LE SENAT AMERICAIN INTERDIT IMPLICITEMENT LA TORTURE

Publié le par Adriana Evangelizt

Le texte ci-dessous en dit long sur la mentalité de l'administration Bush. Ce dernier menace de mettre son veto sur un amendement visant à interdire les mauvais traitements aux prisonniers et de limiter les procédures d'interrogatoires. Quand on dit que ces gens-là n'ont aucun respect pour le genre humain, nous sommes encore loin de la vérité. Des âmes noires vouées au mal qui n'ont rien à envier à un certain Adolf. Les pires extrêmistes que l'Amérique ait jamais eu à sa tête. Des individus crapuleux dangereux pour le monde entier. Voilà ce que nous en pensons... ci-dessous une photo de l'horrible Cheney dans toute sa splendeur... admirez le spectacle, voilà qui gouverne l'Amérique, le pauvre Bush n'étant qu'une pitoyable marionnette...

 

 

Le Sénat américain interdit explicitement la torture

 

A la majorité de 90 voix contre 9, le Sénat américain a décidé, mercredi 5 octobre, d'interdire explicitement les mauvais traitements et de limiter les procédures d'interrogatoire. Malgré la menace du président Bush de mettre son veto, 45 républicains se sont joints au sénateur McCain, dans un nouveau signe de la rébellion qui agite le Parti conservateur. Le texte devra encore être adopté par la Chambre des représentants.

 

Ancien prisonnier de guerre au Vietnam, le sénateur républicain John McCain avait fait une première tentative début juillet. Profitant de la discussion du budget de la défense, il avait introduit dans le texte un amendement interdisant le traitement "cruel, inhumain et dégradant" des prisonniers aux mains des Etats-Unis. La Maison Blanche était intervenue, mais devant le refus du sénateur de renoncer à son initiative, le projet de loi avait été purement et simplement retiré, alors que le budget de la défense est l'une des priorités de l'administration Bush.

Mercredi 5 octobre, le sénateur a fait une nouvelle tentative, en introduisant son amendement dans le collectif budgétaire de 440 milliards de dollars qui assure le financement de l'armée en Irak et en Afghanistan.

Le sénateur McCain a expliqué qu'il avait été saisi par un capitaine de la 82e division aéroportée, Ian Fishback, qui lui avait demandé d'aider à "mettre en place des codes de conduite clairs, reflétant les idéaux" pour lesquels se battent les soldats.

Après avoir tenté d'alerter, pendant dix-sept mois, sa hiérarchie sur les abus qu'il avait constatés, le capitaine avait dû s'adresser au Congrès. L'organisation Human Rights Watch a publié son témoignage le 24 septembre.

Depuis, l'armée a longuement interrogé le capitaine, moins pour l'entendre sur les mauvais traitements que pour essayer d'identifier les deux sergents qui ont aussi dénoncé les abus, a-t-il indiqué au New York Times.

L'amendement du Sénat prévoit que les techniques d'interrogatoire ne doivent pas s'écarter de celles qui sont définies dans le Manuel du soldat de l'armée de terre. M. McCain a jugé que ce texte était suffisant pour "extraire des informations des ennemis les plus endurcis" , d'autant qu'une nouvelle édition a été rédigée pour tenir compte des nécessités de la guerre antiterroriste. Il a indiqué que le Congrès avait interrogé des responsables du département de la défense, des avocats militaires, des commandants régionaux pour savoir "quelles techniques étaient permises, avec quels détenus, par qui et quand" , mais que les réponses avaient montré que "la confusion continue" .

"Si les cerveaux du Pentagone n'arrivent pas à s'y retrouver (...) comment pouvons-nous attendre que nos soldats le fassent ?", a demandé M. McCain. Le sénateur, qui s'est prévalu du soutien de l'ancien secrétaire d'Etat Colin Powell, a déploré que les leçons du scandale d'Abou Ghraib ­ prison irakienne où des soldats américains avaient fait subir des sévices aux détenus ­ n'aient pas été tirées, alors que seuls des subalternes ont été condamnés, à l'image de Lynndie England le 27 septembre (Le Monde du 29 septembre).

L'amendement adopté prévoit également l'interdiction des traitements "cruels, inhumains et dégradants" au sens de la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948. Pour M. McCain, ce rappel ne devrait pas être nécessaire, puisque l'administration a rejeté toute politique qui ne se conformerait pas aux traités internationaux existants.

Mais le Pentagone a procédé depuis un an "à une étrange détermination légale" , a-t-il précisé, en vertu de laquelle cette interdiction ne s'applique pas "aux étrangers détenus en dehors du territoire des Etats-Unis". "Ce qui signifie que les Etats-Unis sont le seul pays au monde à affirmer un droit à se livrer à des traitements cruels et inhumains", a accusé M. McCain.

Sources : LE MONDE

Posté par Adriana Evangelizt

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