Petraeus : premier retrait militaire possible en décembre
La seule question que l'on se pose... pour qui Petraeus roule ? S'il faut être général pour dire un énorme mensonge, à savoir que les objectifs militaires sont largement atteints, alors, sans psroblème, nous sommes bons pour le service. Quant à dire que l'Iran mène une guerre contre l'Irak, là encore c'est signé. Parce que dans l'immédiat, le seul pays qui mène une guerre contre l'Irak, il nous semble que ce sont les Etats-Unis. Une guerre, une invasion, une colonisation, une mise à sac, une ruine, aidés en cela par leurs fidèles mercenaires. Il est très curieux de constater combien la vision est faussée depuis la Maison-Blanche.
Irak: premier retrait militaire possible en décembre,
selon le général Petraeus
L e général David Petraeus, le plus haut gradé américain en Irak, a estimé lundi devant le Congrès des Etats-Unis qu'un premier retrait militaire de 4.000 hommes était possible en décembre, alors que les élus démocrates contestaient sa vision des progrès réalisés dans ce pays. Evènement
"Les objectifs militaires de l'envoi de renforts sont largement atteints", a déclaré David Petraeus, en uniforme militaire vert bardé de décorations, lors d'une longue audition devant les commissions réunies des Forces armées et des Affaires étrangères de la Chambre des représentants.
"Nous serons en mesure de réduire nos effectifs, en termes de brigades de combat, à leur niveau d'avant l'envoi de troupes supplémentaires d'ici à l'été prochain sans remettre en cause les gains sécuritaires que nous avons eu tant de mal à obtenir". Il recommande à ce sujet une première réduction d'environ 4.000 hommes dès décembre.
"Un retrait prématuré de nos forces aurait probablement des conséquences catastrophiques", a averti l'officier qui a d'autre part affirmé que l'Iran menait une guerre contre l'Etat irakien et les forces de la Coalition en Irak par milices chiites interposées.
Les Etats-Unis comptaient quelque 130.000 militaires en Irak avant l'envoi, décidé au début de l'année, de quelque 30.000 hommes en renforts.
Accompagné de l'ambassadeur des Etats-Unis en Irak, Ryan Crocker, le général Petraeus a assuré avoir constaté "globalement des améliorations au niveau de la sécurité" en Irak.
"Je ne crois pas" à cette vision de progrès, lui avait affirmé au préalable le président de la commission des Affaires étrangères de la Chambre, Tom Lantos. "L'envoi de renforts militaires en Irak a peut-être créé des succès tactiques. Mais stratégiquement, il a échoué", a-t-il dit, évoquant le peu de progrès politiques réalisés par les responsables irakiens.
"D'après ce que nous voyons, le temps qui leur a été accordé a été tout simplement gaspillé", a-t-il ajouté, alors que David Petraeus et Ryan Crocker se montraient figés à l'énoncé des critiques.
Les Etats-Unis "peuvent atteindre leurs objectifs" en Irak, a rétorqué Ryan Crocker lors de son allocution.
Le président américain doit publier avant la fin de la semaine un rapport sur l'Irak et s'adresser aux Américains.
Au début de l'audition, comme à l'issue de l'allocution du général, plusieurs militants de l'organisation Code Pink, militant contre la guerre, ont été arrêtés par la police alors qu'ils manifestaient. "Dites la vérité, général!", a crié l'un d'eux.
En Irak, le Premier ministre Nouri al-Maliki a assuré lundi que la situation s'était améliorée, tout en réclamant lui aussi du "temps supplémentaire". Lors d'un entretien par vidéo-conférence lundi, George W. Bush a demandé à Nouri al-Maliki "d'obtenir des progrès politiques ainsi que de poursuivre les progrès militaires sur le terrain", selon la Maison Blanche.
Les progrès avancés par le Premier ministre irakien sont contestés par la population. Plus de six Irakiens sur dix (61%) estiment que la sécurité s'est détériorée au cours des six derniers mois, d'après un sondage publié lundi.
Aux Etats-Unis, 68% des Américains estiment que le commandement militaire est le mieux placé pour sortir honorablement d'Irak, selon un sondage New York Times/CBS publié lundi. Quelque 62% des personnes interrogées estiment désormais que la guerre en Irak était une erreur, et 59% jugent qu'elle ne vaut pas le sacrifice de vies américaines.
Depuis l'invasion de mars 2003, le conflit a tué plus de 3.750 soldats américains, des dizaines de milliers d'Irakiens, et englouti des centaines de milliards de dollars.
Sources AFP
Posté par Adriana Evangelizt