Le mouvement de Moktadar Sadr menace les futures GI's à venir

Publié le par Adriana Evangelizt

Moktada Sadr n'a pas envoyé à dire ce qu'il pensait par ses hommes. Il conseille aux futurs soldats américains de rester chez eux sinon ils risquent repartir dans un cercueil. Il est clair et net que le Mahdi doit très bien savoir que les futures troupes viennent pour éradiquer la résistance et qu'il est le premier sur la liste des bêtes noires de Bush et de sa clique. Ses forces se situent à l'Est de Bagdad où les troupes américaines n'avaient pas l'autorisation de se rendre. Désormais les choses vont changer et le discours de Bush ne laisse aucun doute à ce sujet... « Les forces irakiennes et américaines auront l’autorisation de pénétrer dans ces quartiers et le premier ministre Maliki a juré qu’aucune interférence politique ou sectaire ne serait tolérée. » Un feu de diable va donc pulvériser tout ce périmètre. On va se retrouver dans la même situation que pour Falloudja. Inutile de dire que dans cette éventualité, la Résistance doit commencer sérieusement à s'organiser dans le but d'essayer de riposter bien que les forces en présence seront très inégales. Les hommes de Sadr ne disposeront pas, eux, d'avions larguant des bombes.

D'autre part, les iraniens arrêtés par l'occupant provoquent un tollé chez les kurdes qui ont dénoncé une "attaque" contre une enceinte bénéficiant de l'immunité diplomatique. Et c'est là que l'on se rend compte des mensonges et de la manipulation de l'armée américaine qui elle dément que le bâtiment soit un consulat, a fait prisonniers les Iraniens et "saisi du matériel  pour l'examiner et déterminer le degré des activités illégales ou terroristes". On se doute qu'ils ont du s'emparer du matériel informatique et qu'ils pourront ajouter sur le disque dur tout ce qu'il leur plaira. Déjà, Tom Casey fait état d'"informations qui établissent un lien entre ce bâtiment et les Gardiens de la révolution et d'autres éléments iraniens (...) qui provoquent des violences en Irak". Quand on veut noyer son chien, on dit qu'il a la rage et leurs méthodes de gestapistes sont connues. L'Iran est donc sérieusement dans le collimateur et dans le même temps, Moktada Sadr qui ne doit en aucune façon gêner l'armée américaine dans son futur dessein.

Le courant de Sadr menace les futurs soldats américains

 envoyés en Irak

 


Le courant du puissant chef radical chiite irakien Moqtada Sadr a averti vendredi que les milliers de soldats américains envoyés en renfort en Irak risquaient de repartir "dans des cercueils" et prédit l'échec de la nouvelle stratégie du président George W. Bush.

Cette menace survient sur fond de tensions au sujet
de la détention de cinq Iraniens arrêtés la veille par l'armée américaine lors d'un raid controversé à Erbil, dans le nord de l'Irak.

La "nouvelle stratégie (de M. Bush) n'est pas la bienvenue et, par-dessus tout, les soldats américains ne sont pas les bienvenus", a déclaré à l'AFP Abdoul-Razzaq al-Nadaoui, un porte-parole de M. Sadr.

"Les Américains feraient mieux d'éviter à leurs fils de venir en Irak, d'où ils risquent de repartir dans des cercueils", a-t-il ajouté, après l'annonce mercredi par M. Bush de l'envoi en renfort de 21.500 militaires américains en Irak, s'ajoutant aux 132.000 GI's déjà présents.

"Le problème aujourd'hui en Irak est la présence des Américains. L'augmentation de cette présence ne fera qu'envenimer le problème (...) Ce n'est pas le premier plan annoncé par Bush. Tous ont échoué et celui-là ne fera pas mieux", a averti M. Nadaoui.

Moqtada Sadr dirige l'armée du Mahdi,
l'une des plus puissantes milices irakiennes, régulièrement accusée d'exactions contre la communauté sunnite et d'attaques contre la Force multinationale.

Le courant Sadr avait annoncé fin novembre qu'il
retirait son soutien au Premier ministre Nouri al-Maliki, après une rencontre de ce dernier avec M. Bush. M. Maliki mène des négociations avec Moqtada Sadr pour obtenir de nouveau son soutien, malgré l'hostilité de Washington.

Selon un récent rapport du Pentagone,
"le groupe qui a actuellement l'impact le plus négatif sur la sécurité en Irak est l'armée du Mahdi, qui a remplacé Al-Qaïda comme l'accélérateur le plus dangereux d'une violence confessionnelle potentiellement durable en Irak".

Par ailleurs,
un raid controversé de l'armée américaine à Erbil (350 km au nord de Bagdad) au cours duquel six Iraniens avaient été arrêtés la veille a suscité la colère des autorités kurdes, et a mis dans l'embarras le gouvernement irakien dominé par les chiites.

L'armée américaine a annoncé
détenir encore cinq Iraniens vendredi après la libération de l'un d'entre eux.

Une polémique a éclaté sur le statut des locaux visés par le raid, présentés comme un "bureau de liaison" iranien par le chef de la diplomatie irakienne Hoshyar Zebari,
mais qualifiés de consulat par les autorités locales kurdes et le gouvernement iranien.

M. Zebari a expliqué que Téhéran avait déposé une demande acceptée par les Irakiens
"pour ouvrir un consulat sur place" et "les procédures étaient en cours de finalisation mais n'était pas achevées".

Les employés iraniens "travaillaient avec l'accord du gouvernement" et "résidaient légalement en Irak", a-t-il ajouté, affirmant que son gouvernement tentait d'obtenir leur libération.

L'opération a été
condamnée par les autorités du Kurdistan autonome et le gouvernement iranien qui ont dénoncé une "attaque" contre une enceinte bénéficiant de l'immunité diplomatique.

Le Pentagone a démenti que le bâtiment soit un consulat et l'armée américaine a indiqué que les détenus "seraient interrogés et les documents et le matériel saisis examinés pour déterminer le degré des activités illégales ou terroristes".

Le porte-parole adjoint du département d'Etat américain, Tom Casey, a fait état
d'"informations qui établissent un lien entre ce bâtiment et les Gardiens de la révolution et d'autres éléments iraniens (...) qui provoquent des violences en Irak".

"Des affirmations selon lesquelles (ce bâtiment) est en quelque sorte un bâtiment diplomatique innocent sonnent faux à la lumière" des liens découverts avec les Gardiens de la révolution, a-t-il dit.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

Commenter cet article