BUSH VA DEVOIR RENDRE DES COMPTES

Publié le par Adriana Evangelizt

Pas à la hauteur, Bush va devoir rendre des comptes, selon la presse européenne

 

La presse européenne estimait samedi qu'une tempête politique menace le président George W. Bush, "humilié" par un cyclone dont les conséquences n'ont pas été anticipées et qui a mis à genoux la superpuissance américaine.

Bush a "tardé à réagir" le 11 septembre et "n'a pas été plus prompt à prendre la mesure de Katrina", écrivait le quotidien français Libération (gauche), évoquant "un manque de leadership cruel".

Résultat: "la première économie du globe vacille comme un vulgaire Etat du Tiers-Monde, à cause de "l'incurie de l'administration fédérale en matière de prévision et de logistique". Bush, "arrogant sur la marche du monde", va "devoir rendre des comptes à l'Amérique qui a horreur de voir mourir ses enfants", selon le journal.

Le Figaro (conservateur) relèvait qu'"il aura fallu attendre cinq jours pour que le président ou un responsable du gouvernement fédéral se rende" sur place. "Après le cyclone, c'est une tempête politique qui menace de balayer les Etats-Unis", à moins que le "président de crise" n'arrive à "mobiliser tout ce que l'Amérique a de meilleur".

En Allemagne, le Süddeutsche Zeitung (centre-gauche) jugeait que les victimes ont été "abandonnées par l'Etat". Toute la presse du pays dénonçait l'état lamentable des secours dans un pays qui n'est pourtant pas "le Bangladesh". Pour le Berliner Zeitung, "Bush sera naturellement au centre" du débat sur "l'échec scandaleux et retentissant des autorités locales et nationales".

"Le désastre a exposé le gouvernement des Etats-Unis, George Bush en tête, aux accusations de mauvaise gestion d'une des pires catastrophes naturelles qu'ait connues le pays", estimait le quotidien britannique The Guardian, tandis que le Daily Telegraph parlait de la Nouvelle-Orléans comme d'un "Pompéi américain engendré par l'idiotie".

"Le typhon frappe maintenant Bush", constatait Avghi en Grèce (gauche), tandis que pour To Vima (opposition), "le cyclone a ravagé la popularité déjà ébranlée du président Bush". La superpuissance est "humiliée", selon Ta Néa (gauche), "à genoux" selon Apogevmatini (droite), obligée d'accepter de l'aide.

La presse italienne était tout aussi critique. "L'analyse politique des conséquences (de Katrina) est limpide: un désastre pour les Etats-Unis et pour l'administration Bush", écrivait le Corriere della Sera. Une ville est à reconstruire, tout comme "le prestige et la crédibilité de Bush face, non pas au monde, mais aux gens qui l'ont élu", estimait la Repubblica.

"God doesn't bless America any more" (Dieu ne bénit plus l'Amérique), jugeait la presse néerlandaise. Bush en est réduit à avouer lui-même que le niveau de l'aide aux victimes est "inacceptable", soulignait L'Algemeen Dagblad (droite).

Pour la presse espagnole, l'administration Bush n'a pas été "à la hauteur". La réponse tardive "de l'administration de la nation la plus puissante du monde a été impropre", estimait ABC (conservateur).

El Mundo (libéral) évoquait la mise à nu des "erreurs d'un gouvernement qui, enfermé depuis des années dans une sorte de psychose anti-terroriste, a méprisé la tragédie": "président de la guerre en Irak et du 11 septembre", Bush "demeurera aussi dans l'histoire comme le mandataire qui n'a pas su éviter la destruction de la Nouvelle-Orléans et a abandonné ses habitants à leur sort".

Ne sachant que faire, il "s'est de nouveau rappelé de son papa et de Clinton, et les a envoyés, une fois de plus, en mission humanitaire", raillait le quotidien croate Vecernji list.

Les journaux de plusieurs pays -le français Le Figaro, les suédois Dagens Nyheter et Svenska Dagbladet ou encore l'allemand Berliner Zeitung- relèvaient que contrairement au 11 septembre, Bush ne peut cette fois blâmer aucun ennemi.

Il devra en outre justifier pourquoi les troupes américaines sont en Irak et non dans le sud des Etats-Unis où les contribuables ont besoin d'elles, et pourquoi les fonds ont manqué pour consolider les digues, comme le soulignait le danois Politiken.

"Plutôt que d'être un dirigeant capable de sentir battre le pouls de la nation, George Bush donne l'impression à ses concitoyens d'être à mille lieues de la réalité et de ne plus croire lui-même à ses discours", écrivait le belge De Standaard.

Bien seul, l'autrichien Die Presse (conservateur) voyait pour Bush "une chance unique pour remonter dans les sondages", puisqu'il a eu la "sagesse" de se rallier aux critiques jugeant le niveau de l'aide aux réfugiés "inacceptable".

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans L'INCOMPETENCE DE BUSH

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A
Je ne vois pas du tout pourquoi vous parlez de Hollande et consort ? Si vous approuvez les sales manoeuvres de l'administration Bush et sa clique de malfaisants, moi pas. Des assassins en col blanc. Si l'on avait volé le millièrme de ce qu'ils ont pillé en Irak ou en Afghanistan, nous serions déjà en prison. Au lieu de jouer les gendarmes du monde, il ferait mieux de s'occuper de la misère de leur peuple qui va crescendo depuis Reagan. Ces gens là sont une honte pour notre monde. Voilà ce que j'en pense...
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T
Nul doute que si pareille catastrophe s'était abattue sur la France, le président Hollande et ses ministres Besancenot et Laguiller, toujours plus prompts en actes qu'en paroles, eussent eu des réactions plus rapides et plus appropriées. Probablement auraient-ils même anticipé le drame en votant une loi interdisant les cataclysmes naturels.<br /> <br /> Ha, comme c'est bon d'être "anti-américain-primaire", ... on peut se défouler gaiement et vomir sa haine à toute occasion, sous tout prétexte.
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