La psition des USA en Asie Centrale
Alors voilà un article intéressant dans le sens où il nous montre bien que tous les pays de l'Est "démocratisés" par les USA sont loin d'être au norme côté droits humains et libertés mais l'essentiel pour les Etats-Unis est d'y avoir des bases et de s'en servir, l'intérêt prime sur la liberté des peuples. Rien de nouveau en fait.
Asie centrale : la position du Département d’Etat américain
Par Jean GRANOUX, d’après RFE/RL
Washington, 22 mai 2006 - Richard Boucher, porte-parole du Département d’Etat américain, récemment nommé vice-secrétaire d’Etat pour la zone Asie centrale et Asie du Sud, répond aux questions d'Andrew F. Tully, correspondant de RFE/RL, sur le dossier centrasiatique.
RFE/RL - Où en sont les négociations avec le Khirgizstan, sur la base aérienne de Manas ?
RFE/RL - Où en sont les négociations avec le Khirgizstan, sur la base aérienne de Manas ?
Richard Boucher - Le gouvernement kirghiz a demandé à discuter de la base de Manas que nous utilisons comme base arrière pour notre action en Afghanistan. C’est une base qui contribue à la stabilité de la région, à la lutte contre le terrorisme, elle assure le soutien logistique des opérations humanitaires et autres en Afghanistan. Cela nous est donc utile, mais aussi au gouvernement kirghiz, à toutes les nations de la région, et à quiconque veut s’attaquer au problème du terrorisme et de la drogue en provenance d’Afghanistan. C’est l’intérêt commun de maintenir cette base. Ils ont soulevé la question des coûts de cette base. Nous sommes d’accord pour en discuter et pour prendre en compte le remboursement du coût de notre présence. Je suis convaincu que nous trouverons un accord amiable sur ce sujet.
Quel équilibre entre la situation des droits de l’homme au Turkménistan et le pétrole, le gaz et les enjeux stratégiques liés à ce pays ?
Nous agissons en faveur de la démocratie et de la liberté partout où nous le pouvons. Certains pays sont plus avancés que d’autres. Il n’y a pratiquement pas de liberté au Turkménistan sur le plan politique et économique. Nous devons faire ce qui est en notre pouvoir. Nous intervenons en apportant une aide au développement médical, éducatif ; nous intervenons également sur des questions de sécurité car, quel que soit le régime, il est affronté au terrorisme et au trafic de drogue. C’est un pays difficile pour y travailler, ce n’est pas vraiment une terre de progrès, mais c’est un endroit où on peut agir, au moins poser les fondations de l’éducation, c’est l’opportunité de donner en fin de compte une vie meilleure aux Turkmènes.
Les droits civiques sont restreints au Kazakhstan, alors que sa richesse pétrolière attire les investisseurs occidentaux. Ceux-ci et le gouvernement des Etats-Unis peuvent avoir une influence sur le président Noursoultan Nazarbaev afin d’étendre de champ des libertés ?
Nous faisons beaucoup de choses en commun avec le Kazakhstan, dans le domaine économique et en matière de sécurité des frontières. Et nous apportons notre aide à la démocratisation. Il y a eu des élections, il y a eu des défauts, nous les avons encouragés à modifier la loi électorale pour améliorer le processus. Nous soutenons les efforts en faveur de médias plus indépendants, nous sommes en contact avec l’opposition bien évidemment, nous avons encouragé le gouvernement à travailler avec l’opposition, avec la société civile, pour faire avancer les choses. Le président Nazarbaev a mis en place une commission pour la démocratisation ; si cela fonctionne normalement, si tout le monde s’y met, cela fera progresser le pays et permettra de poser les bases institutionnelles de la démocratie. Nous voulons développer nos relations avec le Kazakhstan sur tous les fronts - politiques, économiques, sécuritaires, y compris la démocratie. C’est notre objectif.
Un peu plus d’un an après les événements d'Andijan, le niveau de la communication entre les gouvernements de l’Ouzbékistan et Washington reste très faible. Qu’en dites-vous ?
Ce n’est pas nous qui avons fermé la porte. Nous avons cherché à maintenir des liens sur des sujets comme la nécessité d’une enquête crédible sur le massacre d’Andijan, le rôle des ONG, etc. Mais ce que nous avons constaté, c’est que l’Ouzbékistan ferme de plus en plus ses portes. Ils ferment les postes-frontières, et ne laissent personne passer, même les commerçants frontaliers. Ils se ferment à toutes les opportunités de coopération, que ce soit en termes de développement économique régional ou de sécurité mutuelle. Tous ceux que je rencontre disent la même chose : l’Ouzbékistan est un pays de plus en plus refermé sur lui-même, le peuple est de plus en plus privé de contacts avec l’extérieur, les étudiants ont de plus en plus de peine à faire des études à l’étranger. Nous voudrions pouvoir les aider, mais on ne peut rien faire si le gouvernement n’est pas d’accord pour offrir ces opportunités à ses concitoyens.
Sources : Caucaz Com
Posté par Adriana Evangelizt
Publicité