Turquie: 4 arrestations après l'attentat à Diyarbakir, le PKK soupçonné

Publié le par Adriana Evangelizt

Là aussi, les auteurs de l'attentat ont fait exploser la bombe à distance. Méthode mossadienne comme nous le disions ICI, mais ceci n'a rien d'étonnant car ce sont les services secrets israéliens qui ont entraîné les kurdes en Irak. Donc le PKK a tiré bénéfice des leçons et actuellement, avec tous les raids dont ils sont victimes en Irak, nul doute qu'ils n'ont qu'une idée, se venger.

Turquie: 4 arrestations après l'attentat à Diyarbakir,

le PKK soupçonné

La police turque a arrêté quatre personnes et enquêtait vendredi sur l'attentat qui a coûté la vie la veille à 5 personnes et blessé une soixantaine d'autres à Diyarbakir alors que tout les soupçons pèsent sur les rebelles kurdes attaqués dans leurs repaires du nord de l'Irak.

L'explosion jeudi en fin d'après-midi d'une voiture piégée dans la principale ville du sud-est anatolien a tué cinq personnes et blessé 68 autres, a annoncé vendredi le procureur en chef de la ville Durdu Kavak dans un communiqué.

Quatre personnes ont été interpellées dans le cadre des opérations menées pendant toute la nuit, souligne le document.

Cinq des blessés sont dans un état grave, selon l'agence Anatolie, qui cite des sources hospitalières.

La déflagration s'est produite au passage d'un véhicule militaire sur une route du centre-ville, à une centaine de mètres d'une base de l'armée turque. Quatre des morts sont des lycéens qui suivaient des cours privés pour des examens d'admission à l'université dans l'un des bâtiments.

La violente déflagration a provoqué d'importants dégâts aux alentours.

Le gouverneur de Diyarbakir, Hüseyin Avni Mutlu, a précisé que les auteurs de l'attentat avaient fait exploser à distance une bombe placée dans une voiture.

Le chef d'état-major des armées, le général Yasar Büyükanit, et plusieurs ministres devaient se rendre vendredi dans la ville, a-t-on souligné de source de sécurité locale.

Même si les autorités ne semblaient exclure aucune éventualité dans leur enquête, pour les médias turcs il ne fait aucun doute que cet "attentat lâche" est l'affaire du Parti des travailleurs du kurdistan (PKK) qui a menacé Ankara de représailles après des raids contre ses camps dans le nord de l'Irak, menés par l'aviation turque avec l'aide des renseignements américains.

L'état-major turc a confirmé trois raids contre des positions du PKK en Irak depuis le 16 décembre ainsi qu'une opération terrestre. Des responsables du nord de l'Irak ont affirmé qu'il y avait eu deux autres raids aériens.

Au moins 150 militants du PKK ont été tués jusqu'à présent, selon l'armée turque.

Des funérailles ont été organisées vendredi matin pour enterrer trois des victimes. A cette occasion, des participants ont conspué le PKK, considéré comme une organisation terroristes par la Turquie, les Etats-Unis et l'Union européenne.

Selon le journal à grand tirage Hürriyet les "terroristes" ont utilisé de l'explosif plastic de type A-4 dans l'attentat qui a blessé une trentaine de soldats et de très nombreux civils.

Dans le cadre des opérations déclenchées après cet attentat dans les provinces voisines, théâtre également de la rébellion du PKK, les forces de l'ordre ont saisi 50 kg d'explosif, des grenades ainsi qu'une mine artisanale dans un autocar abandonné à Van (est), rapporte l'agence Anatolie.

Diyarbakir se trouve au coeur d'une région peuplée en majorité de Kurdes et a déjà subi des attaques à la bombe revendiquées par les rebelles séparatistes du PKK.

En juin, sept personnes avaient été blessées dans l'explosion d'une bombe près d'un arrêt d'autobus dans le centre de cette localité. Les autorités avaient accusé le PKK d'avoir commis l'attaque.

En 2006, 10 personnes avaient péri dans l'explosion d'une bombe placée dans un parc de la ville, un attentat imputé aussi au PKK.

Des groupes kurdes radicaux, affiliés selon les autorités au PKK, ont commis des attentats à la bombe dans plusieurs métropoles comme Istanbul (nord-est) et Ankara mais aussi dans des sites balnéaires de l'ouest du pays.

Le conflit kurde a causé la mort de plus de 37.000 personnes depuis 1984, date du début de l'insurrection du PKK.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

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