UN NOUVEAU SCANDALE POUR BUSH
L'administration Bush, avec l'horrible Cheney à sa tête, ne s'embarrasse pas avec les futilités. Quand on veut placer un de ses bons copains à un poste important, on lui fabrique un curriculum vitae de circonstance, cela fait plus sérieux... total et bénéfice, ils ont mis à la FEMA un individu qui s'occupait des courses de chevaux arabes... voyez un peu le rapport entre les canassons et une organisation qui doit s'occuper des questions humaines. Nous espérons que ce triste sire s'est bien rempli les poches, la panse et le coffre-fort... quand aux malheureux de la Nouvelle Orléans, Louisiane et autres états, il est vrai qu'à six pieds sous terre on n'a plus besoin de rien... vous dire le mépris que nous inspire ces élites dévoyées est au-delà des mots...
Un nouveau scandale pour Bush
Le patron de la Fema, chargée de gérer les crises, avait un CV bidon.
Les Etats-Unis célébraient hier le quatrième anniversaire du 11 septembre 2001 (1) et ce souvenir est venu se télescoper de plein fouet avec la tragédie entraînée par l'ouragan Katrina. Le président George W. Bush a tenté de jouer sur cette corde, appelant à réveiller l'esprit du 11 Septembre pour affronter les difficultés en Louisiane et dans le Mississippi. «L'Amérique est confrontée à un autre désastre qui a causé des destructions et des pertes en vies humaines, a-t-il déclaré samedi, lors de son allocution radio hebdomadaire. L'Amérique surmontera cette épreuve et nous serons plus forts.» Hier, après avoir assisté à une messe en l'honneur des victimes du 11 Septembre, Bush s'est envolé de nouveau pour la Louisiane et le Mississippi.
L'écho entre le 11 Septembre et Katrina est pourtant ambigu. S'ils ont chacun frappé une ville-icône, les deux désastres sont en effet aux antipodes l'un de l'autre. L'un fut la tragédie des cols blancs de New York ; l'autre, celle des pauvres du Sud. L'un avait soudé le pays ; l'autre révèle ses divisions sociales et raciales. L'un avait renforcé le président George W. Bush, donnant un sens à son mandat ; l'autre le fragilise. Aujourd'hui, ce n'est pas le commandant en chef que voient les Américains, c'est le numéro 1 de la bureaucratie fédérale. Selon un sondage publié samedi par l'hebdomadaire Newsweek, la cote du Président est passée pour la première fois sous la barre des 40 % : 55 % des sondés critiquent son action, contre seulement 38 % qui disent l'approuver.
Disqualifié. Depuis que les digues ont rompu à La Nouvelle-Orléans, George W. Bush est sur la défensive. Critiqué de toutes parts pour le chaos dans lequel ont été plongés les rescapés de Katrina, il s'est résolu à faire griller un premier fusible. Vendredi, Michael Brown, le patron de la Fema (l'autorité fédérale chargée des désastres), a été brusquement rappelé à Washington. C'est un vice-amiral des gardes-côtes, Thad Allen, qui dirige désormais les opérations sur le terrain.
Les Américains ont en effet découvert, stupéfaits, qu'on pouvait difficilement trouver moins qualifié que Michael Brown pour diriger la Fema. Avant d'être nommé par George W. Bush, Brown a présidé pendant dix ans l'Association des chevaux arabes. Et, sur son CV, la seule ligne qui lui donne une petite expérience en matière de secours a été inventée de toutes pièces. Comme l'a révélé Time Magazine, Michael Brown n'a jamais été «responsable de la supervision des services d'urgence» dans la ville d'Edmond, dans l'Oklahoma, entre 1977 et 1980 ; il n'avait qu'une fonction subalterne.
Félicitations. Officiellement, Michael Brown exerce toujours ses fonctions à la tête de la Fema. Le virer purement et simplement aurait été politiquement délicat, car une semaine plus tôt, avant que l'Amérique ne découvre l'étendue du désastre, le Président le félicitait bruyamment devant les caméras : «Brownie, tu fais du superboulot» («Brownie, you're doing a heck of a job»). Personne ne doute, cependant, qu'il sera remercié dans un second temps.
(1) Une «Marche de la liberté» («...et de la propagande», selon les opposants à la guerre en Irak) était notamment organisée hier par le département de la Défense au Mall de Washington.
Sources : LIBERATION
Posté par Adriana Evangelizt