L'INCOMPETENCE FLAGRANTE DE BUSH

Publié le par Saint-Graal

Il faut vraiment le voir pour le croire.On ne peut que se poser des questions sur la compétence de Bush dans la fonction de président des Etats-Unis. Pour sûr, il n'en a aucune. Il remplit là parfaitement son rôle d'homme de paille tandis que d'autres tirent les ficelles à leur avantage bien sûr et sur le dos du contribuable américain. Bush a-t-il toute sa santé mentale ? Se rend-il compte de ce qui se passe ? De ce qui se trame ? Alors que la catastrophe était prévisible, rien n'a été fait pour protéger la population menacée dans le sud des Etats-Unis. Mieux, Monsieur est en vacances et au lieu de couper court à son farniente, il en prend deux jours de plus montrant bien là le mépris total pour le peuple qui agonise. Il passe quatre cinquième de son temps dans son ranch à Washington, qui gouverne à sa place ? Dick Cheney ? Son père ? Nous aimerions bien le savoir.

Alors que le manque de secours se fait cruellement sentir, il ment encore... et toujours. Il ose affirmer : "que les Etats-Unis avaient «toutes les ressources» militaires pour mener de front la guerre en Irak et les opérations de secours et de maintien de l'ordre dans le sud des Etats-Unis." Chaque jour qui passe enferre un peu plus George W. Bush dans un marasme dont il aura bien du mal à se sortir. Ceux qui le conseillent doivent faire triste figure à l'heure actuelle et sans doute récolteront-ils bientôt ce qu'ils ont semé.

BUSH TOTALEMENT DEPASSE PAR LA CATASTROPHE

Même les républicains s'inquiètent de la faiblesse de sa réaction et des conséquences sur sa popularité.

L'ouragan Katrina a agi comme un révélateur des faiblesses de l'Amérique : sa fracture raciale, la pauvreté de ses laissés-pour-compte et surtout le déficit de «leadership» de son Président. Désapprouvé par beaucoup pour être resté deux jours de trop en vacances dans son ranch texan de Crawford ­ où il passe un cinquième de son temps depuis qu'il est président ­, George W. Bush s'est finalement rendu vendredi sur les lieux de la catastrophe, plus de quatre jours après que l'eau a submergé La Nouvelle-Orléans et une partie de la Louisiane, de l'Alabama et du Mississippi. Il a jugé «inacceptable» la faiblesse des secours et promis de corriger les erreurs initiales.

Condescendance. Mais sa visite tardive semble peu à même de faire taire la mauvaise presse dont le «commandant en chef» est la cible depuis jeudi. Un éditorialiste du New York Times avait lancé l'attaque en jugeant que «rien dans l'attitude du Président, qui semble nonchalant jusqu'à l'indifférence, n'indique qu'il comprenne la profondeur de la crise». Le magazine USA Today a quant à lui reproché à la Maison Blanche sa «réaction apparemment improvisée». Mercredi après-midi, sur le chemin de Washington, Air Force One avait fait un crochet au-dessus des régions dévastées, un geste perçu comme condescendant par certains. «Au lieu de prendre son avion, de regarder à travers le hublot en disant "oh, quelle terrible vision", il aurait mieux fait d'aller sur le terrain pour donner un peu d'espoir aux victimes de l'ouragan», s'est emporté jeudi le sénateur Frank Lautenberg. D'autres politiciens démocrates, tel Harold Ford, ont trouvé l'attitude de Bush «cavalière», et son premier discours sur la catastrophe «sans intérêt ni inspiration». Même le camp républicain paraît affligé par l'attitude distante de Bush. «Il faut qu'il donne beaucoup plus l'impression d'être concerné, mobilisé, beaucoup plus au fait de la situation sur le terrain», a reconnu un assistant parlementaire républicain sous le couvert de l'anonymat. «Les autorités fédérales ? Elles n'ont pas la moindre idée de ce qui se passe ici», s'est emporté à son tour vendredi le maire de La Nouvelle-Orléans, Ray Nagin.

La cote de popularité de George W. Bush se trouvait déjà au plus bas depuis sa prise de fonction en 2001. Selon un sondage réalisé le 28 août, une majorité d'Américains (53 %) désapprouve la politique menée par le Président. Bush est également blamé pour sa façon de gérer l'économie et les retraites. Un record de 73 % de personnes interrogées disent désapprouver la façon dont le chef de l'Etat s'occupe de la crise née de la hausse du prix de l'essence ­ qui s'est considérablement aggravée depuis l'irruption de Katrina. En ce qui concerne l'Irak, seulement 42 % des Américains applaudissent l'action de leur Président. Le fait que seulement 7 000 gardes nationaux puissent être déployés pour secourir les populations américaines en détresse, alors que 150 000 hommes combattent en Irak dans une guerre désormais perçue par beaucoup comme inutile et injustifiée, ne fera pas gonfler l'enthousiasme pour Bush. Il est d'ailleurs question de rapatrier une partie des contingents à l'étranger pour colmater la pénurie de secouristes. Depuis la ville inondée de Biloxi, le Président a assuré vendredi soir que les Etats-Unis avaient «toutes les ressources» militaires pour mener de front la guerre en Irak et les opérations de secours et de maintien de l'ordre dans le sud des Etats-Unis.

Elections. «La popularité de Bush n'a cessé de chuter, en raison de l'Irak et de l'économie. A moins que la situation ne s'améliore rapidement et de manière visible, la manière dont Bush a réagi à la catastrophe ne va pas l'arranger. Il y a déjà beaucoup de politiciens dans le Parti républicain qui s'inquiètent des conséquences négatives que ces erreurs de Bush pourraient avoir au moment des élections», commente Robert Shapiro, un professeur de sciences politiques de l'université de Columbia qui dit avoir été, «comme beaucoup d'Américains, très surpris par la lenteur de réaction du gouvernement fédéral».

Le père du Président, l'ancien président George Bush, qui a été chargé, avec Bill Clinton, de coordonner l'organisation des secours privés, est allé vendredi à la rescousse de son fils. «Je ne veux pas rester là sans défendre le gouvernement qui, à mon sens, a pris toutes les mesures qu'il fallait», a-t-il déclaré en ajoutant : «On fait face à des problèmes que personne ne pouvait prévoir.»

Sources : LIBERATION

Posté par Adriana Evangelizt

 

 
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Publié dans L'INCOMPETENCE DE BUSH

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