité

Publié dans LES USA ET L'ONU

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article