Wolfowitz, lâché par les actionnaires de la BM et de plus en plus isolé

Publié le par Adriana Evangelizt

Croyez-le, il va tout faire pour se cramponner car ça va chauffer en haut lieu pour son matricule. Il perd là un poste clef des Maîtres du monde. Faut-il qu'il aime la dame pour avoir à ce point oublié les risques encourrus. La nature sensuelle a pris le dessus sur le sens des affaires et des responsabilités. Tous les employés de la BM demandent sa démission mais il est clair qu'il n'a nullement l'intention de démissionner. Preuve en est qu'il a envoyé au vice-président de la Banque Mondiale -chargé des ressources humaines- une note lui donnant l'ordre de trouver un accord avec "l'employée" en en spécifiant les termes et conditions". Il veut essayer de rattraper l'affaire comme si la dame allait rendre l'argent ! Il cherche une parade pour essayer de sauvergarder la chèvre et le chou. Et peut-être qu'il perdra les deux.

 

 

 

 

Wolfowitz, lâché par les actionnaires de la BM,

 est de plus en plus isolé

 

 

Le président de la Banque mondiale (BM), Paul Wolfowitz, que les employés de l'institution multilatérale appellent à la démission, semblait de plus en plus isolé vendredi, après avoir été lâché par son conseil d'administration. Les administrateurs, réunis dans la nuit de jeudi à vendredi, ont indiqué, dans un communiqué, que l'ancien numéro deux du Pentagone ne les avait pas informé des augmentations de salaire qu'il a personnellement octroyées à sa compagne Shaha Riza. Ce faisant, ils ont brisé la dernière ligne de défense du président de la Banque qui a jusqu'alors laissé entendre qu'il avait agi avec l'accord implicite du conseil.


Au passage, ses membres ont souligné que cette recommandation n'était "qu'informelle". Ils ont ajouté que "les termes et conditions de l'accord n'avaient été
ni commentés, ni examinés, ou approuvés par le comité d'éthique, son président ou le conseil d'administration". "Le conseil d'éthique y compris son président, n'avaient pas pris part aux discussions avec l'employée concernée", à savoir Mme Riza, ont-ils dit. Ex-responsable de la communication de la BM pour le Moyen-Orient, Mme Riza avait été détachée de cette institution en septembre 2005 pour rejoindre le département d'Etat, six mois après l'arrivée à la présidence de M. Wolfowitz. Ce dernier avait, après son arrivée à la tête de la Banque, informé le Conseil d'administration de la relation qu'il entretenait avec elle et celui-ci avait recommandé qu'elle soit détachée dans une autre administration pendant la durée du mandat de M. Wolfowitz. Mme Riza aurait reçu, selon des documents internes de la Banque mondiale qui ont été transmis à la presse, plus de 60.000 dollars d'augmentation de salaire portant ses émoluments à quelque 200.000 dollars par an. Sans attendre le verdict du conseil d'administration, l'association des employés de la BM a demandé jeudi la démission de leur patron. "Il doit agir avec honneur et démissionner", estime l'association, dans une lettre adressée aux employés de la Banque. Le conseil d'administration doit "prendre les devants en se lançant à l'échelle internationale à la recherche d'un nouveau président capable de restaurer l'intégrité de la Banque", a affirmé cette association. Confirmant que M. Wolfowitz a agi seul, le conseil d'administration a indiqué vendredi que ce dernier a "envoyé au vice-président chargé des ressources humaines une note lui donnant l'ordre de trouver un accord avec l'employée en en spécifiant en détails les termes et conditions". Le conseil a précisé que compte tenu de ces informations, il "agira rapidement pour déterminer les mesures à prendre". A cet égard, "il prendra en considération toutes les implications pour la Banque en matière de bonne gestion", a-t-il précisé. Les administrateurs n'ont pour l'heure proposé aucun "remède" susceptible de résoudre la situation, comme l'intéressé l'avait suggéré jeudi, en présentant publiquement ses excuses. "J'ai fait une erreur et je m'en excuse", a-t-il déclaré. "J'aurais dû faire confiance à mon intuition initiale et demeurer en dehors de toute négociation". "J'ai proposé au Conseil d'établir des mécanismes permettant de juger si l'accord conclu était raisonnable. J'accepterai tout remède qu'il proposera", a-t-il dit.


Cette affaire survient alors que la Banque tient ce week-end à Washington son assemblée de printemps, parallèlement à celle du Fonds monétaire international (FMI).

Sources Tageblatt

Posté par Adriana Evangelizt

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